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Un brin de printemps social

1er Mai

Ce 1er Mai 2018 aura connu une faible mobilisation.
Le joli mois de mai a timidement débuté sa ronde sociale. Ils étaient environ 150 personnes à Tulle et à Brive et une centaine à Ussel à se  rassembler à l’appel de l’intersyndicale. A la convergence des luttes tant espérée, le temps du muguet a laissé place à une mobilisation syndicale  en ordre dispersé. FO Corrèze a fêté son 1er Mai  dans son entre-soi tandis que l’UNSA avait choisi de la jouer en solo sur la place Berteaud à Tulle.
Exit la CFDT.
Pourtant le terrain social depuis l’élection du président Macron est sous pression. Les réformes succèdent aux réformes à la vitesse grand V. La  bataille du rail engagée entre des syndicats soudés et le Gouvernement pourrait être le point de fixation qui fait défaut : «On regrette qu’on n’arrive pas à se mettre tous d’accord. On a sollicité toutes les organisations syndicales du département. FSU et Solidaires ont répondu. On n’est pas isolé.
A priori ce sont les autres qui sont seuls, pas nous. C’est l’unité qui permet d’arracher des avancées sociales. La convergence des luttes en mai 68, c’était exactement ça» constate Sylvain Roch, Secrétaire départemental de l’UD-CGT  Corrèze.
Sous la halle du marché de la gare à Tulle, une exposition portait justement sur Mai 68 au plan national et départemental.
On pouvait lire dans le journal Le soir de la Corrèze en date du 6 juin 1968 que le Conseil général d’alors avait voté «60.000 francs en faveur des  grévistes». Autre temps, autre mœurs politiques. Hier, le PCF de la Corrèze vendait des badges en soutien aux cheminots en lutte :  «Traditionnellement les communistes sont présents le 1er mai avec le muguet. Nous sommes partie prenante de cette Fête des travailleurs. On est à la fois pour le 1er Mai, son symbole et être avec ceux qui luttent» précise Alain Guilbert, Secrétaire de la Fédération du PCF de la Corrèze.
Le profit de la vente des badges et  du muguet sera intégralement reversé aux grévistes au niveau national.
A Brive, la marche n’était pas de rigueur où militants et syndicats ont préféré se rassembler sur le parvis de la gare et se passer le micro pour dire  l’urgence d’agir. Quelque 150 personnes attentives et bien campées sous les drapeaux CGT, FSU, Sud Solidaires, Mouvement de la Paix, PCF et France Insoumise sont venues écouter, s’exprimer, échanger. Thierry Rousseau, secrétaire général de l’UL CGT de Brive témoigne  : «En trois mois, on a triplé de volume la demande des salariés pour des conseils juridiques. Nous n’avons pas assez de militants pour recevoir tous les salariés. C’est la preuve qu’il y a quelque chose qui s’opère dans notre pays. Les salariés sont en train d’écouter et de comprendre la parole du syndicaliste». A l’instar de la SNCF, où les cadres «rejoignent indirectement [la] lutte des cheminots criminalisés et fustigés depuis des mois (...). Rien est acté, on a jusque fin juin où le Premier Ministre reçoit l’ensemble des syndicats autour de la table. C’est une première brèche. On continue à porter le débat, car on se rend compte que le dossier est très mal connu des équipes à Macron qui ne connaissent pas le fond de la réforme. On reste solidaire, on ne lâchera rien. On a une contre proposition. Nous aussi, on porte  une réforme de la SNCF» explique Stéphane Beltran de la CGT Cheminot. Des luttes se propagent qui laissent à penser : quelque chose de pourri en macronie ?
A Ussel, le défilé a donné lieu à des prises de parole. La première a rappelé l’importance de cette fête des travailleurs et des événements anti-sociaux qui se produisent sous le gouvernement Philippe. «L'extrême-droite entre dans les facultés et tabasse les gamins, génération identitaire fabrique ses frontières, avec la bénédiction du gouvernement. Pour rappel, le capitalisme se nourrit des guerres. Il faut que nous nous unissions pour écrire notre histoire, celle du monde ouvrier».
L’appel à la grève du mouvement des cheminots du 3 mai a été évoqué ainsi que l’existence d’une caisse de lutte au local de la place Verdun. Les thèmes de l’enseignement, des retraites, de l’économie, des services publics ont été abordés par les syndicats : «La politique mise en œuvre par Macron est la preuve de la puissance de l’argent : c'est un retour sur investissement pour les plus riches. Macron a une légitimité démocratique,  mais il laisse sur le bord du chemin les valeurs de la démocratie : la loi asile votée récemment est la preuve qu'on abandonne la fraternité».
Et de conclure en guise d’avertissement «il faut bien comprendre que céder sur un acquis c’est céder sur tous les acquis»...