Fil info
21:49Très nombreux avec notre maire Vincent Millan pour défendre notre territoire de mobilité https://t.co/gCKHfA1Hga
20:16 Rétablissons les faits réels : a publié une image de cette cérémonie.
09:51L toujours avec nous et dans notre ❤️ le faire vivre une urgence !! https://t.co/WkKC72f5CT
09:20Aujourd’hui jour de soutien à Sylvie postière à qui passe en conseil de discipline ✊🏼… https://t.co/eRtiBqNEM9

La coopération plus que jamais

À Châteauroux, ville jumelée depuis trente ans avec Bittou, on suit avec une attention particulière la situation au Burkina Faso, un pays où les attaques de groupes armés se sont intensifiées ces derniers mois.
Un pays « au bord de l’effondrement ». C’est en ces termes que Le Monde décrit la sitation actuelle au Burkina Faso dans un article publié le 3 novembre. Depuis l’attentat du 15 janvier 2016 revendiqué par Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) et qui avait fait 30 morts, la situation n’a cessé de se dégrader, plus particulièrement sur les zones frontalières au nord et à l’est avec le Mali et le Niger. Quatre cents incidents et des centaines de morts sont à déplorer depuis 2016. Les attaques des groupes armés sont liées au trafic de drogue, d’armes et de cigarettes. Ce n’est pas un hasard si l’attentat commis le 15 février dernier à Bittou – ville jumelée avec Châteauroux – a eu pour cible quatre douaniers, avec pour victime collatérale un prêtre espagnol.
Lors de sa venue à Châteauroux fin mai et début juin, Lassané Zampaligré, maire de Bittou avait déclaré à ses amis castelroussins : « Plus que jamais nous aurons besoin de vous, de votre indéfectible soutien, de votre détermination pour barrer la route à ces marchands de l'obscurantisme et de la barbarie ».
Un voyage retour afin de fêter le 30e anniversaire du jumelage était prévu en fin d’année à Bittou autour de la date du 11 décembre, jour de la fête nationale. Gil Avérous, le maire de Châteauroux, devait en être, de même que Jean-Yves Hugon, adjoint aux relations internationales. Le voyage a été annulé pour des raisons de sécurité : la zone est classée « orange » par le Quai d’Orsay. « En tant qu’officiels, nous sommes des cibles potentielles », souligne Jean-Yves Hugon qui juge la situation sur place « très préoccupante ». Président du comité de jumelage, Alain Dubost suit naturellement de près la situation au Burkina : « Je suis en contact régulier avec mes interlocuteurs, soit par téléphone, soit par internet. Il y a une inquiétude forte chez eux, pas forcément pour leur sécurité personnelle même s’ils ne sont pas à l’abri d’un attentat, mais plus sur le devenir du pays ».
500 000 personnes ont été déplacées, 2 000 écoles ont été fermées, avec des conséquences sur les travaux des champs dans ce pays où l’agriculture occupe une place essentielle. Les 10 et 11 octobre, Alain Dubost a participé aux 1res assises sahéliennes de la coopération décentralisée qui se sont tenues au Futuroscope. « Un levier à privilégier  pour le développement du pays », martèle-t-il. « Nous réfléchissons à la façon de poursuivre notre coopération sans qu’il y ait besoin que des Européens se déplacent. Lors du séjour de la délégation de Bittou au printemps, nous avons affiné les critères d’évaluation afin de nous faire une meilleure idée à distance. Notre chance, c’est d’avoir sur les projets qui sont engagés le relais des services locaux de l’État et de bénévoles. »
Les membres du comité vont rester en contact étroit avec leurs amis de Bittou à l’approche des élections présidentielle et législatives de 2020 qui risquent de se dérouler dans un contexte très instable.
Jean-Marc Desloges