Fil info
14:03À lire avec attention. c’est une idée à travail… https://t.co/r9JM3uYj62
13:46Boulazac : Matthieu Ricard et Alexandre Jollien à Boulazac -> https://t.co/QfJ02ReLsH
13:44Merci à pour cette mise en lumière des activités du ! Un club avec des enfants qui viven… https://t.co/ITA7UL2gpZ
10:07 Ds 1 VIDÉO, les descendants de agent de liaison de disent ce que l… https://t.co/8o39P6S0RN
09:53Trélissac : Le nom des rues donne du sens au quotidien -> https://t.co/XjFXwFpSJ2
07:58 Et, peu à peu, le s'est enflammé… Les premiers points du https://t.co/NfvwRDV6M7
07:50Boulazac : (VIDÉO) Boulazac reçoit… et cueille Monaco -> https://t.co/3WJaodJjdZ
23:35Trélissac : (VIDÉO) A 15 ans, Héléna est "inspirée" par la figure de Roger Ranoux, son grand-père -> https://t.co/JkFOSGhrXF
22:37Victoire à domicile des Panthères de Feu du face à sur le score de 31 à 23. Bravo ! En… https://t.co/amH0xhXydC

Dialogue de sourds autour du projet d'usine à pellets

Environnement & industrie

Après une période de silence liée à son devoir de réserve, le maire de Viam Michèle Guillou pousse un coup de gueule sur les conditions «déplorables» dans lesquelles se serait déroulée l’enquête publique concernant le projet d’usine de pellets torréfiés, portée par la société Carbon Ingen’r Bugeat-Viam (CIBV).

Le dossier sensible de projet d’usine à pellets torréfiés n’a pas fini de faire couler de l’encre !
Le maire de Viam Michèle Guillou en a gros sur la patate concernant le projet en cours d’instruction de création d’une usine à pellets
torréfiés sur la commune de Bugeat-Viam en Haute-Corrèze.
L’édile a attendu la fin de l’enquête publique close le 15 décembre dernier pour  porter à la connaissance des habitants de Viam et du plateau de Millevaches «les conditions humainement déplorables» dans lesquelles se serait déroulée l’enquête publique concernant l’implantation sur la zone bois des Plaines de Plazanet, de l’entreprise de fabrication de pellets torréfiés, par la société Carbon Ingen’r Bugeat-Viam (CIBV) dirigée par Pierre-Henri Gaudriot.
L’élue dénonce un «véritable état de siège de la mairie de Viam, avec harcèlement», mené par les opposants au projet.
Selon ses dires, ils auraient filtré l’entrée de la cour, monopolisant l’enquêteur public lors de ses   permanences durant la période d’un mois de l’enquête.
A l’ouverture de l’enquête publique le 14 novembre, les opposants entrés en force dans la mairie auraient aussi refusé d’en sortir, que ce soit à la demande du commissaire enquêteur ou du maire. «Nous leurs avons proposé de poser leurs questions au commissaire, et de respecter le déroulement normal d’une enquête publique. C'est-à-dire sans la présence de la presse et en laissant la liberté à chacun de pouvoir s’exprimer, sans subir quelques pressions que ce soient ou de qui que ce soit» souligne Michèle Guillou.
Aux permanences du commissaire enquêteur, le maire évoque à chaque fois l’impossibilité d’effectuer les tâches quotidiennes d’une mairie à cause de la présence d’opposants bruyants, gênant le travail du secrétariat.
«Unanimement les sept autres élus de Viam (103 habitants) partagent avec leur maire la grande solitude dans ce qui restera comme une très douloureuse épreuve»  affirme l’édile.
Cette ambiance tendue aurait aussi perturbée les personnes venues  déposer un avis sur le registre de l’enquête publique.
«Cette occupation prenait la forme de débats enflammés dans la mairie, qui n’étaient pas toujours en rapport avec l’enquête, mais plutôt d’ordre sociétal» constate le maire à propos de cet environnement.
Un maire qui se voit comme le dernier maillon de la représentation de l’Etat et le devoir d’un élu «démocratiquement choisi est de veiller à la bonne exécution des charges qui lui incombent, ce que les administrés lui rappellent légitiment, mais sans harcèlement» insiste Michèle Guillou.
La population locale se serait «sentie agressée, les opposants les prenants pour des arriérés» avance l’élue.
Des propos qui cristallisent une forme de fracture entre les défenseurs du projet et leurs opposants dont ceux regroupés au sein de l’association très active «Non à la Montagne-Pellets» (lire ci-dessous leur dernière prise de position).  
«Je ne suis pas arrivée en terrain conquis, en imposant mes idées, mais en observant et en apprenant à aimer ce territoire un peu rude, mais ô combien attachant. Ma passion, comme beaucoup d’autres maires, est guidée par une même motivation : celle de faire en sorte que ce territoire ne devienne pas un désert. Pour pouvoir y vivre nous avons besoin de commerces, d’artisans et d’entrepreneurs créateurs d’activités et d’emplois» plaide Michèle Guillou.

Un son de cloche différent
L’association «Non à la Montagne-Pellets» est à la pointe du combat contre le projet industriel qu’elle juge irresponsable au plan
environnemental.
Sur un plateau de Millevaches qui  serait favorable en grande majorité à ce projet d’usine à pellets torréfiés, cette association mène un combat d’information et de sensibilisation sur le fond. La forme revendicative et active de leur combat semble mal perçue par une partie de la population et des élus comme en témoigne la vive réaction du maire de Viam.
En serait-il moins légitime à propos d’un projet industriel qui pose un certain nombre de questions quant à son impact réel sur le quotidien des habitants du plateau et son cadre naturel sur un rayon de 80 km ?
«Face à un projet industriel qui divise sur notre territoire les professionnels et les propriétaires forestiers, les naturalistes et les techniciens, les habitants et les élus de toutes sensibilités, nous pouvions nous attendre, lors de cette enquête publique, à des oppositions raisonnées, à la mise en débat de la façon dont chacun perçoit le territoire que nous partageons, nous pouvions nous attendre à des disputes… mais nous ne nous attendions pas à ce que nos institutions soient détournées par certains de leurs représentants pour défendre, sur la base d’aucun argument sérieux, des intérêts privés aussi contestables que ceux de Carbon Ingen’R et Lyaudet Ingen’R filiales de Somival» analyse pour sa part l’association.
Ces membres estiment que «l’effort de transparence et de sincérité défendu par notre association dans le cadre de ce type de procédure s’arrête à la porte de nos institutions». Elle déplore la «pauvreté indigne» de la contribution du bureau du PNR à l’enquête publique qui va à l’encontre de l’avis rendu par le conseil scientifique du PNR ! Elle fustige la tenue le 18 décembre dernier à la mairie de Bugeat d’une réunion rassemblant des élus du territoire ayant pour objet principal le soutien au projet industriel. Elle s’interroge sur le plan d’approvisionnement prévisionnel qui serait  «en cours de finalisation avec l’industriel» selon les propos du président du PNR. Elle dénonce la position du Département et de son président en faveur du projet.
L’association va organiser prochainement  une réunion publique autour des questions forestières à Bugeat.
Elle invite d’ores et déjà tous les élus à les rejoindre.
Chabatz. d'entrar...

Serge Hulpusch
 

jordans for sale paypal