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L’histoire du plus vieux restaurant castrais en activité

La conférence sur « l’Auberge de la tête noire » jeudi 26 septembre a rassemblé un public captivé par son histoire.
À l'intérieur de l’ancien palais de justice, emplissant le local occupé ordinairement par l’Association des amis du vieux La Châtre – qui l’ont orné de clichés et d’objets le temps d’une exposition et en rapport avec le sujet « les cafés et auberges d’autrefois » – une cinquantaine de personnes, quelques-unes devant rester debout faute de sièges à leur disposition, a assisté, en y prêtant une oreille attentive, à la conférence donnée par Ton Aben, historien amateur. Il était aidé, techniquement, par Françoise, son épouse, et Jean-Yves Labarre, en présence et avec l’introduction de Monique Delclaux, présidente du comité organisateur.
Se servant des recherches récemment entreprises pour étayer le sujet abordé : l’auberge dénommée jadis « À la tête noire » devenue « L’Escargot », sise au bout de la place du Docteur-Vergne (autrefois celle du bosquet), entre les rues du Paradis (aujourd'hui du général-de-Beaufort) et Saint-Roch, en face de ce qui fut un grenier à sel, le conférencier a remonté loin dans le passé.
En effet, les premières traces écrites de cette maison datent de 1526, sous la forme d’un parchemin et dévoilent le premier nom d’un possesseur, celui de Guillaume Daudet, marchand de son état.
Cabinet d’infirmière
Suivit une longue liste des exploitants qui auront le plus souvent accueilli des gens de passage ou venant y prendre un repas, s’y loger, après avoir laissé leurs chevaux dans l’écurie. Une pièce devint même, au milieu du XIXe siècle, le cabinet d’une infirmière. Mais que ce soit une auberge ou simplement un café, chaque occupant ou presque aura eu à cœur d’en améliorer la structure, d’élever le bâtiment d’un étage, d’y creuser des caves, d’aménager les combles, d’entretenir la toiture, et d’acheter et de revendre des parcelles à l’entour, y conservant un jardin et un puits. Ce qui constituait une tâche particulièrement complexe, l’architecture étant quelque peu biscornue du fait que la maison est, maintenant encore, littéralement coincée entre deux ruelles et que les toits ne se joignent pas, n’arrivant pas à tous à la même hauteur.
Au long du récit évoquant l’histoire du plus vieux restaurant castrais encore en activité, il a été question, entre autres, des liens familiaux qui unissaient la plupart des restaurateurs du coin, des femmes au service tandis que leurs maris s’employaient ailleurs et autrement, de crimes perpétrés jadis dans certaines auberges, de dettes, de faillites et de reprises. Il a été indiqué que l’un des propriétaires fut le grand-père d’Adolphe Combanaire, célèbre aventurier qui a donné son nom à une rue de Châteauroux. Et bien entendu que c’est à l’auberge de « La Tête noire » qu’en 1801 Sophie Victoire de Laborde et Maurice Dudevant, futurs parents de George Sand, abritèrent leurs amours mal considérés parce que morganatiques.
La totalité des propos tenus sera à découvrir dans la revue annuelle des Amis du vieux La Châtre, laquelle paraîtra à la fin du mois de décembre.
D.B.