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« Au fil des mots », le jardin sensoriel, a été inauguré

Pas une herbe folle ni la moindre flétrissure due au fort ensoleillement de ces derniers jours d'été et à la sécheresse persistante n'aura pu être constatée dans les rangs de légumes tout comme parmi les fleurs qui, en poussant dans le jardin dit « sensoriel et à usage thérapeutique », approvisionnent et ornementent le centre d'accueil de jour dénommé « Au fil des mots », actuellement dirigé par Sylvie Bardiot-Monnet.
Vendredi en fin d'après-midi, la trentaine de personnes présentes à l'inauguration de ce potager, une partie d'entre elles ayant contribué directement à son élaboration, a donc été ravie du soin méticuleux apporté en particulier par Jean-Michel, le jardinier attitré du centre hospitalier des Oiseaux, à ce lieu de modeste dimension. Mais destiné à apporter du bien-être et des tentations de cultiver, de récolter, de cuisiner, de consommer enfin le fruit de leurs efforts, à des résidents pour la plupart atteints de la maladie d'Alzheimer ou  d'autres formes de dégénérescence mentale.
Rappelons que plusieurs associations locales ont répondu l'an passé avec enthousiasme à la sollicitation de bâtir ce joli coin de verdure assorti de vertu salutaire : ce sont le comité castrais du Lions club, la  FO.RE.PA.BE, Flore et Vertumne et les Jardins familiaux.
Dominique Delaume, directeur du centre hospitalier, près duquel se sont pressés des cadres hospitaliers en nombre et Patrick Judalet, maire de la Châtre, ainsi que les représentants des associations précitées, a particulièrement remercié dans sa brève allocution les Lions pour leur active et importante participation au financement partiel voire complet de moyens matériels. Et généralement pour leur « présence physique régulière, pertinente et forte » en faveur de l'établissement et de ses usagers.
Néanmoins, ces compliments n'ont pas empêché Jacques Hivert, au nom de ce club-service, de récriminer face à la récente décision gouvernementale de ne plus rembourser certains médicaments soulageant pourtant une multitude de malades d'Alzheimer, ce qui induit pour eux à présent « une prise en charge insuffisante ». Et de rappeler que, par surmenage, un tiers des « aidants » décèdent avant leur parent affecté. Jacques Hivert n'a pas hésité à « faire appel aux responsables nationaux afin d'aider toute personne dans la détresse. C'est ce que nous essayons de faire, solidairement, à La Châtre. »
Une collation devait prolonger ce moment de rencontre et de réflexion.
Denis Bonnet