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Une agriculture sous influence

Climat

Le syndicat agricole national du MODEF a organisé hier à Chanteix à la Boîte en Zinc un colloque sur le thème de l’agriculture face au changement climatique, en partenariat avec Groupama. Quelles sont les réponses à apporter à l’échelle locale face à une problématique globale ?
Le MODEF a souhaité donner une lisibilité sur ces phénomènes et anticiper sur les actions à venir.
Les rapports successifs du GIEC le disent depuis plusieurs années :  le changement climatique soit le réchauffement du système climatique est devenu une réalité multiforme aux conséquences graves.
ça chauffe sur terre
L’atmosphère et les mers se sont réchauffées, la couverture de neige et de glace fond inexorablement et les concentrations de gaz à effet de serre augmentent . L’activité humaine est en grande partie responsable de cette évolution : anthropocène.
Le Limousin n’échappe pas à cette tendance générale avec, en 2017 une température moyenne de +0,6 % par rapport aux normales saisonnières. Les hivers sont plus doux et pluvieux, les étés secs et les gels tardifs plus fréquents. «Il y a une augmentation généralisée des températures sur le Massif Central avec des pointes plus marquées au printemps. La pluviométrie est plutôt stable sur l’année au niveau des cumuls mais au sein des saisons, ça varie. On a des bilans hydriques fortement dégradés notamment au printemps» précise Marie Tissot, Chargée de mission Projets Adaptations des Pratiques Culturales au Changement Climatique à la Chambre d’Agriculture Auvergne-Rhône-Alpes.
Ce projet baptisé AP3C concerne dix départements du Massif Central : Allier, Cantal, Corrèze, Creuse, Haute-Loire, Lot, Lozère, Haute-Vienne, Puy-de-Dôme et Aveyron.
Il a pour objectif de développer des outils d’analyse et d’anticipation des impacts du changement climatique sur les systèmes d’élevage du Massif Central. Ce projet développe une approche agronomique et systémique avec des indicateurs agro-climatiques à l’horizon de 2050.
«On travaille au plan agronomique sur les prairies, les céréales, les maïs et la vigne. L’approche systémique se détache de l’échelle parcellaire pour
étudier l’impact au niveau de l’ensemble de l’exploitation»  explique Marie Tissot.
Les impacts directs sur la production agricole se traduisent  par des récoltes avancées sur le calendrier des travaux que ce soient les vendanges, les foins ou pour l’ensilage.
«On ressent ici en Corrèze ces changements climatiques comme ailleurs avec plus ou moins de dureté d’une année sur l’autre. 2003, 2013, 2015, 2016 ont été des années difficiles avec des problématiques de sécheresse sur des productions locales : blé, maïs, prairies brûlées avec des fortes incidences sur le stock de fourrages pour les animaux» souligne Jean Mouzat, président national du MODEF, organisateur de cette journée de réflexion.
Face à ce constat, l’agriculture doit aussi faire sa mutation  : «L’agriculture de demain sera différente avec un schéma que le MODEF défend : une petite et moyenne agriculture très présente sur les territoires. Elle devra mettre en place des pratiques culturales adaptées à l’environnement et aux besoins, avec un nouveau cycle de production des plantes. Il faudra repenser la fertilisation, la mécanisation de l’agriculture. C’est un bouleversement total et très technique» annonce Jean Mouzat.
L’assurance tempérée
Les intervenants ont  répondu à des questions portant sur la réduction des gaz à effet de serre en agriculture, les solutions que l’agriculture peut apporter pour atténuer le changement climatique  ou encore la gestion des risques. Sur ce dernier point, le nombre de surfaces agricoles assurées stagne aux alentours de 25%. «C’est toute la difficulté de l’assurance récolte. Pour nous, c’est pouvoir accompagner nos sociétaires à la souscription avec de bons conseils avec un contrat qui présente des garanties et un niveau de franchise adaptées» détaille Frédéric Morales, chargée d’études en assurances récoltes chez  Groupama. Il existe deux cotisations : une brute et une nette (versée via la PAC). Pour pouvoir bénéficier des aides d’Etat liées aux calamités agricoles, l’exploitant doit avoir couvert certains risques : «Ce n’est pas un budget conséquent. Ce qui est important c’est de maintenir la pérennité de l’entreprise» abonde Frédéric Morales.

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Commentaires

Dans Cash investigation , Elise a expliquer clairement que l'argent des bénéfices des produit laitiers partent au Luxembourg , mais pour l'instant rien ne bouge , l'agriculteur bosse des heures pour produire 1 litre de lait et nous on paye cher nos yaourts mais l'agriculteur n'a aucun retour et pas une vague ! ah si redescendre dans la rue pour dire l' Etat donc nous contribuable redonné de l'argent pourquoi ce silence des élus , des responsables agricoles, on t'il des intérêts que ça reste en l'état, chaque jour des agriculteurs se suicide , arrête ! mais pas un mot a quoi sert l'assemblée nationale ? le sénat ? Bercy dans ce cas ?