Fil info
23:59 Retour au 19e siècle. ...
17:20Catherine Baly, secrétaire générale de l’Union départementale CGT de la Creuse était convoquée jeudi au... https://t.co/MurxSp1j1I

Une fête où la citoyenneté est au cœur des débats

Si le mauvais temps dimanche 9 juillet a peut être un peu perturbé cette fête de la transition citoyenne, il n’en demeure pas moins que de nombreuses personnes sont venues toute la journée découvrir les stands de la Sépanso, des  collectifs Transitions Périgord Noir, Sauvons la vallée Dordogne, des Maisons paysannes, de Terre de liens, ou des associations telles que le Sel de Carsac ou Epidor. C’est justement une des conférences, présentée par Frédéric Ehrhardt d’Epidor (notre photo)  qui a retenu notre attention. Elle avait pour thème « Barrages et hydroélectricité dans le bassin de la Dordogne ». Les barrages hydroélectriques aménagés au droit des torrents, des  rivières ou des lacs, exploitent la force de l’eau pour produire de  l’électricité. Cette énergie renouvelable a aujourd’hui le vent en poupe  pourtant elle n’est pas sans impacts sur les rivières et leurs usages. En effet « sur le bassin de la Dordogne, il n’y a plus guère de rivières qui échappent à la présence d’ouvrages hydroélectriques, petits ou grands, ou à de nouveaux projets de développement. Le bassin de la Dordogne est la seconde chaine hydroélectrique de France en terme de quantité d’énergie produite et la première en terme de volume d’eau stockée. Sur la partie amont de la Dordogne, de la Vézère, de la Cère et de la Maronne, on compte près de 60 grands ouvrages pour un volume stocké total de plus de un milliard de m3 d’eau ». Frédéric Ehrhardt a expliqué que
« c’est en grande partie durant la seconde moitié du 20e siècle que ces grands barrages hydroélectriques ont été aménagés afin de produire l’énergie nécessaire au développement économique de la France ». Corrélée à l’extraction de granulats, « l’activité hydroélectrique a profondément modifié le visage  de la Dordogne amont et de ses affluents ainsi que la dynamique du fleuve en aval ». Alors que l’on observe des impacts importants sur la biodiversité aquatique et les usages, et que les exigences sociales sont de plus en plus fortes, « il est nécessaire » selon l’intervenant « que ces grands barrages adaptent leurs modes de production pour ne pas nuire excessivement au territoire dont ils profitent ». D’autres débats ont émaillé cette journée : « l’agriculture autrement » par  François Hirissou, « Jardinage bas carbone » avec Wolfgang Keresztesi , sur « l’alimentation bio » par Valérie Della Faille ou encore le projet d’un parc photovoltaïque à Brengues (Lot) par son maire J.-P. Vallet.
Pour cette 4e édition il y avait une nouveauté : un marché gourmand bio et local en soirée, et la veille le cinéma Rex avait mis à l’affiche la projection du documentaire « Les alimenteurs » de Stéphane Horel et Brigitte Rossigneux. Un film fort intéressant sur la question de l’industrie agro-alimentaire « qui campe depuis cinquante ans à notre table » et où « elle se goinfre » et qui dénonce « l’indulgence ou la complaisance à l’égard de cette prise de pouvoir par les autorités qui n’exercent qu’un contrôle limité sur cette montagne de victuailles trop grasses, trop sucrées, trop salées qui sont mauvaises pour notre santé :  obésité, diabète et maladies cardiaques ». Cette fête qui met à l’honneur les citoyens et leurs initiatives locales est désormais bien ancrée dans le paysage sarladais, à Carsac au bord de l’Enea en ce début du mois de juillet.
P. Pautiers

Ajouter un commentaire

Plain text

  • Aucune balise HTML autorisée.
  • Les adresses de pages web et de courriels sont transformées en liens automatiquement.
  • Les lignes et les paragraphes vont à la ligne automatiquement.
CAPTCHA
Cette question permet de vérifier que le formulaire n'est pas soumis par un robot (spam)
Fill in the blank.