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Ressource en eau : l'adaptation coule de source !

Climat

Quelles conséquences le réchauffement climatique aura sur la ressource en eau sur le bassin de la Dordogne d’ici 2050 ? Tel était l’enjeu du forum local organisé dernièrement par l’Agence de l’eau qui regroupait les différentes parties prenantes de l’eau, des collectivités aux agriculteurs.

Ressource en eau moins abondante et plus variable, dégradation de la qualité de l’eau des rivières, biodiversité aquatique fragilisée, sécheresses et inondations plus fréquentes et plus intenses, les perspectives à l’horizon 2050 imposent d’agir au plus vite et plus fort dans l’ensemble du bassin Adour Garonne. «Si nous ne changeons pas nos pratiques nous irons au devant de difficultés majeures» avance Françoise Goulard, experte en recherche et prospective au sein de l’agence de l’eau. L’enjeu est de taille. En ce sens l’agence de l’eau a réalisé un diagnostic de vulnérabilité du bassin de la Dordogne avant de mettre tous les acteurs autour de la table avant d’élaborer de concert un plan d'adaptation. Que se passerait-il sur le bassin si on avait le climat de demain avec nos activités d’aujourd’hui. Tel est le postulat de départ de ce diagnostic.
Un diagnostic «assez sévère» sur le Sud-Ouest même si le bassin de la Dordogne reste moins touché par le réchauffement climatique qu’ailleurs, notamment grâce à ses multiples affluents et ses réserves d’eau. «Sur tous les sous-bassins du territoire on s’attend à une élévation de la température de l’air de l’ordre de 2° C en moyenne annuelle avec des épisodes caniculaires l’été, suivis d’une arrière saison plus chaude. Cette hausse de la température va automatiquement provoquer un renforcement de l’évapotranspiration des végétaux naturelle qui aura des conséquences sur le cycle de l’eau. On peut s’attendre à une baisse de l’ordre de 30% des débits des cours d’eau combinée à une hausse de la fréquence des sécheresses» détaille l’experte de l’agence de l’eau. Ces tendances «lourdes et robustes» sur les températures laissent place à moins de certitudes sur la pluviométrie, même si une fois encore la Dordogne n’est pas la plus mallotie en la matière. Mais hausse des températures et baisse des débits font mauvais ménage et font peser des risques réels sur la qualité de l’eau. «Ces facteurs combinés entraînent des problèmes sanitaires en favorisant le développement de cyanobactéries. Un risque particulièrement pris au sérieux sur le bassin de la Dordogne qui compte énormément de plans d’eau, donc d’eau stagnante» souligne l’experte, sans oublier la sensibilité des eaux souterraines. «En terme de recharge des nappes phréatiques, en amont de bassin, une vulnérabilité particulière existe autour de la Corrèze et du Cantal qui peut questionner sur la sécurisation de la ressource en eau potable» ajoute-t-elle.
L’autre inquiétude concerne évidemment la préservation de la biodiversité dans un bassin qui sert de réserve avec ses tourbières, ses zones humides et Natura 2000. «Des écosystèmes qui fonctionnent moins bien ce sont des écosystèmes moins résiliants qui sont moins capables d’encaisser des chocs» indique Françoise Goulard. Fort de son constat, l’heure est à la réaction et vite. «Dans six mois, un groupe de réflexion aura élaboré des pistes d’actions pour voir ce qui peut être fait sur chaque  territoire et mettre en place un plan d’adaptation au réchauffement climatique. L’idée est de récupérer toutes les bonnes idées» explique Bruno Leménager, directeur territorial Atlantique Dordogne de l’Agence Adour-Garonne.
«On ne peut pas avoir que des retenues d’eau ou des changements de pratiques. La solution passera forcément par les deux. Reste juste un équilibre à trouver».
Contributions des collectivités, élus, associations, et acteurs de l’eau vont donc venir compléter ce diagnostic qui sera présenté en décembre au comité de bassin. Adopté en juin prochain, le plan d'adaptation au changement climatique du Sud-Ouest regroupera ces mesures permettant peut-être de faire face aux incidences du changement climatique.

Mathieu Andreau

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