Vingt-cinq planches d'Eric Albert exposées à la M.J.C.S.

Histoires vraies empreintes de fiction ou total produit d'un imaginaire fantastique, les bandes dessinées d'Eric Albert sont à présent nombreuses et son talent n'est plus à démontrer. Cette passion et son indéniable aptitude à la communiquer l'ont récemment conduit, parce qu'il y a été fort bien accueilli, à ouvrir un atelier à l'intérieur de la Maison des jeunes, de la culture et des savoirs (M.J.C.S.). Et partant à y enseigner les traits faits au mieux avec des crayons de couleur sur du papier blanc à une dizaine d'élèves de tous âges. Les recevant généralement au nombre de quatre ou cinq le mercredi de 15 h à 17 h et le vendredi de 18 h 30 à 20 h 30.
Depuis le 5 jusqu’au 28 de ce mois, la M.J.C.S. a confié aux soins d'Eric Albert d'exposer vingt-cinq de ses planches au long du couloir d'entrée de cet établissement. La plupart des dessins sont en noir et blanc, n'étant que le premier jet d'œuvres qui sortiront complètes un beau jour dans les librairies. Louise Petitbouchon sera en conséquence et probablement une nouvelle héroïne avec ses enquêtes fixées dans le Limoges des années 1950, scénarisées par Jean Depelley, lequel est un familier des immuables quartiers de cette cité. Le lecteur pourra également bientôt peut-être suivre un épisode évocateur du débarquement le 6 juin 1944 en Normandie qui oblige ses créateurs à observer une fidélité absolue en ce qui concerne le matériel militaire de l'époque et les uniformes des parachutistes, des marins et des G.I.'s, mais aussi la transmission exacte des propos et des sentiments de jeunes hommes placés dans une dure situation de guerre.
un peu de calme
en berry
Eric Albert expose ses planches, nous a-t-il précisé, trois ou quatre fois par an en divers endroits. Sa fierté avouée est d'avoir été autorisé à le faire il y a quatre ans au musée de la bande dessinée de Bruxelles, capitale de la Belgique et de cet art. Il n'en est pas moins heureux de pouvoir prouver sa gratitude aux responsables de la M.J.C.S. qui avec beaucoup d'amabilité, lui ont facilité son implantation dans la cité castraise.
Breton d'origine né à Versailles voilà cinquante-six ans, demeurant chez ses parents à Meudon puis à Issy-les-Moulineaux dans les Hauts-de-Seine, Eric Albert a décidé il y a vingt-deux ans, en accord avec sa femme Pascale, de chercher un peu de calme dans ce cœur de France. D'abord en atterrissant dans un gîte rural du Châtelet en Berry, dans le Cher, puis en s'installant dans une fermette située dans un hameau de Moutier-Malcard, dans la Creuse, à deux kilomètres de la frontière avec l'Indre. Où il ne cesse de demeurer à présent.
Pour avoir voulu devenir journaliste comme son père, Eric Albert a étudié le droit mais a abandonné cette voie au bout de deux ans. Il a alors exercé diverses professions comme vendeur de moquettes, démarcheur par téléphone, manutentionnaire dans une usine de yaourts... tout en suivant les cours du soir de l'école supérieure d'arts appliqués Duperré sise dans le quartier du Temple, à Paris. Il fréquente aussi l'atelier d'arts plastiques Baudy. Une opportunité lui fait rencontrer quelqu'un qui recherchait un dessinateur pour un livre publié chez « Hachette ». Fervent admirateur des « grands » de la bande dessinée franco-belge, il entre dans le domaine de la « figuration narrative » qui la caractérise.
une trentaine de livres dédiés à la jeunesse
Des éditions spécialisées l'ont contacté et ont rapidement apprécié sa collaboration à diverses éditions. Il a donc eu le plaisir de voir publier « Nostradamus » (tome trois de « L'ordre et le chaos »),
« Le secret des papes » (tome un de « Corpus Christi ») et trois épisodes de « Marcas, maître franc-maçon ».
Eric Albert a aussi illustré une trentaine d'ouvrages principalement destinés à la jeunesse, a coopéré dans ce droit-fil avec les éditions « Bayard Presse », a participé à la création de dessins animés... Il s'est fait connaître au cours de plusieurs festivals de bandes dessinées dont ceux d'Angoulême et de Bourges qu'il fréquente assidûment. Il a donné des cours en ligne à des gens vivant partout dans le monde (« au Pérou, à Jérusalem »...) avant de commencer d'enseigner « en direct » à Limoges à « L'Atelier-
BD » en tant qu'assistant de Joseph Béhé, ancien professeur d'arts décoratifs ; ce qu'il continue de faire régulièrement. Et il diffuse encore et toujours son génie à l'école du « Crayon de Bois » de Limoges, qu'il a cofondée. Et plus généralement en milieu scolaire. Et jusqu'en milieu carcéral.
Denis Bonnet

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