Fil info
20:02Indre - George Sand revisitée en BD https://t.co/gJDcQepjI2
20:02Indre : George Sand revisitée en BD -> https://t.co/Ufc7eksJnK
19:56Mouhet - A Mouhet, on aime la chanson ! https://t.co/bG5g4msz2A
19:56Mouhet : A Mouhet, on aime la chanson ! -> https://t.co/By1ULzA4xP
19:44Brive-la-Gaillarde - Un petit train arrive en ville https://t.co/zDgUQAuARi
19:44Brive-la-Gaillarde : Un petit train arrive en ville -> https://t.co/XSUucGKRg3
19:39Dordogne - Un socle pour reconstruire la gauche https://t.co/wpC1BvGA8X
19:39Dordogne : Un socle pour reconstruire la gauche -> https://t.co/NR1UINrDQA
18:50En déplacement en Creuse, Renaud Lagrave, vice-président de la Région Nouvelle Aquitaine, chargé des... https://t.co/PM7jeg6QgZ
18:47Creuse - Montluçon, en attendant Lyon https://t.co/mraRHSctB5
18:27RT : Jacky Simon, 17 ans, habitant Ménetreuil (71) a disparu dans la nuit du 22 au 23 avril. Merci de RT https://t.co/iWBylnmotu
18:09 sera en Haute-Vienne vendredi.
17:48RT : Et quand Hollande sort de sa réserve pour attaquer et non… https://t.co/uvzrFMvlUl
17:42Bergerac : L’indécision et la colère, principaux favoris du second tour ? -> https://t.co/S1V5Di71vw
17:39Jusqu’à dimanche soir 18 heures, Felletin vivra aux rythmes des 5e Journées européennes du feutre. L’événement... https://t.co/46e6DJb2qS
17:38Creuse - Le feutre dans tous ses états https://t.co/c74kKNbj0c
17:34Le Centre d’animation de la vie locale (CAVL) de Guéret a inauguré ses nouveaux locaux dernièrement. Des locaux... https://t.co/xOmK11w1hx
17:33Creuse - Un lieu d'accueil pour tout savoir des animations de la cité https://t.co/lXNeLi0MfF
17:20Bellac - Parcours du Coeur: on s'est bien bougé! https://t.co/Y17ktTjMXA
17:20# # - : Parcours du Coeur: on s'est bien bougé! -> https://t.co/sGRm9iJLuq
17:18Saint-Yrieix-la-Perche - L’influence économique de l’hôpital Boutard https://t.co/Z2AInSoeVk
17:18# # - -Yrieix-la-Perche : L’influence économique de l’hôpital Boutard -> https://t.co/QnbFDhswkG
17:17Saint-Junien - Le corps, votre première maison dont Soline peut prendre soin https://t.co/PbZs5xPbo1
17:17# # - -Junien : Le corps, votre première maison dont Soline peut prendre soin -> https://t.co/p0Z6IM3Izi
16:58Sarlat-la-Canéda : Macron talonné par Mélenchon sur le canton -> https://t.co/vsZJCYOelw
16:55 Même ceux qui feront barrage le 7 mai sont tristes parce qu'on pérennise ainsi le système… https://t.co/IB0pQDseEw
16:49RT : Fils de , je ne voterai jamais pour un parti héritier de la et de l'. (1/2)
16:49RT : Mais qu'on ne me demande pas de soutenir un projet qui sera un formidable terreau pour la prospérité et le renforcement du . (2/2)
16:49 Chirac 2017 c'est non.
16:46RT : La "jeunesse" de Macron en marche vers la suppression de l'ISF à La Rotonde 🤢... https://t.co/iMT94orKYX
16:45RT : Pour rappel, Marine Le Pen se déclare "pour la protection des animaux". Et des Français. https://t.co/yAbjLSrnQQ
16:29RT : Le rend hommage au policier Xavier JUGELÉ au commissariat de de https://t.co/pJBvfdjiVY
16:28RT : "Je souffre sans haine". Discours admirable et courageux du compagnon de lors de l'hommage national à la Préfecture de Police.
16:26RT : Avant Mélenchon, Jospin avait mis… 5 jours à appeler au vote contre Le Pen en 2002 https://t.co/gQN6o7Ua40 https://t.co/UpP7SXA2vE
16:26RT : Je lance un appel notamment à la France insoumise dt je ne comprends pas le silence à nos appels depuis dimanche mais aussi à tte la gauche.
16:25RT : Moi en train de sélectionner mes destinations vacances pour cet été : https://t.co/Ggxhh0blEb
16:22Saint-Chartier : Le réseau d’eau potable réceptionné -> https://t.co/P5tNdH0WZa
13:48En partenariat avec L'ECHO... https://t.co/J0HHDBaPkU
09:02Dans notre édition aujourd'hui : - Haute-Vienne : un nouvel outil pour les propriétaires d'étangs - Zoom : la... https://t.co/8KUBSCE4SR
08:49Brive-la-Gaillarde - Des cartes largement rebattues https://t.co/yQFoF7gyFw
08:48Brive-la-Gaillarde : Des cartes largement rebattues -> https://t.co/i9SMhR2oiY
08:43Tulle - Les Tullistes ont choisi Emmanuel Macron https://t.co/Wu8r4ja5Uw
23:30France - Après l’accord, la vie reprend son cours https://t.co/ReI7DXRiBW
23:29France : Après l’accord, la vie reprend son cours -> https://t.co/ItJlLuVHeZ
23:28France - Les salariés de l’usine Whirlpool ne lâchent pas l’affaire https://t.co/DZn7p7unJ8
23:28France : Les salariés de l’usine Whirlpool ne lâchent pas l’affaire -> https://t.co/qXa8OTqcFj
23:25France - La droite se déchire sur la ligne politique https://t.co/WUVz545rx7
23:25France : La droite se déchire sur la ligne politique -> https://t.co/QLQxOsWexA
23:23France - Des résultats porteurs d’avenir https://t.co/ihCIdlGdo0
23:23France : Des résultats porteurs d’avenir -> https://t.co/6Sohuorbxf
23:21France - Emmanuel Macron, symbole d’une recomposition en marche https://t.co/K6BkG25OD0
23:21France : Emmanuel Macron, symbole d’une recomposition en marche -> https://t.co/gYrkmS9I4m
23:19Basket - Boulazac doit réagir https://t.co/JJt0RiXs4u
23:19Basket : Boulazac doit réagir -> https://t.co/cKTFAAdS4y
23:15Football - 60 ans qu'Angers attend ça https://t.co/6XP3EQZWyc
23:14Football : 60 ans qu'Angers attend ça -> https://t.co/6SjVoLSN44
22:55La une du Mardi 25 Avril 2017 https://t.co/C7AqR7Wdcx

Au plus près du drame

Littérature

Les éditions Par Ailleurs, basées à Thiviers, viennent de publier Les ensevelis de Georges de Peyrebrune. Le texte original qui date de 1887 est proposé dans sa version d’époque, suivi d’une présentation réalisée par Jean-Paul Socard, universitaire périgourdin qui replace le roman dans son contexte historique et social.

Le 25 octobre 1885 en début d’après-midi, les carrières de Chancelade s’effondraient, ensevelissant cinq ouvriers qui travaillaient en ce dimanche d’automne, un couple et sa petite fille qui passaient sur le chemin longeant le site au moment de l’éboulement, et des habitants du hameau situé sur la colline au dessus de l’exploitation souterraine.
Inscrite dans la mémoire collective des Périgourdins, cette catastrophe a aussi fait l’objet d’un roman écrit par Georges de Peyrebrune, femme de lettre originaire de Sainte-Orse, mariée à un Chanceladais mais vivant à Paris où elle faisait partie des auteurs et écrivains tenant salon. C’est ce roman, Les ensevelis, paru en 1887, que Jean-Paul Socard a choisi de faire découvrir aux lecteurs, en l’enrichissant d’une étude des personnages, de la société de l’époque, et en revenant sur le procès qui s’était tenu en 1888, soit un an après la parution du roman de Georges de Peyrebrune.
On se trouve donc face à un ouvrage complet, dont la première partie est le roman originel de l’auteure périgourdine, la seconde étant composée des études, explications et autres précisions dûes à Jean-Paul Socart. Le tout forme un bijou d’étude sociale, sociologique, historique. La trame du roman ne prend jamais de liberté avec la réalité des faits. L’écriture de Georges de Peyrebrune est très précise, et ses mots font apparaître sous nos yeux la vie en cette fin de 19e siècle, où les mutations industrielles s’accompagnent de mutations sociales. « Elle possédait une maison à Chancelade, et a été très frappée par le drame » note Jean-Paul Socard. « Sa première intention était d’en faire une pièce de théâtre, ce qui était dans l’air du temps ». Ce n’est finalement pas sous cette forme que le projet aboutira, mais pour l’universitaire, « on sent dans le roman cette volonté première, car il est composé comme une succession de ta-bleaux ».
L’auteur n’a mis qu’un an et demi à le rédiger, et il a connu un succès certain auprès de ses contemporains. Il faut dire que cette ca-
tastrophe avait eu un retentissement national, bénéficiant de la couverture des grands journaux nationaux avec des gravures l’illustrant. Les qualités de l’oeu-vre sont nombreuses, et c’est un roman à multiples facettes, avec une grille amoureuse, sur fonds de faits authentiques, attestés et datés. La condition de la femme, l’évolution du monde ouvrier,  avec une nouvelle catégorie faisant son apparition, les ouvriers de la campagne que la terre ne suffit plus à faire vivre et qui vont s’engager dans les carrières, la passivité de ces derniers face aux patrons quand ceux du Paris-Orléans (Po) sont déjà entrés dans le syndicalisme, les classes sociales encore très prégnantes, bref ce monde en mutation de la fin du 19e siècle nous est présenté dans toute sa complexité avec ses codes que presque personne à l’époque ne pense encore à bousculer. Elle décrit aussi avec beaucoup de précisions les mutations sociales, l’arrivée du chemin de fer, les évolutions de l’intérieur des maisons des ouvriers, avec une marque régionale qui dénote un véritable attachement à son Périgord natal, et l’horeur qu’elle a ressenti à ce drame qui a eu lieu dans sa région, voire même dans sa commune puisque la maison où elle vivait quand elle venait en Dordogne est située sur la commune de Chancelade, au lieu-dit Les-Grèzes, très proche du lieu où se trouvaient les carrières.
Enfant naturelle à qui on a donné le patronyme du hameau où elle est née, mariée à 19 ans, comme il était de coutume alors, par décision et choix de sa mère, elle décidera un jour d’aller vivre à Paris, où elle réussira à se faire une place dans le monde littéraire. Contemporaine de Zola, qu’elle connaissait et dont elle a pris la défense quand il a été traîné dans la boue, elle ne recevra pas la contrepartie de son engagement, l’auteur de Germinal (paru deux ans avant Les ensevelis) considérant « qu’une femme n’était pas digne de pren-dre la plume, surtout pour le roman » confie Jean-Paul Socard. Pourtant, Georges de Peyrebrune prouve, avec ses écrits, qu’une femme de lettres peut participer au mouvement naturaliste, « qu’on aurait tort de limiter aux auteurs masculins. Quand elle décrit le chaos de l’éboulement, la découverte des cadavres, ses mots sont aussi précis et évocateurs que ceux de Zola ». Ce sont en tout plus d’une trentaine d’ouvrages que la Périgourdine écrira avec un succès certain, mais qui n’a pas passé les années. La guerre qui éclate en 1914, accompagnée
d’une dégradation de son état de santé la plongera dans une misère noire. Son dernier correspondant, celui qui continuera à être à ses côtés est Henri Barbusse, l’auteur du livre Le feu, et la Société des gens de lettre lui accordera une pension. C’est elle aussi qui assurera ses obsèques. Là encore, l’écrivaine qui à travers ses livres affirme une contestation du couple classique, ce qui en fait une pionnière du féminisme, ira contre les us et coutumes de son siècle en choisissant de se faire incinérer. « La crémation à l’époque était un acte fort, et anti-religieux » rappelle Jean-Paul Socard. « Elle s’était détachée très tôt de la religion ». C’est grâce au fonds Pyrebrune conservé à la Médiathèque Pierre-Fanlac à Périgueux, qu’il a eu accès au manuscrit originel, qu’il a choisi de présenter tel quel.

« Les ensevelis » de Georges de Peyrebrune, suivi d’une présentation de Jean-Paul Socard, édition Par Ailleurs, 430 pages, 26 euros.

Où se le procurer
Il est en vente dans les Librairies Bonaventure, Les Ruelles et Des Livres et Nous à Périgueux, à l’espace culturel de Trélissac-La-Feuilleraie, ainsi que dans les librairies de  Brantôme, Sarlat ou Bergerac. On peut aussi se le procurer directement auprès de l’éditeur : éditions Par Ailleurs à Thiviers, 05 53 55 14 04, contact@editions-par-ailleurs.com.

Ajouter un commentaire

Plain text

  • Aucune balise HTML autorisée.
  • Les adresses de pages web et de courriels sont transformées en liens automatiquement.
  • Les lignes et les paragraphes vont à la ligne automatiquement.
CAPTCHA
Cette question permet de vérifier que le formulaire n'est pas soumis par un robot (spam)
Fill in the blank.