Le projet de l’unité de production de pellets torréfiés inquiète des habitants

Bugeat-Viam

L’association «Non à la montagne-pellets» organise une réunion publique ce soir soir à 20 heures au Foyer rural de Bugeat pour parler du projet d’usine à pellets torréfiés sur la zone bois de Bugeat-Viam.
Ce projet est porté par Carbon’Ingen’R Bugeat-Viam (CIBV), une filiale de la société SOMIVAL cofinancée par le fonds régional Dynalim et par le groupe Eiffage. Il consiste à broyer du bois vert pour produire des pellets torréfiés afin de fournir en combustible des centrales électriques fonctionnant au charbon. A terme, il devrait aboutir à la première unité industrielle en Europe de production de pellets torréfiés à partir de bois énergie.  L’objectif est de produire 45.000 tonnes par an dans une première phase en prélevant 100.000 tonnes de «biomasse» provenant de souches, branchages, rémanents forestiers ou de taillis dans un rayon de 80 km autour du site.
La SOMIVAL souhaite implanter son unité de production sur la zone bois de Bugeat-Viam, à proximité de la gare de fret. Cette plate-
forme de 27 hectares avait été créée dans les années 2000 par les collectivités locales pour accueillir une aire de stockage bois. Dans le cadre de ce projet, elle pourrait être valorisée. La société met en avant les créations d’emplois potentiels : vingt pour le stockage et la transformation et entre trente et quarante en forêt pour la collecte et la logistique. Elle souligne aussi le développement économique local de la filière bois et agricole assurant «la valorisation des fonciers traités soit par une replantation soit par une remise en état pour exploitants agricoles». Ce projet ne fait pas l’unanimité parmi les habitants de la montagne limousine. Une association a vu le jour dernièrement pour s’opposer à l’implantation de l’usine. «Non à la montagne-pellets» s’inquiète de la pollution générée par «les poussières, le bruit, les odeurs permanentes», les emplois menacés «par la dégradation des conditions de vie locales dans le sport et le tourisme», par exemple. Elle regrette «le peu d’informations qui circulent auprès des habitants» et dénonce «un discours écologique douteux». L’association s’interroge sur l’impact environnemental sur les forêts, les sols et l’eau et craint «un problème de santé publique». «Il nous semble que ce type de projet a tout d’une entreprise mensongère et dévastatrice, mêlant captation d’argent public, enjeux boursiers, intérêts à court terme et destruction de l'environnement social et naturel», indique-t-elle. Elle ne veut pas voir «un désert en lieu et place de la montagne limousine» !

contact : nonalamontagnepellets@riseup.net.

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