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Les Zadistes dans le symbole

Samedi après-midi, près de 200 personnes ont répondu à l’invitation du collectif Sauvons la vallée Dordogne pour participer à une opération symbolique en plantant trois noyers et en érigeant une stèle sur un terrain privé en face de la ZAD, au pied du château de Fayrac.

Quatre jours à peine après avoir été jugés devant le tribunal correctionnel de Bergerac pour occupation illégale d’un terrain appartenant au conseil départemental, les zadistes de Beynac se sont retrouvés samedi pour une opération symbolique et pacifiste.
« C’est un geste symbolique suite à la destruction de la noyeraie », explique Michel André, le président de la Sepanso. « Nous voulons marquer ainsi notre attachement à ce site merveilleux qui  risque d’être défiguré par le projet de contournement de Beynac. Nous ne sommes pas là pour nous opposer à un homme, Germinal Peiro, mais pour protéger un patrimoine. C’est pas parce qu’il a été élu qu’il a tous les droits et qu’il doit faire n’importe quoi ». Et d’argumenter sur les raisons qui poussent les opposants à contrer cette future déviation. « La DUP (déclaration d’utilité publique) date de 2001. Depuis, il y a eu le Grenelle, la loi sur l’eau, il faut en tenir compte. Le Département ne peut pas faire ces travaux sans autorisation. Il fait fi de la loi».
Michel André fait valoir  les recours déposés auprès du médiateur de la République Jacques Toubon, les courriers adressés à Ségolène Royal, la plainte au nom de la Sepanso transmise au médiateur européen le 1er juillet 2016 et indique qu’il « reste une étude d’impact et une enquête publique en cours au titre de la loi sur l’eau». Il insiste sur le fait que les travaux d’élargissement dans le bourg de Beynac peuvent régler le problème de fluidité du trafic  et qu’il y a aussi « des solutions alternatives par les coteaux ou par le rail pour le fret ». Selon  le président de la Sepanso,
« le Département n’a pas le financement pour ce projet évalué à 32 millions mais qui va coûter en réalité au moins 60 millions ». Il évoque le fait que la Région n’est pas pour l’heure,  engagée dans le financement de la déviation. « Les services n’ont pas encore statué sur la subvention demandée de six millions d’euros au titre des fonds européens Feader pour la piste cyclable. Germinal Peiro ne les aura pas ».
Bien évidemment il est revenu sur la procédure en référé du Département devant le TGI de Bergerac mardi dernier où les trois meneurs de la fronde étaient convoqués :  Michel André, Philippe d’Eaubonne et Kléber Rossillon. « Le Département  nous accuse d’occupation illégale  du terrain ou depuis 25 jours la ZAD est installée. Mais nous considérons, dans la mesure où il a y enquête publique, que  ce domaine est public ce qui veut dire que nous l’occupons légalement ». Et s’il est public « ce n’est pas le TGI qui est compétent mais  le tribunal administratif de Bordeaux ». Le délibéré sera rendu le 4 avril. « Je suis assez confiant », avoue Michel André. En revanche, si c’est bien le TGI qui est compétent et que l’expulsion des  zadistes est appliquée  une astreinte de 300 euros par jour sera appliquée.
Mais qu’elle que soit la décision qui sera rendue, la mobilisation n’est pas prête de s’éteindre.« Nous allons être présents lors du colloque de la MAB (programme sur l’homme et la biosphère) organe de  l’Unesco et qui va se tenir au centre culturel de Sarlat du 4 au 7 avril prochains avec une trentaine de pays invités, et nous envisageons d’autres manifestations mais toujours dans la légalité », annonce Michel André .
Symboliquement, une stèle de 300 kilos a été érigée au pied de Fayrac à proximité du tracé de la déviation. La propriétaire du château de Castelnaud Kléber Rossillon en a profité pour revenir sur le classement de cette zone qui a reçu le label de l’Unesco. « Elle fait partie des treize sites en France qui ont ce label, si le projet aboutit , elle n’aura plus ce label. Le  projet que le département porte date de plus de 20 ans, il a été bâti sur des estimations fausses. Nous savons que nous n’allons pas faire changer le président du Département. Nous ne nous adressons pas à lui mais à l’Etat pour qu’il conteste ce projet que nous jugeons néfaste ». Une table ronde a d’ailleurs été demandée auprès de la préfète.

« Vous êtes aujourd’hui les témoins que la déviation ne se fera pas », affirme Kléber Rossillon. « La ZAD a fait son effet, son impact a eu des retentissements auprès des médias, de la population, Germinal Peiro ne peut plus faire ce qu’il souhaitait ». Selon les organisateurs de cette manifestation symbolique, c’est sur le terrain d’un autre particulier que devait avoir lieu ce rassemblement, « mais la municipalité de Castelnaud a fait des pressions sur cette personnes, si bien que nous avons dû nous replier au pied du château de Fayrac au dernier moment avec l’accord des propriétaires ».

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