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L’école rurale gagne dix points

Education

Le  comité technique paritaire s’est réuni hier à Tulle pour discuter de la carte scolaire de la rentrée 2018. Ecole occupée à Chanteix, manifestation devant la cité administrative à l’appel des syndicats ont marqué la journée. Neuf postes à rendre mais dix classes de sauver !

L’élaboration de la carte scolaire  2018 cristallise des mécontentements tous azimuts en Corrèze, à la ville comme à la campagne. A commencer par le boycott lancé mardi par le président du Conseil départemental Pascal Coste envers le préfet de la Corrèze ! Plus aucune discussion avec l’Etat jusqu’à l’annonce d’aucune fermeture d’école dans le département, sauf en accord avec les maires concernés et aucune suppression nette de poste d’enseignant. Des élus concernés, il y en avait devant la cité administrative avant la réunion du comité technique paritaire (CTP). Aux côtés de parents, d’élèves, de représentants  syndicaux SNUipp-FSU, UNSA-Education, FO, de  responsables politiques, les élus ont dit leurs craintes sur les
fermetures de classes  envisagées  à Malemort, Chanteix, Meilhards, Salon-la-Tour, Meyssac, Tulle, Monceaux-sur-Dordogne, Servières-le-Château, Beaulieu-sur-Dordogne... «On s’est battu il y a deux ans pour sauver un poste. Il a été partagé avec la commune d’Altillac. Aujourd’hui on fait machine arrière avec la suppression d’un demi-poste. Si on ne respecte plus les pôles communaux d’écoles, où  va-t-on?» s’interroge Dominique Cayre, maire de Beaulieu. De nombreuses écoles rurales sont visées par des fermetures de classe. Le maire de Salon-la-Tour,  Jean-Claude Chauffour, déplorait «un sentiment d’abandon».
Outre ce rassemblement à Tulle, de nombreuses actions ont été menées devant les écoles de Malemort, Lubersac, Chanteix mobilisant des dizaines de parents d'élèves... «Avec une classe en moins on aurait dans une seule classe cinq niveaux, du CP au CM2, sur un effectif de 25 élèves. Ce sera ingérable au plan pédagogique. On a vite compris que si on ne faisait rien, on n’aurait rien» explique  Hélène Lebocey dans l’école de Chanteix occupée de manière festive. Il n’y a pas qu’en zone rurale que les suppressions de poste sont prévues. A Tulle, l’école primaire de Virevialle-Baticoop et l’école maternelle de Turgot sont aussi menacées : «On est dans une école où la mixité sociale est importante. On a besoin d’accueillir tous les enfants pour que tous réussissent. Ils requièrent des moyens qui doivent être considérés comme nécessaires» rappelle Dominique Grador, Première adjointe au maire de Tulle.
La baisse globale des effectifs dans les écoles est bien réelle mais ce n’est pas un élément suffisant aux yeux des syndicats : «Nous savons que nous allons devoir rendre neuf postes mais nous ne cautionnons pas le projet de carte scolaire tel qu’il est proposé puisqu’il détricote l’école rurale pour créer les nouveaux dispositifs ministériels de CP et de CE1 dédoublés dans les écoles d’éducation prioritaire. Toutes les écoles qui défendent leur classe ont une légitimité à le faire. L’excuse mathématique, ce n’est pas une réponse à apporter» souligne Karine Rossander, secrétaire départementale du SNUipp-FSU 19.  La réunion du CTP entre l’IA-DASEN  Daniel Passat et les  organisations syndicales s’est déroulée dans un climat «apaisé». Daniel Passat a fait des annonces positives en rendant une nouvelle copie (lire encadré) surtout en zone rurale. Dix classes menacées devraient rester ouvertes à la rentrée 2018.   Il y aura néanmoins neuf postes rendus à la rentrée. La baisse des effectifs serait de 400 élèves : «Le département aurait pu rendre jusqu’à 24 postes. Il n’en rend que 9. On améliore le taux d’encadrement des élèves de manière globale de 5,93 à 6,02 professeurs pour 100 élèves» pointe Daniel Passat. L’IA-DASEN souhaite que «le dialogue se réinstalle» avec le Département «nous avons la même vision d’un territoire et l’idée qu’il faut préserver l’école rurale dans ce département. C’est sa caractéristique».
D’ici le CDEN du 7 février prochain, les consultations vont se poursuivre entre l’IA, les élus et les écoles.

Serge Hulpusch


Les dix classes maintenues
L’IA-DASEN a annoncé  hier soir le maintien de 10 classes en Corrèze à : l’école primaire de Brignac-la-Plaine ; l’école maternelle de Meyssac ; le RPI Saint-Solve/Vignols ; l’école maternelle de Cosnac ; l’école maternelle de la Grande Borie à Malemort ; l’école primaire de Servières-le-Château ; l’école élémentaire de Chanteix ; le RPI de Masseret-Salon-la-Tour ;   le RPI de Eyrein/Sarran/Vitrac et le RPI de Chartrier/Chasteaux.

Rassemblement contre la fermeture de classes en Corrèze

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