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Plus de mille manifestants dans les rues de Tulle pour protéger le service public

Social

Plus d’un millier de personnes ont manifesté dans les rues de Tulle ce mardi pour la sauvegarde du service public. Fonctionnaires mais aussi salariés du privé, retraités, chômeurs, ont répondu à l’appel de l’intersyndicale (CGT,  FSU,  FO, Solidaires, CFDT, CFE-CGC, UNSA, CFTC, FA) afin de défendre le bien commun. On n’avait pas vu une intersyndicale aussi large depuis très longtemps. Emmanuel Macron a réussi à faire l’unité... contre lui !
Ils étaient plus de mille «fainéants» à défiler dans les rues de Tulle pour protéger le service public. De nombreux fonctionnaires étaient présents dans le cortège bien sûr (enseignants, hospitaliers, territoriaux...) mais aussi des salariés du privé (BW, Nexter, Deshors...),  des représentants associatifs, des retraités, des chômeurs, des militants politiques communistes et insoumis, des métallos. Après un rassemblement au pied de la tour administrative, les manifestants se sont rendus à la préfecture en passant le long des quais avec sifflets, trompes, cresselles, pétards, chants de lutte dans la sono et l’envie de faire un maximum de bruit pour se faire entendre. «C’est notre intérêt commun qui est en jeu, tous les citoyens ont leur mot à dire», estime une manifestante.
La suppression de 120.000 postes dans la fonction publique figure toujours au programme du gouvernement. Une mesure que les salariés du public ont du mal à avaler, d’autant plus qu’elle s’ajoute au rétablissement du jour de carence, au gel du point d’indice, à l’augmentation de la CSG. «Celle-ci ne sera pas compensée», commente Didier, secrétaire général UNSA Territoriaux pour la Ville de Tulle. «Les conditions de travail se dégradent. On demande beaucoup aux agents des collectivités et de plus en plus, mais la baisse des effectifs est sensible», ajoute-t-il.
Le manque de moyens c’est aussi ce que dénonce Pascale, fonctionnaire d’Etat et agent d’accueil. «Il n’y a pas assez de monde dans les services, le travail devient stressant. On a des réformes mises en place qui ne correspondent pas à certaines populations, comme les plus âgées qui n’ont pas Internet. Et nous n’avons pas toujours les moyens humains pour les aider, ni les moyens matériels. Nos applications tombent en panne, c’est une bagarre de chaque instant. J’en suis venue à écourter mes semaines car j’y laisserais la santé !», ajoute-t-elle, un panneau à la main. Les hospitaliers subissent aussi de plein fouet les mesures de restriction budgétaire. Le personnel soignant, en blouse blanche, a fait entendre sa voix.
L’USD CGT a mis en garde les usagers sur le «danger» du Groupement Hospitalier de Territoire (GHT) qui se met en place. Le syndicat estime qu’à court terme, «des services vont disparaître comme la maternité, la gynécologie, la pédiatrie, la néonatalogie, la chirurgie. Rien ne doit échapper à la logique du profit et de la finance».
Dominique est venue d’Ussel avec ses collègues infirmières exprimer son ras le bol. «On travaille en mode dégradé avec des absences qui parfois ne sont pas remplacées, car les effectifs ont diminué. On fait notre boulot quand même pour les patients car on a une conscience professionnelle mais on n’est pas satisfait» confie-t-elle, pointant aussi le manque de considération au sommet de l’Etat. «Notre travail n’est pas reconnu. Cela devient un hôpital usine où il faut produire et rapporter. On nous demande presque de choisir les patients. Mais ce n’est pas notre philosophie. On veut accueillir tout le monde, tous les patients, quelle que soit leur maladie», poursuit la secrétaire CFDT de l’hôpital d’Ussel.
Les enseignants étaient aussi fortement représentés. Yves est un instituteur à la retraite mais il a fait le chemin depuis Saint-Sornin-Lavolps pour «soutenir les jeunes. Quand des mesures sont prises par le gouvernement, c’est toujours à notre détriment. L’augmentation de la CSG va grever notre budget. Je ne sais pas vers quel avenir on s’oriente mais c’est déplorable si on continue comme ça», souffle-t-il. Pour Béatrice Gauthier de la FSU, dès qu’un acquis social est obtenu de longue lutte, l’Etat fait deux pas en arrière. Cette enseignante ne supporte pas les provocations. «On se fait traiter de fainéants, insulter par nos propres patrons. Mais sans la fonction publique, ce serait la magouille généralisée dans le pays. Le système fiscal est à revoir pour cesser de toujours prendre aux pauvres. A force de tirer sur la ficelle, elle va finir par casser», prévient-elle.
Les postiers de Larche, en grève depuis lundi, étaient du cortège. Ils demandent deux postes supplémentaires pour faire face à leur charge de travail. «Dans notre secteur, la population a augmenté de plus de 20%. Nous avons de plus en plus de colis à transporter, d’objets spéciaux (lettres recommandées) les heures supplémentaires ne sont pas récupérées», explique un facteur. Le mouvement se poursuit aujourd’hui et s’élargit car un préavis de grève a été déposé à Ussac !

Karène Bellina

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