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L’opposition aux pellets en marche

Energie

A l’appel de l’association Non à la Montagne-Pellets, quelque 150 personnes ont manifesté hier en début d’après-midi sur le site de la future usine à pellets de Bugeat-Viam. Ils ont défilé derrière un cercueil, symbolisant la mort du PNR de Millevaches. L’association a confirmé des recours administratifs à venir.

L’opposition au projet d’une usine  à pellets torréfiés en Haute-Corrèze ne faiblit pas.
Après la publication officielle par  le Préfet de la Corrèze le 30 mars dernier  d’un arrêté d’autorisation ouvrant à la création d’une unité de fabrication de pellets torréfiés sur la zone du bois de Bugeat-Viam, l’association Non à la Montagne-Pellets avait indiqué qu’elle ne resterait pas les deux pieds dans le même sabot.
C’est même des bottes que le plupart des opposants au projet avaient chaussé hier sur un plateau de Millevaches douché par un pluie froide  continue.
Environ 150 personnes ont sagement défilé de l’entrée de la gare-bois de Bugeat à la partie Ouest  du  site où  la  société  Lyaudet  Ingen’R transformera un jour peut-être   rémanents  et  souches  de  bois  en plaquettes forestières, avant que ces mêmes plaquettes soient  métamorphosées en pellets torréfiés par la société Carbon Ingen’R Bugeat-Viam (CIBV) sur la partie Est de l’usine.
Un endroit où sont d’ores-et-déjà stockées en andin des tonnes de souches d’arbres.
Cela préfigure  un futur site industriel d’une surface  imperméabilisée   totale de 9.000 m2 (voirie et parking compris).
Le pnr est mort !
Sur la voiture ouvrant le cortège, un cercueil noir est posé et les volutes d’une musique funèbre élégiaque montent vers le ciel : «On enterre le Parc Naturel de Millevaches et sa zone classée. Son président a fait la démonstration  dans les dernières semaines qu’il ne servait plus à rien. Il s’est senti autorisé à adhérer à l’association d’élus pour l’installation de projets industriels en Haute-Corrèze.
Cela ouvrait la voie à l’implantation à cette usine biomasse en plein cœur du PNR. On a jugé que c’était le signe de la mort clinique du PNR»  s’amuse pince sans rire Benjamin,  quant à la mise en scène.
Pour rappel, 30.000 tonnes de bois seront prélevées sur le périmètre du PNR sur les 113.000T totales.
Parmi les manifestants, Thierry Lettelier, maire de La Villedieu, en Creuse.
Sa commune est directement concernée par la zone de  prélèvement de bois de l’usine sur un rayon de 80km.
«C’est un moment où on parle beaucoup de la filière bois et de ses pratiques. Les gens sont sensibilisés sur les activités industriels. Ici, c’est un projet où on prône le dessouchage, ou si ce n’est plus à la mode, on va taper dans les taillis. Couper des centaines d’hectares pour aller faire de la biomasse  à Paris ou en Allemagne, ce n’est pas la solution. Ce sont des camions, du trafic, de la pollution et très peu de retombées économiques pour le territoire» estime l’élu.
Des recours à venir
Au plan légal, l’association Non à la Montagne-Pellets a jusqu’au 19 juin prochain pour contester le projet.
«On va déposer un recours au tribunal administratif et au greffe en référé. Le tribunal des référés va statuer sur le fait d’arrêter le projet ou pas. On pense que le dossier sur l’impact de l’usine pose question. A été soumis à ICPE (Installations classées pour la  Protection Environnement NDLR) que le projet de la société Carbon Ingen’R de torréfaction des pellets. ça n’a pas été le cas pour  la société Lyaudet  Ingen’R qui va s’occuper de l’approvisionnement en plaquettes. Cette société n’a pas été soumise  à l’étude d’impact.  On considère que c’est un problème» précise Elie.
Le porteur du projet Pierre-Henri Gaudriot envisage de lancer la production d’ici un an.
Il a annoncé dans les colonnes de La Montagne que les pellets seront vendus en totalité à la Compagnie parisienne de chauffage urbain pour remplacer le charbon d’une unité à Saint-Ouen.

«La forêt limousine n’est pas une usine à charbon» lançait pourtant un opposant.

Serge Hulpush

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