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Thomas Chassagne, un cycliste en pleine ascension

Sport

Cycliste au club Creuse Oxygène Guéret, Thomas Chassagne est aujourd’hui le seul Corrézien à rouler en Division Nationale 1, le plus haut niveau amateur de cette discipline. Des efforts, des récompenses, mais aussi beaucoup de sacrifices. Rencontre.
Être seul en pleine nature et se surpasser, voilà en quelques mots les motivations de Thomas Chassagne, cycliste corrézien aujourd’hui reconnu dans la région, qui enchaîne les courses et les récompenses. Ce 28 juillet, il est sorti vainqueur de la Nocturne de Brive, après 70 kilomètres d’efforts.   
A 22 ans, Thomas fait partie du club «Creuse Oxygène Guéret» en Division Nationale 1 (DN1), le niveau le plus élevé de la pratique amateure. Une satisfaction pour ce Tulliste, arrivé tardivement dans le monde du cyclisme : «J’ai commencé à en faire il y a quatre-cinq ans, en accompagnant mon père, raconte-t-il. La plupart des autres coureurs ont débuté dès l’apprentissage du vélo, alors c’est forcément gratifiant d’être monté si vite».
Diplômé d’un Bac pro Electrotechnique au lycée Georges Cabanis de Brive, Thomas a, dans un premier temps, commencé une formation pour devenir éducateur sportif, avant de la mettre de côté pour se consacrer au vélo. «En parallèle, j’étais licencié au club «Team Elancia» de Tulle,
explique-t-il. Quand j’ai commencé à avoir des résultats, et que mon entourage m’a dit que j’avais un bon potentiel, j’ai saisi cette opportunité et je suis parti à Guéret, parce qu’il n’y a pas de structure en Corrèze pour les très bons niveaux».
Sportif depuis son enfance, Thomas est déjà passé par le foot et le rugby avant de tomber dans le vélo : «Je préfère l’effort solitaire, confie-t-il. J’aime bouger, m’aérer l’esprit. Je trouve aussi que la difficulté est plus grande. Je vais au bout de moi-même à chaque fin de course».

Hygiène de vie

Sous son statut d’amateur, Thomas mène en réalité le même train de vie qu’un professionnel : «Je dois suivre un plan d’entraînement très exigent, reconnaît-il. Je roule environ 20h par semaine durant toute la saison, de janvier à octobre, et je ne peux m’accorder que quatre jours maximum sans vélo. Il n’y a qu’en novembre et décembre qu’on se relâche».
Une rigueur légitime pour un club de DN1 : «On est aux portes du professionnalisme, alors il y a une obligation de résultats. Et puis, on ne peut pas arriver à un tel niveau sans un minimum de pression».
Des contraintes de temps auxquelles s’ajoute un régime alimentaire très strict : «La limite du cycliste, c’est son poids, affirme-t-il.  Il faut éviter le gras, la charcuterie, le fromage... Au début, j’avais un peu de mal, il a fallu s’habituer, mais aujourd’hui je n’ai plus vraiment la sensation de me priver». Sans surprise, la cigarette et l’alcool sont également interdits, et les sorties tardives sont rares. «On a besoin d’un sommeil
régulier. On fait très peu d’écarts».
Des sacrifices qui peuvent peser sur la vie sociale, et sur le moral : «L’entourage en pâtit forcément, concède-t-il. On est rarement chez soi ; les week-ends, je suis presque toujours en déplacement. Il y a des périodes difficiles, où on a marre. Quand on voit tout cet investissement et le peu de
résultats derrière, ça peut donner des coups de mou».
C’est un passage pourtant obligé pour tous les sportifs qui rêvent de devenir professionnels, même si Thomas reste lucide : «Il y a peu d’élus. J’espère me faire remarquer, alors je me donne à 100% dans le vélo, mais si au bout de deux ans ça n’évolue pas, il faudra faire un choix».
Pour l’heure, le cycliste prometteur est sur les chapeaux de roue. Au programme cet été : des courses au Piémont Pyrénéen, en Bretagne et même en Belgique.
De quoi compenser le manque de vacances. «On voit du pays ! » reconnaît-il avec le sourire.

Audrey Paillasse

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