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Voie de Rocamadour : un appel aux Tullistes pour accueillir des pèlerins

Itinérance

L’Office de Tourisme Intercommunal et l’association «Un chemin de Saint-Jacques» lancent un appel aux Tullistes pour héberger des pèlerins empruntant la voie de Rocamadour.
Tulle est l’une des 26 étapes de la Voie de Rocamadour vers Compostelle. Cet itinéraire secondaire part de Bénévent-l’Abbaye en Creuse et rejoint le sanctuaire lotois en 270 km. En 2016, il a été emprunté par environ 2.600 pèlerins en quête de pleine nature et de paix intérieure. Le sentier, datant du Moyen Age a été relancé et valorisé par l’association «Un chemin de Saint-Jacques» qui a également publié un topoguide avec toutes les bonnes adresses et informations pratiques pour préparer son voyage.
Si les marcheurs trouvent de quoi s’abriter (globalement) tout au long du circuit, il subsiste un point noir : Tulle. «Nous avons constaté un déficit d’offre d’hébergements adaptés sur la ville», note François Ceyrac, président de l’association Un Chemin de Saint-Jacques. «Il faut savoir qu’un pèlerin dépense en moyenne 33 euros par jour pour le gîte et le couvert et qu’il part pour dix, quinze jours quand ce n’est pas un ou deux mois».
Les chambres d’hôtes de Chantefable sur la route de la Croix de Bar, Le Dunant et le Bon Accueil ont des chambres à prix corrects. «Mais pour que cela soit rentable il faut être deux. Pour celui qui voyage seul, cela revient cher. L’idéal serait d’avoir quelque chose aux alentours de vingt euros». De plus, «Le Bon accueil» est fermé entre 15 heures et 18 heures, au moment où les pèlerins arrivent en ville. Bien souvent ces derniers poursuivent leur route et Tulle ne reste qu’un lieu de passage.
La prochaine étape est Cornil. Là, sont des habitants qui ouvrent leurs portes aux marcheurs contre une libre participation... ou non. Trois familles sont référencées auprès de la mairie. «Nous formons un réseau et nous veillons à ce que personne ne reste dehors», explique Thierry Fourest, l’un des hébergeurs qui garde une chambre disponible à son domicile. «Personnellement, je ne demande pas de contribution car ce qui importe c’est la rencontre, l’échange. J’ai fait le chemin de Saint-Jacques et j’ai été très bien accueilli tout au long de la route, c’est pour moi une façon de rendre l’hospitalité que j’ai reçue».
C’est ce modèle que l’association et l’OTI souhaiteraient voir se développer à Tulle. Pour cela, elles lancent un appel aux bonnes volontés. «C’est dommage que les gens passent par chez nous et ne puissent pas s’arrêter», commente Christèle Coursat, adjointe déléguée au tourisme.
Les gens qui habitent dans un rayon de dix minutes autour de la Barussie, le Trech, la Barrière, l’avenue Victor-Hugo, jusqu’au quartier de la gare et qui souhaitent exercer l’hospitalité doivent contacter Lucie Bouchet à l’OTI. «Il faut être disponible et accepter d’être averti à la dernière minute», relève François Ceyrac. «Il n’y a pas d’obligation non plus. Si un réseau se met en place à Tulle, ce sera plus facile pour trouver au randonneur de quoi dormir».
En règle générale, le pèlerin part dans la matinée pour arriver tôt dans l’après-midi dans la ville ou le village suivant afin d’avoir le temps de se reposer, de s’occuper de ses affaires et de découvrir les charmes de l’étape.

Karène Bellina

Contact  à l’Office de Tourisme de Tulle en Corrèze, Lucie Bouchet au 05 55 26 59 61 ou à tourisme@tulle-en-correze.com.

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