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Olivier Chantôme, photographe contemplatif

Natif de Châteauroux, Olivier Chantôme expose ses photos à l’Atelier de la poissonnerie, rue de l’Indre jusqu’à fin juin. De l’Antiquité à aujourd’hui, de Châteauroux au Moyen-Orient, il s’intéresse aux lieux à l’abandon.

Natif de Châteauroux, Olivier Chantôme vit depuis 2016 en Allemagne, à Schwerin (entre Hambourg et Berlin) où travaille sa compagne. Le jeune homme a la bougeotte. À 33 ans, il a déjà parcouru sac au dos et appareil photo en bandoulière une bonne partie du Moyen-Orient : Iran, Égypte, Liban, Turquie... Cette fascination pour l’Orient et ses rapports avec l’Occident lui vient de son année de master au Caire, en Egypte.
Quant à la photo, c’est une passion très ancienne qui a ressurgi récemment, en mars 2017. « C’est revenu quand j’étais en Allemagne comme si j’avais trouvé de l’énergie pour me lancer en étant hors de France », sourit-il. Après Dresde en juin 2018 et janvier dernier, il expose jusqu’à fin juin à Châteauroux, à l’Atelier de la poissonnerie, au 52 rue de l’Indre.
Dans ses photos, Olivier Chantôme s’intéresse à la question de la mémoire, « comment elle s’inscrit dans la pierre », des vestiges de l’Antiquité romaine aux destructions liées aux récents conflits. Le jeune homme trouve dans ces ruines un espace propre à la méditation, une esthétique en lien avec le romantisme allemand. « Il est intéressant aussi de voir comment l’urbanisme peut lui aussi générer d’autres destructions », souligne-t-il, prenant aussi bien pour exemple Beyrouth où des buildings flambant  neufs ont poussé sur un champ de ruines et Châteauroux, sa ville natale, en pleine transformation.
« J’ai vécu jusqu’à mon bac à Châteauroux. Mes parents habitaient dans le quartier de l’hippodrome. J’allais souvent me balader du côté de Balsan. Il ne reste plus rien, tout a été rasé », constate-t-il. Reste le témoignage de ces clichés que l’on peut voir à l’Atelier de la poissonnerie parmi d’autres pris à Mostar (Bosnie), Baalbeck, Tyr et Beyrouth (Liban) ou encore Yazd (Iran). « Je veux donner de ces pays une autre image que celle que l’on a et qui est toujours liée à la guerre. Il y a un aspect contemplatif : en regardant ces bâtiments à l’abandon, on se demande comment les gens y vivaient avant », dit-il.
Quatre volets
L’exposition est organisée en quatre parties introduites à chaque fois par une citation entre vestiges antiques, dommages de guerre, lieux oubliés et renouveau de l’urbanisme. Aux seize clichés, pour la plupart en noir et blanc, s’ajoute un montage vidéo sur Beyrouth.
Intitulée « Les Ruines éternelles », l’exposition est visible tous les week-ends, le samedi de 10 h à 19 h et le dimanche de 12 h à 17 h (entrée libre).
Olivier Chantôme était présent samedi pour le vernissage. Il en a profité pour se balader dans Châteauroux : l’amorce d’une prochaine exposition ?

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