Fil info
18:52La fabrique d’un journal. Imprimerie Rivet. Éditeur de . Colère aussi de savoir que l’, après… https://t.co/UrC2sD3iXM

Ivre de peinture et de coquelicots

Peintre

Il était venu ici traquer la verdure. Le peintre Antoine Melchior faisait le choix, en 2001, de faire de la Celle-Dunoise, son camp de base, puis de là, de partir à l’assaut de la Creuse bucolique, des années durant... Avant de se rendre compte, comme ça arrive parfois, que ce qu’il cherchait, il l’avait déjà sous les yeux.  Depuis maintenant quelques années, le peintre n’a d’yeux que pour son jardin, qui a beau être moins étendu que les gorges, les vallons et les forêts n’en reste pas moins insaisissable... Antoine Melchior n’a toujours pas réussi à en faire le tour. Il propose d’ailleurs tout l’été, à l’occasion de son exposition annuelle,  organisée chez lui au 7, Le Chiron, la Celle-Dunoise, au public de venir s’y perdre.
Quand il ne plante pas son chevalet, dans la Cédelle ou la Creuse pas si lointaines, parmi les galets, dans l’eau frémissante, Antoine Melchior plante des fleurs dans son jardin, des fleurs plutôt communes, glanées ici et là, données ou échangées avec l’un ou l’autre -« les gens donnent, et ça se multiplie »-... parce que ses thèmes de prédilections sont : son jardin et ses alentours, son environnement proche.
La teinte dominante des toiles qu’il présente cette année, le rouge. « J’ai planté des coquelicots. Il y en avait dans mon potager et je les ai transplanté ici...  J’ai été un peu envahi. J’avais le chevalet dans les coquelicots... », explique-t-il. « J’avais repéré d’autres jardins à l’entour, mais je n’ai pas eu le temps d’y aller, j’ai été aspiré par mes coquelicots. »
Ses toiles, de petite taille -« Je travaille au couteau, et le couteau, on peut pas revenir sur le couteau, mes toiles je dois donc les faire en une fois »-, suivent l’évolution du jardin sur les trois mois qui sépare l’hiver du vernissage calé par principe, cette pression qui fait avancer.
L’hiver, à Antoine Melchior, ça ne lui parle pas... pas de couleurs. « Mon œil n’est plus formé qu’à ça, je ne vois que des couleurs, je divise l’espace en couleurs », confie-t-il... Mais l’hiver, Antoine Melchior créé quand même... mais, comme le jardin n’a pas le même attrait, pas de la même manière. Cet hiver a donné lieu à la création de compositions mêlant textiles et végétaux, des feuilles ramassées instinctivement d’abord sans finalité autre que le plaisir de les cueillir.
Troisième pôle de l’exposition après le jardin et les compositions d’hiver, les croquis et dessins de grandes figures du blues qui ont fait connaître Antoine Melchior.
L’exposition est proposée tous les jours jusque fin septembre au 7, Le Chiron, à la Celle-Dunoise. « C’est mieux de le proposer sous cette forme là, pour qu’on puisse parler. Il n’y a pas la froideur des espaces d’exposition... » Et petit plus, il y a le modèle, ce grand jardin dont Antoine Melchior finit toujours par parler...

Men's Shorts - Shop Men's Shorts Online