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Les partisans d’un contournement s’expriment vigoureusement

Dans le contexte d’un temps suspendu en la matière, les partisans d'une déviation des camions transitant par l’agglomération castraise ont exprimé lundi midi, dans la salle municipale de la rue d’Olmor, devant la presse régionale et locale leur volonté réitérée de voir aboutir ce projet.
Par plusieurs voix dont celle d’Isabelle Jacono, présidente de l’Association pour le contournement de La Châtre, de Jean Gauriat, ancien président, Daniel Jarreau, trésorier, Dominique Yvernault, retraité de l’agriculture, il a été dit en substance qu’il est certain que 95 % des commerçants maintiennent leur hostilité à cet égard et que, comme il a été constaté ailleurs, ils devraient pourtant être comptés tout autant à l’approuver quand il aura été mis en place.
Les nuisances et l’insécurité qui ne cessent de s’accentuer depuis plus de cinquante ans avec le passage par ici, et à présent, de plus de 2 000 camions par jour ont été concrètement rappelées : du carrefour du Lion d’Argent et de l’ancienne gare au haut de la rue Nationale, façades de maisons et
d’hôtels particuliers (au caractère patrimonial qui exige pourtant de les préserver de l’usure du temps comme des dégradations causées par les hommes) noircies par le rejet des pots d'échappement de particules plus ou moins fines et par le soulèvement de poussière ; dépôt d’une sorte de suie sur tout ce qui se trouve au bord des chaussées, le mobilier urbain comme les arbustes et les fleurs des parterres ; vacarme de 5 h à 23 h tout au long de la semaine, empêchant l’ouverture des fenêtres, l’accalmie survenant seulement le dimanche... Précisément, 402 immeubles sont affectés et entre 900 à 1 000 personnes sont concernées à ce titre, au premier chef.
L’insécurité reste un souci prégnant lorsqu’on connaît et qu’on observe le déplacement plusieurs fois quotidien, à pied ou en autocar, d’élèves des deux écoles publiques primaires et des deux maternelles, de collégiens et de lycéens, au rond-point Jean-LouisBoncœur (celui de la sous-préfecture) où tournent journellement des centaines de véhicules et parmi eux des poids lourds dotés souvent d’une ou de plusieurs remorques d’une hauteur et d’une longueur de plus en plus impressionnantes. L’aspect anti-économique de ces traversées bruyantes et dangereuses a été souligné ainsi que le peu d’attirance manifesté par les touristes pour ce qui veut cependant apparaître comme le pôle de la Vallée noire ou comme l’un des phares des plus animés du Boischaut Sud. Il est évident que des livraisons faites directement dans les zones industrielles, commerciales et artisanales (celles de l’avenue d’Auvergne, de la route de Guéret, des Ribattes à Montgivray, des Ajoncs au Magny...), seraient bénéfiques autant aux entrepreneurs qu’à la population locale.
Au plan agricole, surgissent dans nos avenues des camions transportant des animaux, essentiellement des bouvillons, vers l’Italie, l’Espagne et le Grand-Ouest, ou des céréales vers La Rochelle ou les ports fluviaux et maritimes de la Normandie. De plus, le stockage de blé, de maïs, d’oléagineux, l’installation de coopératives, s’effectuent de préférence au plus près d’une grande route. Ce peut donc être un manque à gagner pour notre contrée si elle ne dispose pas assez de voies rapides.
Un demi-siècle
de retard

Pour débattre de phénomènes néfastes qui n’ont que trop duré, l’Association pour le contournement espère une avancée lors
d’une rencontre prochaine avec les membres d’un collectif récemment fondé, qui s’opposent fermement, en nouveaux convertis, au tracé qui leur a été soumis. Par contre, s’enkystant dans un refus qui conduit à un demi-siècle de retard sur nos voisins du Cher, de la Creuse, de l’Allier, et cela bien qu’ils soient victimes d’une dépression qui laisse en centre-ville nombre de magasins inoccupés, sur lesquels un masque certes plaisant mais illusoire formé de reproductions de gravures et de tableaux anciens a été posé par l’intermédiaire de l’équipe maintenue d’un musée qui cherche à se reconstituer, les commerçants castrais renâclent en ce moment à relancer une discussion qui s’est pourtant révélée naguère amicale et pas complètement stérile.
Principalement ceux du Conseil départemental de l’Indre, organisme personnifié par Serge Descout, lequel s’est montré particulièrement courageux et volontariste dans la commandite d’une étude, la recherche du financement, en faveur de l’exécution de ce contournement à l’égal de celui de Villedieu-sur-Indre, nos élus gardent la responsabilité de continuer à œuvrer dans le sens d’un désenclavement ou de baisser derechef les bras. Ce qui ferait alors de La Châtre une cité davantage en déclin, une triste exception urbaine dans un paysage déjà abîmé par la suppression progressive du bocage bas-berrichon...
D.B.

« Nuisances et danger »
Marie-Christine et Gilles Marais : « Nous résidons six mois de l’année à La Châtre – rue Galliéni – à côté de l’école Eugène-Delacroix. Nous constatons les nuisances de toutes sortes mais surtout le danger causé par le passage continuel des camions de plus en plus volumineux et allant de plus en plus vite sans respecter la zone 30. Ce qui nous inquiète, c’est que depuis quelques années beaucoup d’incidents se sont produits dans cette rue par le déversement de bottes de paille : au niveau de la rue de Belgique ; à l’angle de l’avenue Gambetta et de la rue Galliéni ; à l’angle de la rue Galliéni et de la rue Nationale, les deux derniers en tournant. Heureusement, lors de ces trois chutes de bottes de paille, il ne s’est trouvé personne au mauvais endroit, au mauvais moment. Nous avons des petits-enfants de l’âge de ceux qui vont à l’école Eugène-Delacroix. Faut-il attendre un 4e accident entraînant des dommages irréversibles pour que chacun prenne conscience de la nécessité du contournement ? Ce contournement on en parle depuis cinquante ans ! Personne n’a pu le mener à bien jusqu’à présent. Monsieur Serge Descout, dès qu’il a été élu Président du Conseil Départemental, a repris en main ce dossier, conscient des problèmes engendrés par la circulation des camions dans une ville. Nous le remercions et lui apportons notre indéfectible soutien. Nous sommes convaincus qu’avec sa volonté indéniable de le faire il y réussira pour le bien de tous. »

« La seule solution réaliste »
Isabelle Jacono, présidente de l’Association pour le contournement de La Châtre : « [...] Avec la rentrée, s’amplifie le flux de véhicules lourds traversant La Châtre avec son cortège de graves et dangereuses nuisances. [...] La solution ferroviaire n’étant pas une alternative envisageable, et l’interdiction pure et simple des camions étant légalement et pratiquement impossible, la seule solution réaliste est un contournement de la ville, moindre mal sur le plan écologique dans la globalité du dossier. Depuis plusieurs années cet ouvrage a rallié tous les soutiens des élus concernés, et en particulier celle du Président du Conseil Départemental Serge Descout, décideur en la matière, qui a compris depuis longtemps l’intérêt d’une telle infrastructure. Il s’est d’ailleurs engagé à la réaliser, avec celle de Villedieu, dans un délai rapide et met tout en œuvre pour cette réalisation d’avenir. […] Bien sûr il y a des oppositions, et celles-ci doivent être entendues. Il y a celle de certains commerçants, avec leur crainte de l’inconnu, surtout en ces temps de fermeture de commerces dans la ville. Ils doivent être rassurés. Aucune statistique n’a montré l’intérêt du passage des camions dans une ville ! Au contraire, la ville délivrée de ses camions, pourra disposer de son territoire et de ses voies pour y élaborer une autre forme d’attractivité [...] Elle donnera un nouveau souffle à la ville en la faisant entrer dans une modernité remplaçant les schémas économiques anciens. [...] »