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Des élèves décrocheurs se prennent en main

Pour lutter contre le décrochage scolaire, le collège Beaulieu à Châteauroux a mis en place un dispositif : deux après-midi par semaine, quatre enseignants encadrent une douzaine de jeunes dans des activités dont ils sont acteurs.

Comment lutter contre le décrochage scolaire ? Depuis dix ans, le collège Beaulieu a mis en place un dispositif original : une classe sas. Comme un sas de décompression. Tous les jeudis et vendredis après-midi, quatre enseignants, par équipe de deux, prennent en charge des élèves de quatrième et troisième qui ont perdu pied, ainsi que ponctuellement ceux qui se font exclure de cours. Ils se retrouvent mêlés à quatre jeunes de l’unité d’enseignement externalisé (UEE) rattachée au collège qui viennent de l’IME (Institut médico-éducatif) de Valençay. « Ils se canalisent les uns les autres, il n’y a pas de moqueries mais plutôt de l’entraide », observe Cyrielle Péguet, professeur spécialisée. Au contact du groupe, Cécile, qui était très repliée sur elle-même, n’hésite plus à prendre la parole. Une métamorphose spectaculaire.
« Quand je suis en classe, je fous le bordel, j’ai du mal à me concentrer » reconnaît Pierre-Louis. « L’idée de la classe sas est de les raccrocher à la vie scolaire au travers de la vie du quotidien, les inscrire dans une démarche où ils prennent confiance en eux, retrouvent de l’estime de soi et ne se laissent pas porter par le vent », explique David Navarro, professeur d’histoire-géographie.
Plusieurs activités sont proposées : un jardin pédagogique en partenariat avec le lycée agricole et les Incroyables comestibles, une webradio et un projet de mini-entreprise. Des activités dont ils sont acteurs : « Ils écrivent, font les démarches, cela les rend responsables, glisse M. Navarro. On s’adapte à ce qu’ils ont envie de faire. Pierre-Louis a une passion pour la technique radio mais l’école ne valorise pas toujours ce type d’intérêt. »
Les élèves ont ainsi préparé une émission de radio sur le thème de l’alimentation et ont, pour ce faire, interviewé l’infirmière et le cuisinier de l’établissement et deux personnes extérieures. Ce qui les a amenés à participer à la journée webradio organisée le 12 avril au collège Rosa-Parks.
Quand le temps le permet, ils vont au jardin aménagé dans l’enceinte du collège où l’on trouve un carré potager, un hôtel à insectes, un nichoir et un poulailler. Quentin, un des jeunes de l’IME, n’est pas peu fier de montrer à ses camarades les techniques de jardinage qu’il a apprises auprès de son éducateur. Quant aux légumes, ils sont donnés à l’épicerie solidaire du quartier, l’Envol, où les jeunes sont accueillis par les bénévoles et viennent donner la main deux fois par semaine.
Dernier projet en date que les élèves vont mener de A à Z : créer une mini-entreprise de récupération et de revente d’objets en bon état au sein de cette même épicerie solidaire.
Autant d’initiatives pour remettre sur de bons rails des élèves en rupture avec le système.

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