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19 février 1943 : premier parachutage allié en Corrèze

Histoire

Il y a soixante-quinze ans, le 19 février 1943, eut lieu le premier parachutage allié en Corrèze. Il fut réceptionné sur la commune de Chamboulive entre La Buge et Le Vicomte. L’endroit est aujourd’hui matérialisé par un panneau. Retour sur cette nuit de pleine lune qui redonna espoir à la Résistance. «Ni queue, ni tête» code convenu, déchiffrable par une poignée d'initiés, diffusé ce jeudi 19 février 1943 à 19h30, sur les ondes de la BBC, dans le cadre de l'émission interdite d’écoute «Les Français parlent aux Français»... Annonce qui émane du SOE (Service Britannique d’opération en territoire ennemi) qui annonce le premier parachutage allié en Corrèze.
A Chamboulive, à l’arrivée de l’occupant allemand, l’ancien maire Henri Fortunade, déchu par Pétain, prenait contact avec Martial Brigouleix, révoqué de son poste d’enseignant, dont il était l’ami personnel. En accord avec Gilbert Bugeac du COPA, le Centre des Opérations de Parachutage et d’Atterrissage, des réceptions d’armes dont manquent cruellement les premiers résistants sont à l’étude. Donc à la demande de l’ancien maire, Pierre Nicaud, secrétaire de mairie, rassemble une équipe de trentenaires et de quarantenaires dont il est absolument sûr. Parmi eux, le boulanger, Jean Jonchère, l’horloger Jean-Baptiste Malagnoux, le docteur Jean-Robert Pascaud ainsi que des paysans qui connaissent parfaitement le terrain.

Par une nuit de pleine lune...

Ils choisissent et préparent un endroit isolé en-dessous de La Buge et de la Brousse, au-dessus du moulin du Vicomte où le fracas du quadrimoteur Halifax de la Royal Air Force (RAF) ne sera pas décelé. Le parachutage avait toujours lieu une nuit de pleine lune, afin de mieux voir où tombaient les parachutes. Le terrain était préparé et balisé de lampes disposées en forme de L. Six lampes rouges et une lampe blanche pour faire une lettre de l’alphabet à l’avant de la parcelle. Si cette lettre correspondait aux consignes données par Londres, l’avion répondait. C’était Pierre Nicaud, responsable local, qui converserait un peu en morse avec l’avion pour faire le point. Puis viendrait la danse silencieuse des parachutes.
Dans la nuit du 19 février 1943, le docteur Jean-Robert Pascaud, Paul et Antoine Esterie, Pierre Galetoux, Paul Plantadis, Henri Bordes et Pierre Nicaud, attendent l’arrivée de leur premier avion. Le quadrimoteur cherche longtemps, car les taillis qui entourent rendent les feux de signalisation peu visibles. Enfin il lâche son chargement. Ce largage ne doit laisser aucune trace. Pierre Galetou est chargé d’atteler ses vaches pour transporter avec sa charrette les armes parachutées en un lieu discret et sûr. Espérant qu’ils risquent moins d’y être recherchés, les containers sont enterrés dans un bois proche appartenant à… un présumé soutien du gouvernement de Vichy.
Parachutage enlevé par des hommes de l’Armée Secrète, sous la conduite de Pierre Moulie, conseiller municipal d’Ivry, révoqué en tant qu’élu communiste et en lien grâce à Martial Brigouleix avec divers mouvements de Résistance. Chaque container était chargé de trois tonnelets d’armes.
Dans la nuit du 19 février 1943, le quadrimoteur avait déversé sa cargaison en trois lieux différents. Les Résistants le savaient car le message «ni queue ni tête» avait été répété trois fois. Cinq containers à Salon-la-Tour, cinq containers à Espartignac, en bordure de la route qui va d’Uzerche à Chamboulive au lieu- dit «Les Pommatades» à la lisière d’un jeune taillis de pins où seront camouflés provisoirement les containers.
Le lendemain 20 février, jour de foire à Uzerche, les commentaires vont bon train, suscitant l’enthousiasme devant ce fait d’armes hors du commun. Les vichystes font profil bas d’autant plus que la BBC ne se prive pas d'annoncer le désastre que l’Armée Rouge vient d’infliger à «l’invincible» Wehrmacht.
Il faudra attendre l’automne pour que la police allemande remonte quelques pistes et sévisse à Uzerche, Espartignac ou Chamboulive...

Michel Agnoux

Air Zoom Vomero 11