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Carrefour : les actionnaires d’abord, les salariés dix fois après

Samedi, dans l’Indre comme dans toute la France, les supermarchés Carrefour ont été perturbés par une grève du personnel largement suivie visant à dénoncer « le plan de transformation » imaginé par Alexandre Bompard, PDG du groupe.

Ancien chantre de la mondialisation, le groupe Carrefour peine à relever le défi de la révolution copernicienne vécue par le secteur de la distribution : le changement de comportement des consommateurs et le virage technologique imposé à marche cadencée par le géant Amazon. Les résultats sont à la baisse. Le résultat opérationnel a chuté de 14,7% en France en 2017. Pour inverser la tendance, Alexandre Bompard, amiral du groupe depuis l’été 2017 auréolé de ses résultats à Europe 1 et à la Fnac, a dégainé début janvier « un plan de transformation », calqué sur ses précédents succès : des investissements financés par les suppressions de postes et la réduction des charges. Le PDG prévoit un investissement de 2,8 milliards d'euros sur cinq ans et la suppression en parallèle de 2 400 emplois au siège France et 2 300 dans les magasins.
Deuxième week-end de l’année en termes de chiffre d’affaires, autant dire que le week-end pascal était attendu par la direction. Patatras, les salariés du supermarché du centre-ville ont mis leur grain de sel. Installés aux deux entrées du magasin, ils faisaient signer des pétition et distribuaient des tracts aux clients qui dans leur grande majorité affichaient leur soutien. Car si les salariés doivent trinquer, il en va autrement pour les actionnaires. Leurs émoluments seront versés malgré les difficultés du groupe : 350 millions d’euros au bas mot. Pour atteindre ce chiffre, c’est la prime d’intéressement qui fond comme neige au soleil, divisée par dix.
Samedi matin, les salariés se sont donc mobilisés en nombre, une centaine, soit plus de la moitié des effectifs. « C’est la première fois que tous les secteurs sont touchés, souligne Sébastien Ramelet, délégué syndical FO et salarié depuis 2 000. Ce qui a mis le feu aux poudres, c’est la prime de participation de cinquante-sept euros. Les gens auraient été moins choqués s’ils avaient touché deux cents ou trois cents euros. Ils connaissent les difficultés qui existent depuis quatre ou cinq ans. Le plan annoncé touche le siège, les entrepôts et les magasins. On dénonce l’orientation globale que prend le groupe avec les hypers : menace de location gérance, arrivée de nouvelles technologies et mise en place d’un nouveau mode de fonctionnement.»
De 600 à 57 euros de prime
Ils ne veulent pas du plan Bompard qui prévoit donc de diviser leur prime, passant de 600 euros l’an dernier à 57 euros cette année. D’autre part, le risque de devenir une franchise serait synonyme de dégradation des conditions de travail pour les syndicats. « On dénonce le deux poids deux mesures, reprend le syndicaliste. On pourrait faire autrement. FO a d’ailleurs demandé le reclassement de tous les départs volontaires. »
En  milieu de matinée, les salariés ont défilé dans la galerie commerciales en chantant leur détermination à ne pas vouloir appliquer le plan Bompard. Aux caisses, en chemise blanche, les membres de la direction assuraient les encaissements, aidés par des salariés embauchés en CDD ou des personnes en période d’essai.
« La location gérance engendrerait une perte équivalent à deux mois et demi de salaire en moyenne, déplore Manuel Da Silva, délégué CFDT à Carrefour. On perdrait aussi les avantages sociaux. Tout cela aurait pu être évité si monsieur Bompard l’avait voulu. C’est un manque de respect envers les salariés.»
Dans le reste du département, les magasins du Péchereau et de Buzançais ont également été perturbés samedi. De prochaines actions sont déjà prévues, « en fonction de l’évolution des discussions à Paris », prévient Sébastien Ramelet.
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