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ESS : pas capitale, essentielle !

Économie sociale et solidaire

Concilier intérêt collectif et activité économique lorsqu’on est entrepreneur, c’est faisable. Cela s’appelle l’économie sociale et solidaire autrement dite ESS. L’atelier collaboratif de La Toupie, basé à Ayen, accueillait les Rencontres régionales EssPresso le 27 septembre dernier.

Mais qui sont ces gens bizarres qui souhaitent entreprendre avec un modèle économique qui défend le fonctionnement démocratique, l’intérêt collectif et l’utilité sociale ? Loin d’être de doux rêveurs, ces entrepreneurs ont une conscience accrue de l’organisation sociétale. Ne pas s’en extraire mais agir, travailler, œuvrer, construire des modes de fonctionnement basés sur l’intelligence collective. Une théorie en action : ils sont quelque 22 576 établissements employeurs en Nouvelle Aquitaine, 3000 en Limousin* à s’inscrire dans ce modèle économique moins capital et plus essentiel. «En Nouvelle Aquitaine, un emploi sur 6 est porté par une structure ESS. En milieu rural, la proportion est plus élevée» précise Karl Courgnaud de la chambre régionale de l’économie sociale et solidaire Nouvelle-Aquitaine (CRESS NA).
Un EssPresso s’il vous plaît !
Jeudi matin, l’atelier associatif et participatif La Toupie accueillait la deuxième édition des Rencontres EssPresso en Corrèze  organisées par la CRESS NA. En 2017, le tiers lieu le 400 hébergeait l’événement.
Patrick Ganille vit à Ayen. Il est à l’initiative de cet étrange atelier de menuiserie où l’on peut entendre des concerts, réaliser son escalier, sa porte, son meuble, s’essayer à l’art pictural voire peindre en écoutant des musiciens en live ! Pour lui, accueillir les EssPresso est une évidence. Son entreprise relève de l’ESS. «J’ai été artisan pendant 27 ans ; je suis aujourd’hui un passeur de savoir-faire. J’accueille toutes les personnes qui ont un projet de réalisation bois. Elles font elles-mêmes leur projet et j’anime les ateliers».
Patrick va même plus loin puisqu’il organise avec l’artiste-peintre Reg Alcorn des séances de peinture en musique. «La vie et les idées s’organisent en milieu rural» défend-il. Et pendant que la vingtaine de participants s’affairent à échanger pour faire connaître son activité, qu’elle soit de services, agricole ou artisanale, Reg Alcorn et deux stagiaires sont à l’œuvre.
Des idées & des humains
La matinée aura permis aux acteurs locaux de l’ESS d’entrer en synergie, à l’instar de Bernard Bianchi venu au nom d’Iriscop, une coopérative d’entrepreneurs solidaires basée dans le Périgord voisin qui souhaite se faire connaître dans le département. Vous souhaitez devenir berger, élagueur, maraîcher...? Le statut d’entrepreneur en solo ne vous sied que moyennement ? Iriscop soutient votre initiative et votre goût d’entreprendre. Vous signez un contrat CAPE (contrat d’appui au projet d’entreprise), vous développer votre activité au sein d’un réseau et vous devenez entrepreneur salarié associé. Iriscop se charge de votre suivi administratif et comptable, vous avez une fiche de paie, vous cotisez aux différentes caisses. Vous faites partie d’un collectif humain à haute valeur ajoutée.
Pour sa part, Yannick Puisset présentait Coop&Bat. Cette coopérative a les mêmes pratiques collaboratives qu’Iriscop mais elle est spécialisée dans le bâtiment. Basée en Gironde, elle part à la conquête de la nouvelle région. Une signature de convention avec le CFPC de Brive est prévue
à la mi-octobre. Yannick Puisset raconte concrètement les choses : «Un frein, le dernier logiciel pour bâtir une charpente coûte cher. Une solution, mutualiser l’achat dudit logiciel. Les membres de Coop&Bat investissent, l’outil est partagé sur un serveur. Autre exemple : la garantie décennale est inaccessible, trop onéreuse ? L’assurance est mutualisée entre tous. Les travaux sont garantis. Le client et l’artisan rassurés».
Egalement présente, Chrystel Martin pour Rhizome, l’incubateur de projet ESS en Corrèze. Porté par l’association Airelle, Rhizome met en œuvre son réseau pour faire sortir de terre des projets collectifs. Lancé en février dernier, l’incubateur couve plusieurs initiatives. Pour l’heure, son territoire expérimental est l’agglo de Tulle, la jumelle culturelle de Brive.  En germination, un groupe de parents et d’éducateurs réunis pour la mise en place d’une école hors contrat. «Je suis ici pour faire connaître Rhizome et rencontrer les structures existantes à l’échelle de la Nouvelle Aquitaine. Cela permettra de trouver les coopérations futures pour accompagner les porteurs de projets» motive Chrystel Martin.

Ça va rhizomer !

Sabine Parisot

* Source : Chambre Régionale de L’Économie
Sociale et Solidaire Nouvelle Aquitaine - Panorama - Édition 2018.

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