Abattoir du Boischaut : arrivée d’un nouveau directeur

Malgré la fermeture administrative et les difficultés rencontrées actuellement à l’abattoir du Boischaut, un nouveau directeur, Pascal Plazanet, vient de prendre ses fonctions.

L'abattoir du Boischaut, situé sur la commune de Lacs, près de La Châtre, est fermé depuis le 3 novembre. Deux décisions de justice sont en cours à son égard, devant d'une part déterminer le niveau de maltraitance envers des animaux domestiques, s'il y a eu lieu, et d'autre part pour intrusion et pose de caméras sans autorisation à l'intérieur.
Néanmoins, en remplacement de Sébastien Villers et par convention avec l'abattoir d'Ussel (Corrèze), un nouveau directeur a été nommé et a pris ses fonctions il y a trois semaines. Il s'agit de Pascal Plazanet, lequel a été présenté et a pris la parole pour dresser le tableau de ses premières constatations jeudi en début de soirée, lors d'une réunion extraordinaire de la communauté de communes de La Châtre et Sainte-Sévère-sur-Indre. Celle-ci s'est tenue, comme à l'habitude, dans la salle de la chapelle des capucins, rue Jean Pacton.

Un Creusois au parcours bien rempli

Pascal Plazanet, 56 ans, d'origine creusoise, demeure à Gentioux-Pigerolles, sur le plateau des Millevaches. Titulaire d'un brevet de technicien supérieur en matière d'élevage, il a commencé sa carrière dans ce milieu comme technicien opérateur, avant de devenir agent commercial, et de grimper les échelons jusqu'à devenir directeur-adjoint d'un abattoir à Autun (Saône et Loire) puis à Ussel. Il a annoncé qu'il a commandité un état des lieux de l'abattoir du Boischaut, lequel a laissé clairement apparaître des défauts et des manques en ce qui concerne le matériel, les embauches de plusieurs professionnels à prévoir, afin de combler des vides parmi la douzaine de salariés nécessaires, et préconiser la stricte observance, dorénavant, des règles inscrites notamment dans le plan de maîtrise des risques sanitaires.
à sa réouverture qui a été souhaitée le plus rapidement possible, l'abattoir du Boischaut ne redémarrera qu'avec une chaîne de production. Le coût de sa réfection et de l'acquisition de nouveaux outils devrait atteindre 50 000 euros, diminués par des subventions à hauteur espérée de 40 %.
Dans ce coin du sud du Berry, dont la polyculture et l'élevage sont les principales activités agricoles, il reste que la confiance devra être rétablie entre le monde agricole et les hommes auxquels ils ont obligation d'apporter leurs animaux, le plus souvent issus de races à viandes reconnues pour leurs qualités bouchères.
Denis Bonnet

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