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Des femmes revendiquent le droit de circuler librement

Des habitantes du quartier Saint-Jean se plaignent de ne plus pouvoir circuler librement. Ce lundi, une quinzaine d’entre elles a participé à une marche exploratoire afin de libérer la parole et de trouver des solutions.

Lors de nos permanences juridiques gratuites au centre social, des habitantes du quartier nous ont fait part de leurs difficultés à se rendre dans certains lieux comme le centre commercial ou la mairie annexe, certaines ont du coup mis en place des stratégies d’évitement », explique Mayline Chauvin, directrice du CIDFF (Centre d’information sur les droits des femmes et des familles).
Ces femmes se sentent observées, elles craignent ce qui pourrait être dit sur elles, ce qui pourrait salir leur réputation. De ce constat est née l’idée d’une marche exploratoire pour la liberté et la tranquillité, portée par le CIDFF, sur le modèle d’expériences menées dans la couronne parisienne et dans certains quartiers de Lyon.
« La première chose que nous avons dû faire, c’est convaincre les acteurs du quartier et les institutionnels du bien-fondé de notre action et ensuite les habitantes de son utilité », précise Dominique Poggy, sociologue et consultante spécialiste du concept. Démarrée début novembre à deux ou trois, la marche exploratoire a réuni hier après-midi une quinzaine de participantes. Un parcours avec six points de passage identifiés a été établi à partir des trajets quotidiens empruntés par ces femmes. L’objectif de cette marche était de recueillir leur ressenti et leurs propositions.
Le regard des hommes
En traversant le centre commercial, les femmes, réparties en deux petits groupes, s’attirent immédiatement le regard des hommes qui se tiennent devant l’un des bars. Au fil de leur cheminement se succèdent des lieux laissés pour partie à l’abandon et peu accueillants comme ce petit square en terre battue rue Michelet à la sortie d’une école avec trois bancs sans dossiers. « Rien n’a changé ici depuis quarante ans », dit une habitante. L’endroit est mal éclairé en soirée. Quand elles passent ici à la nuit tombée, ces femmes racontent qu’elles ont leur téléphone « prêt à l’emploi » ou qu’elles appellent ou font semblant d’être en ligne avec quelqu’un pour ne pas risquer d’être importunées.
Un peu plus loin, au pied d’un immeuble, des jeux pourtant récents sont désertés par les enfants car ils sont, disent-elles, inadaptés. Le lieu n’est pas très sûr avec les motos et les quads qui coupent par les pelouses. La présence de caméras de vidéo-surveillance ne rassure pas vraiment ces habitantes.
Au milieu d’une barre d’immeuble, un porche permet de rejoindre la rue du 11-Novembre. « Dans la journée, ça va, mais le soir, on ne passe pas par là. C’est sombre et il y a des gens qui sont assis sur les marches de chaque côté » témoigne une habitante. Elles s’interrogent aussi sur ce qui sera fait sur l’espace libéré par la destruction prochaine du bâtiment Iéna.
« Circuler librement est un droit pour tout citoyen. Les inégalités qui se créent dans l’espace public génèrent d’autres inégalités comme le fait de pratiquer une activité sportive, ce qui se fait surtout en soirée », souligne Dominique Poggy. Cette marche des femmes est une étape dans leur réappropriation de l’espace public : « On passe par une non-mixité temporaire qui est destinée à libérer la parole et à favoriser par la suite une plus grande mixité inter-sexe et inter-générationnelle ».
Une marche nocturne est prévue début 2018, puis une marche avec les décideurs locaux afin de voir ensemble ce qui ne va pas sur le terrain. Puis une synthèse des propositions sera faite pour les présenter aux élus en prévision du prochain plan de renouvellement urbain.

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Ml