Les vestiges médiévaux ont séduit une trentaine de curieux

Tout l’été, l’office de tourisme organise des visites dans le cœur de la ville, et notamment sur les vestiges de l’époque médiéval.

La promenade circonscrite à la période moyenâgeuse, proposée par l’office de tourisme mardi matin, en ce début du mois d'août propice aux vacances et au dépaysement, a réuni une trentaine de personnes désireuses d'observer des vestiges du passé. Clémence Charrier, guide de l’office sachant expliciter la longue histoire de La Châtre, a su donner l'envie d'en savoir plus concernant ce sujet. En effet, le temps imparti, un peu plus d'une heure, a été jugé bien trop court par les incursionnistes. Un succès plus important que les deux fois précédentes, début et fin juillet qui n’avaient réuni qu’une dizaine de visiteurs.
Le départ était situé au pied du donjon, l’ancien apanage des seigneurs de Chauvigny, patrimoine actuellement désaffecté qui domine la rue Venôse et se remarque bien au-delà, semblant défier le clocher de l'église. Le groupe a en premier lieu été convié à descendre le raide escalier Saint-Antoine pour traverser l'inévitable quartier pittoresque et populaire du P'tit Mur, chacun croyant se perdre dans les ruelles de la Teinture. Ce faisant, au bout de quelques pas dans un environnement enchanteur, les visiteurs ont fait une halte au pied de l'antique pont aux Laies, lieu de convergence entre les voyageurs venus d'Argenton-sur-Creuse, de Montluçon, de Châteaumeillant, de Bourges, de Châteauroux, où, logiquement, l'on imposait l'octroi aux marchands et aux éleveurs. A suivi un nouvel arrêt, sous l'ombrage de la place de l'abbaye, le temps d'admirer la vallée de l'Indre depuis un belvédère.
Des éléments bien
visibles ou cachés
Sur la place du marché, chacun a été amené à d'abord s'intéresser à une demeure privée abritant entre autres richesses patrimoniales un puits gothique. Erigée par nos ancêtres dans la rue des demoiselles Michard, une maison à pans de bois a été indiquée. Installé à l'entrée de la rue de Beaufort, ce qui fut un grenier à sel a également été mentionné. Ensuite, en empruntant la rue des bœufs, le groupe est  arrivé au pied de l'église dédiée à saint Germain. Là, les péripéties de sa fondation, ses effondrements, ses reconstructions, ont été contés.
La maison rouge, aux pans de bois, encorbellement, images sculptées et croix de saint André, fierté silencieuse de la population, a fini d'imprégner chez les visiteurs l'idée vraie que le centre de la ville comporte de nombreux éléments remarquables de la période médiévale, bien visibles mais aussi cachés sous le crépi ou dans l'intimité des logis.
Prochaine promenade: mardi 20 août, tous thèmes historiques confondus. Rendez-vous à 11 h square George Sand, au pied de la statue de l'écrivaine.
Denis Bonnet