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Poussière d’étoiles et opéra lunaire à Sédières

Festival

L’été à Sédières est loin d’être terminé. Les 7 et 8 août et du 22 au 24 août, le domaine  entraîne les curieux de la nature dans le monde théâtral et musical avec deux spectacles contemporains uniques : «le Cirque poussière» et «Le monde de la lune».
C’est une seconde expérience très attendue à Sédières sous le chapiteau contemporain de Julien Candy ! En effet, après une première représentation du spectacle le «Cirque précaire» en 2011, le réalisateur choisit désormais de présenter sa compagnie « La Faux populaire/ Le mort aux dents» pour l’annonce de son «Cirque poussière». Cette création internationale, à voir en famille dès 7 ans, a reçu cette année le Prix du Festival International jeune public Momix. Il allie différentes disciplines et un travail nouveau pour Julien Candy. En effet, il se sert habituellement de techniques non circassiennes : skate-board et cerf-volant. Cette année, l’artiste a choisi d’intégrer de nouveaux tours dans son arène : duo de cadre aérien, manège surélevé rappelant les souvenirs d’enfants. Tout cela en jouant sur la gestion du temps et l’exactitude des mouvements. De plus, il y introduit la musique, la poésie, le chant lyrique et le vélo acrobatique.
Grâce au dispositif artistique autour du manège, le spectacle est toujours en mouvement ce qui permet au public d’entrer dans la ronde des comédiens. Les quatre interprètes: Julien Candy, Juliette Christmann, Rachel Schiffer et Hervé Vaysse recherchent sans cesse l’exaltation procurée par l’équilibre sur une roue. La prise de risque de ce spectacle n’est donc jamais feinte afin de créer l’imaginaire nécessaire aux rêves innocents et enfantins. Tout cela pour raconter sous une poussière magique,  l’amour du réalisateur pour les disciplines circassiennes traditionnelles au sein d’un spectacle contemporain.
Duperie amoureuse sur la lune
Claude Montagné, metteur en scène au théâtre de la Chélidoine, présentera quant à lui, du 22 au 24 août à 20h30, la comédie «Le monde de la lune» de Joseph Haydn et dirigé par Jérôme Devaud, chef d’orchestre.
Comme se plaît à le souligner Francis Colasson, président de la Commission des affaires culturelles, de l’Enseignement, des Sports et de la Santé, «l’opéra c’est un peu à la musique ce que la poésie est à la littérature».  
En effet, cette représentation proche du style «cosi fan tutte» reprend le spectacle classique  de Joseph Hayden mort en 1809 et artiste reconnu du XVIIIème siècle. Il a cependant fallu attendre le Festival d’Aix-en-Provence de 1959 avec Carlo Goldoni pour redécouvrir «El mundo de la luna». Cette comédia dell’arte jouée pour la première fois en 1777 détient pour essence substantielle la duperie au service de l’amour. Buonafede, interprété par Yuri Kissin, est un vieux barbon passionné d’astronomie qui ne veut pas marier sa fille à l’homme qu’elle aime. Pourtant, il se fait flouer par Ecclitico, faiseur d’illusions qui l’entraîne dans un monde imaginaire : celui de la lune où ses fantasmes pour les jeunes femmes peuvent enfin s’assouvir. Ainsi, il s’agit d’un véritable «théâtre dans le théâtre» note Claude Montagné.
En effet, Ecclitico va construire un décor lunaire sur scène afin de faire croire à Buonafede qu’il peut réellement aller sur l’astre nuptial. Claude Montagné explique, «comme toute bonne comédie humaniste, elle finit bien puisque ce voyage de Buonafede sur la lune va le faire grandir mentalement».
Selon lui, «aujourd’hui, il n’y a plus de mystères autour de la lune. Pourtant ce regard lunaire de l’homme est toujours présent. L’enjeu était donc de trouver une manière métaphorique pour en parler».

Eva Battut

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