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Usine à pellets : enquêtes et avis divergents

Economie

Vendredi matin, un rassemblement était organisé devant la gendarmerie de Bugeat suite à la convocation de quatre personnes membres de l’association Non à la Montagne-pellets en lien avec des dégradations et un tag réalisé sur la Maison du PNR. Une trentaine d’opposants sont venus apporter leur soutien. Le dossier de l’usine à pellets a vécu cette semaine deux événements dans un laps de temps serré...
Entre la connaissance jeudi de l’avis favorable rendu par Jean-Paul Baudet, le commissaire enquêteur en charge  sur le projet d’usine à pellets sur les communes de Bugeat-Viam  et la convocation hier matin de quatre personnes, opposées à ce même projet pour une affaire de tag découvert sur la maison du PNR, le calendrier  est des plus étonnants, voire détonnants. Au regard de la crispation engendrée par un projet économique lié à l’exploitation de la biomasse sur le plateau de Millevaches, on ne pouvait pas faire timing plus inapproprié !
A l’appel de l’association Non à la Montagne-pellets, ils étaient une trentaine d’opposants rassemblée devant la grille de la gendarmerie de Bugeat  en soutien aux quatre personnes convoquées.
Philippe Connan, Président du Parc naturel régional de Millevaches en Limousin, a porté plainte au nom du PNR après la découverte d’un tag  bombé dans la nuit du 26 au 27 décembre sur les murs d’un bâtiment du PNR à Millevaches,  le citant nommément  dans un jeu de mots douteux.
«J’ai été interpellé personnellement sur le problème du CIBV Bugeat dans ce tag. Il y a eu une plainte de déposée pour destruction de bien public par le PNR» souligne Philippe Connan. Du projet d’usine à pellets torréfiés, le président du PNR explique : «Ce projet, on le dit depuis le départ, il existe sur ce territoire. Il y a un certain nombre de points qui doivent être précisés. Ce projet n’est pas incompatible avec la charte du Parc aujourd’hui. Il reste des inquiétudes, des interrogations. On fait partie d’une cellule qui travaille à la préfecture sur le dossier. On avance au fur et à mesure».
Dans ses conclusions, Jean-Paul Baudet indique que sur les prévisions de prélèvements de rémanent, la cellule biomasse et le PNR de Millevaches ont donné leur agrément en contrepartie «d’engagements de bonnes pratiques et de suivi scientifique».
L’association Non à la Montagne-pellets ne partage pas l’avis du commissaire. «A la lecture de l’avis, on peut  comprendre qu’il n’y a aucun
problème à la réalisation de ce projet ! Ce qui est surprenant, c’est qu’il y a un maximum d’avis défavorables argumentés, étayés. En contrepartie, on a beaucoup moins d’avis favorables qui eux ne présentent aucun argument, si ce n’est l’histoire des vingt emplois qui revient régulièrement. On a du mal à comprendre comment objectivement on peut en finir avec ce type de conclusion après avoir lu tous les avis» constate une membre de l’association.
L’association considère que l’enquête publique n’a pas pris en compte tous les paramètres liés au projet de la  société Carbon Ingen’r Bugeat Viam (CIBV).
«L’enquêteur a dit : nous allons parler du dossier ICPE et de rien d’autre. Le ver est dans la pomme. Dès le début, on n’a pas cessé de pointer que le dossier n’inclut pas la totalité du projet. Il ne prend pas en compte la surface d’approvisionnement. Il retient le chiffre de 113.000T mais on ne sait pas comment ils vont s’approvisionner. L’étude d’impact est circonscrite au seul site industriel» avance un autre membre.
Des raisons des convocations,   outre le tag, l’enquête porte aussi sur la dégradation d’un engin de TP stocké dans un hangar sur la gare de Bugeat-Viam et dont le moteur a été ensablé.
Les gendarmes cherchent des informations sur le rassemblement organisé le 9 décembre dernier près du site par Biomassecritique.
Alain Scharf et sa femme Catherine font partie des convoqués. «On a répété aux gendarmes que notre association n’agissait que dans un cadre légal. On n’est absolument pas responsable ni au courant des agissements de ces personnages. On a répété que nous condamnions la dégradation de mobilier, le tag du PNR et  du matériel de travaux publics» souligne  Alain Scharf, membre de l’association.
De l’avis de Jean-Paul Baudet, Alain Scharf estime que des remarques et des réserves du commissaire sont très importantes dans la suite de l’instruction du dossier.
Le préfet de la Corrèze a maintenant trois mois pour rendre son avis, voire plus si besoin est...

Serge Hulpusch

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