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Des gilets oranges parmi des jaunes actifs !

Société

Au cinquième jour de mobilisation, le besoin d’organisation semble se faire de plus en plus prégnant au sein de l’élan revendicateur.
Entre les protagonistes du mouvement corrézien quelques dissensions se font sentir. D’un côté Marine, 22 ans, a lancé l’initiative sur Brive, elle gère une page sur les réseaux sociaux et elle est en lien avec «les organisateurs nationaux» qui ne cessent de relayer les informations sur les nouvelles actions à mener : arrêt des blocages des véhicules pour cibler les péages des autoroutes et parkings et rendre leur accès gratuit, investir pacifiquement les sites institutionnels comme les mairies, les conseils départementaux, les préfectures ou les centres de finances publiques. Ce matin, un petit groupe était donc devant celui de Brive, où l’idée d’une pétition pour «la destitution de Macron» a été lancée de façon inopinée. En quelques minutes, les signatures  s’accumulent sur la page blanche. Le parvis des Impôts se fait agora. Discussions et échanges s’établissent autour des situations de chacun et de
l’organisation pour tous. D’autres actions sont menées tout au long de la journée.
Cependant que d’autres, émanant de Colère 19, poursuivaient leur volonté d’investir les nœuds routiers comme le rond-point de Cana, «un point stratégique» selon les dires de l’un d’entre eux. Une divergence flagrante d’intention. Ces Gilets Jaunes-là ont
établi leur campement pendant la nuit de mardi à mercredi. Dès potron-minet, ils s’affairaient avec palettes et troncs d’arbres à construire une cabane destinée à rester debout au moins jusqu’au week-end, date à laquelle Paris est dans la ligne de mire. Les dons affluent de toutes parts. Le trop-plein de nourriture apportée est distribué au Secours Populaire.

Organisation parallèle

«Nous Colère 19, on est juste là pour cadrer légèrement s’il y a des débordements. Après, c’est les citoyens eux-mêmes qui font le blocage, qui viennent tous les jours, qui apportent à manger, qui préparent leur petit endroit pour bloquer et montent la cabane» justifie un membre de Colère 19 arborant un gilet orange. Pourquoi cette couleur ? «C’est pour les
représentants de chez Colère, pour que les gendarmes puissent repérer qui c’est qui gère un peu la structure et les dirigeants de chez Colère» explique-t-il. Christian, 55 ans, se définit comme étant le lien entre les forces de l’ordre et les «Gilets» : «Faut qu’on fasse voir que la Corrèze, la France d’en-bas comme dit Monsieur Macron, on est là. Les «gaulois réfractaires», ils sont ici à Brive». L’allusion aux propos du président prononcés au Danemark en août dernier détermine son opposition à la politique menée par le gouvernement. Si elle est un point partagé par l’ensemble des Gilets Jaunes, reste à trouver le bon ton entre tous pour ne pas se prendre une veste...
A Egletons, pas de blocage. L’ambiance était hier à la discussion et aux échanges avec les automobilistes près du rond-point de l’autoroute. Détendus aussi, les gilets jaunes à Naves étaient une quinzaine à mener un léger barrage filtrant au rond-point menant à l’A89, et le dialogue avec les automobilistes était  convivial.
A Ussel, la ligne de conduite était en revanche résolument plus dure avec des gilets jaunes menant une opération escargot et débloquant le péage.
Les gilets jaunes voient leurs effectifs se réduire progressivement mais le mouvement perdure, même à faible amplitude.
Hier soir à Tulle, une cinquantaine de gilets jaunes ont décidé de bloquer aujourd’hui la mairie de Tulle et la cité administrative.

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