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Baisse drastique des emplois aidés: des effets indésirables ?

Vie associative

La baisse des emplois aidés en Corrèze a et aura des effets sur le tissu associatif. Samedi lors de la fête des associations à Tulle, l’association "Air de jeux" a dénoncé publiquement cette politique qui fragilise un travail de terrain pourtant reconnu.

Sur les tracts des organisations syndicales appelant  à  la manifestation le 12 septembre prochain, on pourra lire sur les listes des revendications la pérennité  du dispositif des emplois aidés,  jugés cet été «inefficaces et coûteux» par le gouvernement en la personne de sa ministre du travail, Muriel Pénicaud. Cette brutale et forte baisse annoncée des contrats aidés a provoqué de vives et nombreuses réactions. Des élus aux responsables associatifs, la mesure passe mal. Elle met en péril la vie d’associations, leur projet, leur rôle au sein de la société et va
fragiliser certains services assurés par les collectivités.
Rappel. Les emplois aidés sont des contrats subventionnés dans les secteurs marchands et non marchands qui ont pour objectif une meilleure insertion dans le monde professionnel. Dans le secteur non marchand, ils concernent le secteur hospitalier et l’Éducation nationale. En cette semaine de rentrée des classes, tout a été fait du côté de l’Etat pour désamorcer les difficultés inhérentes à cette nouvelle donne politique.

«Air de jeux» dépitée

«La majorité des associations fait appel aux emplois aidés pour développer leurs actions sur le territoire. Les emplois aidés sont un tremplin pour financer des emplois pérennes. La suppression des CAE met en danger les associations utiles à la population et entraîne donc des pertes d’emplois» expliquait une membre de l’association Air de jeux samedi à Tulle lors d’un point presse improvisé au cours de la fête des associations.
Air de jeux, une jeune association au travail de fond reconnu, fortement impliquée  sur le terrain, est à l’origine de la création de la ludothèque éponyme au Centre Culturel et sportif à Tulle, dans des locaux prêtés par la municipalité. «Ces associations rendent du service public. Pour peu d’argent public, on fait vivre une activité sur le territoire qui est vraiment utile aux écoles, aux parents, aux enfants. C’est absolument nécessaire. C’est une mauvaise politique de décider brutalement de supprimer les emplois aidés, les contrats d’avenir alors qu’on sait que c’est un mode d’insertion dans l’emploi, un besoin des collectivités, un besoin pour la vie associative et un besoin pour les services rendus à la population» rappelait  avec force l’adjointe au maire de Tulle Dominique Grador. L’association a pu développer ses actions en direction de différents publics sur le pays de Tulle et bien au delà grâce à l’engagement de ses bénévoles. Cela avait abouti à la création l’an passé de deux CAE (Contrats d’Accompagnement dans l’emploi). Ils ne seront pas renouvelés ce mois-ci pour un an et c’est tout un projet fragilisé.
La mauvaise nouvelle est tombée au mois d’août.  «La ludothèque va tourner avec des bénévoles qui vont encore développer une énergie plus ample et plus vaste au risque de s’épuiser ! En 2018, on ne voit pas l’horizon se dégager» constate amère Lola Rouzic, une des deux salariées concernées, désormais au chômage. Sur ses maigres fonds propres, l’association va embaucher un salarié en CDD afin de maintenir ses activités, répondre aux missions de la CAF, un de ses partenaires, et assurer les nombreux contrats déjà signés.
Du côté de l’association Profession sport Limousin, la baisse des emplois aidés ne semble pas un simple coup d’épée dans l’eau. Avec 237 salariés représentant 37 ETP dont trente permanents, la part des emplois aidés se monte à 55.000e pour un budget global de 1,3Md’euros.
«C’est important dans nos métiers, les structures adhérentes où l’on fait de l’animation sportive. 95% de nos salariés titulaires se sont faits par le biais des emplois aidés. On va vers de vraies difficultés même si nos missions ne sont pas remises en cause. On est présent dans l’activité péri-scolaire. Le retour à la semaine de quatre jours l’an prochain, la baisse des aides aux collectivités, ce sont autant d’incertitudes pour l’avenir» analyse Emmanuelle Roux, la directrice.

Serge Hulpusch

Commentaires

il est temps que des responsables et élus se rendre compte que emplois aidé, ça veut dire que pour avoir le salaire de la personne ou des personnes les 1500 € on fait tout un circuit entre les prélèvements sur nos fiches de paye de salariés et de chef d'entreprise, nos impots et ça reviens dans le villages mais les 1500€, en on couté 2000€ et + avec responsable de la gestion des contrats et de nombreux étages se créer , mais si un maire a des couples jeunes et donc des rentrés d'argent, il doit pouvoir assuré les écoles et son personnel .

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