Fil info
09:38 Attention, suite à un accident de la circulation, la route entre Périgueux et Sarlat (D 710) es… https://t.co/FbdhHNMpss
09:38Corrèze : Ils veulent créer un collectif pour « sauver Ruffaud » -> https://t.co/dp595UDUgj

Cimetière, terre d'histoire(s)

Le soleil a cogné fort sur les têtes de la quinzaine de personnes qui avaient décidé de suivre, mardi après-midi, les Amis du vieux La Châtre dans les allées du cimetière.
Cela afin de mieux connaître certains des hommes qui ont brillamment illustré la cité castraise, la Vallée noire, de manière notoirement utile ou originale, que l'on n’oublie pas et qui ont même été recensés dans une brochure digne d'intérêt.
C'est ainsi qu'ont été évoqués :
- Jules Néraud de Boisdeffre, dit « le Malgache », naturaliste, maire du Magny, ami de George Sand, et son descendant Pierre de Boisdeffre qui lui fut ambassadeur, homme de télévision, écrivain;
- les membres de la populaire famille Pouget, originaires d'Ardentes, dont l'un fut un éminent facteur de vielle et un autre photographe.
- Maxime de Planet, ancien sous-préfet de la circonscription (pendant près de vingt ans !)
- les sœurs jumelles Marie et Eugénie Michard, dentellières laïques et républicaines;
- le musicien Cadet Aussage, qui laissa un air pour sa postérité.
- le folkloriste Pierre Panis.
- le général de Beaufort, à l'origine du don d'oiseaux naturalisés qui enorgueillissent le musée.
- le capitaine Duguet, polytechnicien, pharmacien, et historien local...
Et combien d'autres !
A noter que, exceptées les deux séances du festival des « Pierres qui chantent en Vallée noire » qui se sont déjà tenues à Montlevic et à Sainte-Sévère-sur-Indre, cette animation empreinte de respect pour ceux qui nous ont précédés dans ce monde a marqué le lancement d'une série comportant pas moins de 50 rendez-vous culturels et festifs qui se dérouleront pendant la belle saison dans la contrée. Impulsés ou recensés par la commission du tourisme de la communauté de communes de La Châtre et Sainte-Sévère-sur-Indre, ces rencontres ont été financièrement soutenues par la région Centre-Val de Loire à hauteur de 88 000 € – contre 100 000 € l'an passé. Difficile, pour les promoteurs de la convivialité dans notre Boischaut Sud, avec ces conditions draconiennes imposées au plus haut de la Nation, de faire au moins autant, en espérant davantage de retombées économiques au fil du temps, et de distraire comme il conviendrait la population locale et les gens de passage...
Denis Bonnet