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Une vente en lots à vau-l’eau ?

Energie

Le député européen Jean-Paul Denanot  a effectué hier une visite du barrage du Chastang. Une visite de travail motivée par l’avenir des concessions hydroélectriques françaises dans le cadre de leur mise en concurrence voulue par l’Union Européenne. Devant l’intersyndicale, le député a défendu le service public. 

Le dossier «politique» des concessions hydroélectriques après une phase de sommeil prolongée se réveille brutalement avec des maux de tête  pour  les tenants d’un service public de l’énergie...
Lancé sous la présidence Sarkozy, endormi du sommeil du juste sous celle de François Hollande, le dossier du renouvellement des concessions  hydroélectriques françaises émerge à nouveau sous l’ère Macron avec le visage de  l’urgence biberonnée à la sauce libérale  européenne.
En Corrèze, cela  concerne des concessions sur la Dordogne détenues par l’opérateur historique EDF et en moindre mesure la SHEM.
Le déplacement du député socialiste, ancien président du Conseil régional du Limousin, a fait suite à la mobilisation des hydrauliciens venus manifester à Strasbourg le 13 mars dernier pour sensibiliser l’opinion publique et les parlementaires européens à l’avenir des concessions suite à la mise en demeure de la Commission européenne en date du 22 octobre 2015.
Une ânerie,  le bon élève et redenat
En février 2016, le député Denanot avait posé une question orale en séance plénière afin de mettre en lumière ce dossier autrement que sur le  prisme de l’économie : «Il y a eu une très forte majorité d’élus toutes tendances politiques confondues pour dire que c’est une ânerie ! La mise en concurrence de l’hydraulique n’est pas une solution. J’ai cru que le problème était réglé et ça ressort aujourd’hui. Le gouvernement français veut être le bon élève de l’Europe et a envie  de donner satisfaction à cette demande de mise en concurrence» constate le député socialiste devant les  représentants de l’intersyndicale. Dans une lettre ouverte en date du 3 avril 2018, l’intersyndicale CFDT-CFE-CGC-CGT-FO a écrit une nouvelle fois au président Macron pour lui faire part de leurs inquiétudes sur l’orientation politique d’un dossier piloté par Matignon et non par le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot.
L’intersyndicale craint la mise en concurrence «rapide et libérée» des concessions hydroélectriques, avec son flot d’effets négatifs sur les territoires en terme de sécurité, d’emplois... Elle déplore que seul la France ait choisi de poursuivre sur la voie d’une mise en concurrence alors que d’autres pays européens ont fait soit marche arrière, posé des barrières législatives pour empêcher une mainmise sur ce secteur stratégique ou  bien   nationalisé leur outil de production !
«Nous, on veut que politiquement la France dénonce une mise en demeure infondée, injuste qui n’a plus lieu d’être» s’insurge Fabien Loicq du syndicat CFDT de ce diktat européen.
«Si cette ouverture à la concurrence se fait, les opérateurs ne vont pas aller chasser les ouvrages non rentables mais chercher ceux rentables, ça va dégrader la situation financière d’EDF et avoir un impact sur ses salariés» pointe Vincent Hurbain du syndicat CFE Energie. Il rappelle qu’en janvier dernier, l’Etat français a rendu à la commission européenne une NAF (Note des Autorités Françaises) «sans aucune concertation, échanges  préalables avec aucune partie prenante. C’est un coup de massue. On ne comprend pas cette méthode-là».
Au niveau de l’emploi local, l’intersyndicale cite l’exemple des 90 agents du site de Brive d’EDF. Quid de leur emploi si un nouvel opérateur est retenu ?
L’intersyndicale rappelle qu’EDF a écrit dans son cahier des charges le projet de la STEP de Redenat à 1,5Mards d’euros d’investissement sur 5 ans et 500 emplois directs à la clé. «EDF est le seul opérateur à avoir ce projet dans ses cartons. Si demain, le gouvernement français prend la  décision de prolonger  la concession Dordogne à EDF, elle met sur la table Redenat. On prend à défaut cette mise en concurrence qui dirait qu’on n’investit pas. Si on investit. C’est aussi une opportunité de pouvoir développer la loi de Transition énergétique car cette loi le permet» souligne Alain Leyrat (CFDT).
La question du service public de l’énergie et celle de la gestion de l’eau entre en jeu sur ce dossier. «La  proposition  du  Gouvernement,  outre  le   fait  qu’elle  fait  fi  de  la  Loi  pour  la  Transition Energétique  et  la  Croissance  Verte  d’août  2015  et  donc  des   modalités  d’évolution  des  concessions est clairement contraire aux intérêts de la France et des Français» écrit-elle au Président Macron.
A l’issue  d’une réunion à Matignon, le 7 février,  l’ouverture des concessions pourrait être effective dès 2018 sous la forme de lots de concessions  sans «cohérence de vallée» dénoncent les syndicats.
L’intersyndicale prévient, elle va mener des actions «fortes» et innovantes  !

Serge Hulpush

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