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Quand la cueillette des champignons vire à l’aventure !

Publication

Spécialiste ès mycologie Benoît Peyre présentera cette année son onzième ouvrage à la Foire du livre. Un carnet de route et d’aventures sur les traces des morilles de feu dans le Grand Nord.

La cueillette des champignon, une grande aventure ? Le parallèle a de quoi laisser sourire. Et pourtant c’est le tour de force qu’a réalisé le spécialiste des champignons, Benoît Peyre, qui a délaissé la Corrèze pour les grands espaces de nos cousins canadiens. Adieu souvenirs et anecdotes de cueillettes, relatés dans Aventures et Mésaventures d'un chercheur de Champignons en 2016, place au grand frisson avec A la poursuite des Morilles de Feu dans lequel Benoît Peyre  retrace sous la forme d’un carnet de route, un étonnant voyage sur un phénomène tout aussi surprenant et méconnu. Les vastes étendues de forêts canadiennes sont victimes chaque année d’innombrables incendies. Dans ces paysages dévastés faits de cendres et de bois calcinés la nature réserve pourtant quelques surprises. Le vivant y reprend peu à peu ses droits et l’une des pionnières en la matière est la rare et très prisée morille.
Un phénomène qui n’a pas manqué d’attiser la curiosité de notre expert qui pendant dix jours, en juin 2016, s’est lancé dans l’aventure accompagné d’un ingénieur forestier local, passionné des morilles de feu et d’une baroudeuse amatrice de grands espaces. «Cette quête était pleine d’incertitudes. Avec plus de 2,66 Mha ravagés par les flammes chaque année au Canada encore fallait-il trouver une zone propice à ce phénomène. Car celui-ci ne survient qu’une seule année après l’incendie». Autant dire que le morilleur n’a pas le droit à l’erreur dans le choix de la zone à explorer au risque de ne crapahuter pour rien, si ce n’est pour entretenir sa condition physique. «Encore plus qu’une cueillette traditionnelle celle-ci avait tous les atours d’une chasse au trésor» commente l’auteur.
Aiguillé par un ami ingénieur spécialisé de l’analyse infra rouge des feux «pour trouver la concordance entre le feu et la pousse», c’est finalement sur la chaîne côtière au Sud de Vancouver, que l’équipe a tenté sa chance dans une zone où 12.000 ha de forêt étaient partis en fumée.   Un périple à la dure, dans les bois,  le froid, au milieu des ours et pas âme qui vive à des kilomètres à la ronde. Sur les traces de ces précieuses morilles de feu, l’auteur a réuni plus de 300 clichés mis en mots par ses soins pour conter cette palpitante aventure d’une cueillette hors du commun. Soixante-douze kilogrammes de morilles cueillies plus tard, si c’est  d’abord l’aventure humaine que retient l’homme, c’est bien ce phénomène que voulait capter l’auteur photographe. Car au delà d’un cercle de «morilleurs» initiés qui se limitent à quelques milliers de personnes, seuls peu de livres avaient abordé ce mystère fongique. Une cueillette qui peut même s’avérer plus que lucrative pour certains qui en trois mois font des morilles leur beurre pour l’année. Mais dans ces vastes étendues de Colombie-Britannique, le pragmatisme de notre aventurier cueilleur corrézien ne tarde pas à refaire surface. «Ce sont des milliers de tonnes qui ne sont pas exploitées chaque année. Et dieu sait que ce n’est pas lourd une morille».

L’auteur sera présent les 10, 11 et 12 novembre au kiosque 21 de la Foire du livre.

Mathieu Andreau