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La destruction du bâtiment Iéna a débuté

Le « grignotage » des 106 logements qui formaient le bâtiment Iéna a débuté hier. L’opération va s’étaler sur trois mois. Au printemps, du gazon poussera sur l’espace libéré.

Juchée sur un monticule de gravats, la pelle est entrée en action hier en début d’après-midi. La pince au bout du bras mécanique a commencé à « grignoter » le dernier étage de la tour du bâtiment Iéna situé à une trentaine de mètres de hauteur. C’est le début à proprement parler de la démolition de cet ensemble construit dans les années 1960, emblématique du quartier Saint-Jean. Elle intervient après une première phase de travaux dédiée au désamiantage du bâtiment qui aura duré trois mois et demi. Ne subsistent plus que les murs et quelques menuiseries.
Cette démolition s’inscrit dans le prolongement de celles qui se sont succédé depuis le début des années 2000 et qui visent à donner un autre visage à ce quartier populaire qui concentre 10 % de la population de la ville.
Le chantier a été confié à la société marseillaise 4 D Démolition. La pelle sera en action entre 8 h et 18 h. Le bras mécanique est équipé d’une flèche avec de l’eau afin d’arroser le bâtiment et d’éviter ainsi la diffusion de la poussière lorsque la pince est en action.
11 000 t de gravats
Les gravats seront triés sur place afin d’en retirer le bois et le fer. Ils seront ensuite broyés à partir de la semaine prochaine par une deuxième pelle, avant d’être évacués par camion. Ils pourront être réutilisés sur d’autres chantiers. Leur quantité est estimée à 11 000 tonnes.
L’ensemble comprend 106 logements, 30 ont déjà été détruits en décembre dernier. « La démolition va durer trois semaines. Le terrain sera ensuite remis en état et engazonné pour fin avril » précise Nicolas Cadudal, conducteur d’opération chez Scalis, propriétaire du bâtiment. Le coût de l’opération s’élève à 4,5 millions d’euros financés à 70 % par l’ANRU (l’Agence nationale de la rénovation urbaine).
De nouvelles démolitions sont envisagées dans le quartier (entre 300 et 600 logements) dans le cadre du nouveau plan de rénovation urbaine (NPRU) actuellement à l’étude.