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Marie-Pierre Vieu (PCF) : «Nous voulons affirmer le projet d’une Europe solidaire et écologique»

Politique

Marie-Pierre Vieu, députée PCF européenne sortante, animera samedi à partir de 10h dans la salle Dumazaud, 22 rue de Selves à Brive, un débat au côté de Jean Mouzat, maire communiste de Chanteix, président national du MODEF. Tous deux sont présents sur la liste de Ian Brossat, tête de liste PCF aux prochaines élections européennes au mois de mai prochain.

Vous achevez un mandat d’élue à l'UE. Quelles ont été vos priorités et vos dossiers pendant votre mandature?
Commençons par rappeler que j’étais élue députée européenne à partir de juillet 2017 et n’ai donc effectué qu'un demi-mandat. Pour autant, celui-ci a été bien rempli. J’ai décidé d'emblée de me consacrer aux questions sociales et du travail. Membre de la commission budget et de la commission transports, je n’ai eu de cesse de faire le lien entre mouvements sociaux et échelon européen. J’ai par exemple initié un audit sur les directives de libéralisation de trois services publics qui maillent nos territoires : le rail, l’électricité et La Poste. Cette étude constitue aujourd’hui un point d'appui pour lutter en territoire contre le recul des services publics, la disparition des petites lignes SNCF, la concession des barrages hydroélectriques au privé ou encore le recul de la présence postale dans nos communes.
Je travaille aujourd’hui sur le paquet mobilité pour défendre les conditions de travail et la dignité des routiers, et lutter contre le dumping social. Et enfin, sujet cher à la ruralité, je suis mobilisée sur le budget de la PAC qui fait face à une menace de réduction et pour la sanctuarisation duquel je me bats. Je suis une députée issue d’un petit département, les Hautes-Pyrénées, et je pense que se battre pour préserver le principe d’égalité territoriale est une des grandes questions posées à l’Union européenne, comme le montre l’actualité des gilets jaunes.

La gauche française part divisée à ce scrutin. Pensez-vous qu'un rassemblement des forces à gauche aurait été possible et profitable ? Si oui pourquoi ?
La gauche française part divisée à ce scrutin car elle l'est, sur le fond comme sur la forme. J’ai pour ma part défendu l’objectif d’un rassemblement des forces de gauche cherchant à rompre avec l‘Europe libérale et de la concurrence généralisée. Cela a aussi été le cas de mon parti, le Parti Communiste Français. Reste que cela n-a pas été possible. Aujourd’hui donc mon parti s’est engagé avec une liste de rassemblement porteuse des luttes sociales en cours et conduite par Ian Brossat. Nous voulons dans notre campagne affirmer le projet d'une Europe solidaire et écologique qui s’affranchisse des marchés financiers et porter l’ambition d’un nouveau rassemblement de la gauche de transformation. C’est dans ce sens que nous nous engageons, avec l’ambition de faire élire un maximum de députés européens.

Beaucoup de partis comme le RN en France font de cette élection une affaire de politique intérieure plutôt qu’européenne. Que dites-vous de cette stratégie ? Cette élection pourrait ressembler une nouvelle fois à  un vote sanction, du contre plutôt que du «pour»... une opposition entre forces de progrès versus populistes. Qu’en pensez vous?
L’élection sera nécessairement une élection européenne à forte dimension nationale. D’une part, parce que l’Europe se construit tant par l’action des gouvernements nationaux qu’à l’échelon supranational, au Parlement européen. Macron lui-même a décidé d’incarner la relance austéritaire et libérale de la construction européenne, il s’agit donc de lui répondre. Il y a besoin d’un vrai débat public dans cette élection, car l’Europe actuelle est à bout de souffle. Elle produit trop de pauvreté et d’inégalités. En mai, nous aurons à nous prononcer entre trois options : soit continuer dans l’Europe des marchés financiers (c'est l’option Macron), soit se replier dans une dimension nationaliste voire raciste (c’est l’option Le Pen), soit enfin refonder un projet d’une Europe des peuples libres, égaux et associés tel que nous le formulons au PCF.

Comment interprétez vous la montée des populismes en Europe et les replis identitaires qui les accompagnent ? L’Europe est souvent montrée comme le bouc émissaire idéal  pour justifier les difficultés que rencontrent les pays. Le fait d’avoir construit l’Europe  sur l’économie avant le social est elle une des explications?
La montée des replis s’appuie sur la fracture sociale qui existe réellement en Europe : 87 millions de pauvres, de grands pays tels l’Allemagne avec 26% de
précaires énergétiques, des pays tels la Pologne aux salaires très bas... Par ailleurs, l’absence d’un véritable horizon transformateur alimente ce mouvement. Le sentiment d’une victoire de la finance en Europe pèse lourdement sur les consciences et les politiques menées dans les 27 pays membres de l’UE n'y sont pas pour rien.
Plutôt qu’une Europe construite sur l’économie avant le social, le problème est celui de la construction d’une Europe austéritaire. C’est d’ailleurs pourquoi je me bats pour modifier les traités européens actuels qui ossifie cette construction. Je suis donc pro-Européenne mais il est urgent de construire l’Europe des gens.

Quelles idées fortes sont portées par la tête de liste Ian Brossat ?
La question de la redistribution des richesses et d’une justice fiscale est centrale pour développer les législations sociales, faire face aux défis climatiques, construire la paix et être une terre d’accueil. Avec les 1.000 milliards et une autre utilisation de la BCE, c’est possible. De plus, nous voulons développer les services publics de proximité en les sortant du droit européen de la concurrence et s’attaquer à la sacro-sainte règle des 3%. Enfin, nous militons pour un droit européen au logement social et à l’alimentation de qualité. Tout ceci requiert évidemment une reprise en main par les citoyens de l’Europe, en donnant plus de poids au Parlement par rapport à la Commission, plus de poids aux citoyens, aux ONG et aux syndicats face à celui des lobbies.

Comment se déroule votre campagne? On a l’impression qu’elle n'a pas encore pris toute sa place dans le débat public?
C’est complètement vrai, d’autant que les médias laissent peu de place à un vrai débat public sur l’Europe. Trop souvent, elle est traitée par le petit bout de la
lorgnette. Avec les premiers événements publics au cours desquels je rends compte de mon action d’élue, montrant l’utilité du mandat, je tente d’élargir les
perspectives. Les prochains jours vont permettre à notre liste toute entière de battre la campagne. C’est aussi le sens de ma présence avec Jean Mouzat samedi à Brive. Je souhaite vous y voir nombreux !

Propos recueillis par Serge Hulpusch


A l’issue de la réunion, les cheminots communistes de Brive organisent avec la section de Brive du PCF un repas fraternel au R.E. SNCF au cours duquel les candidats seront disponibles pour échanger. Il est indispensable de se faire inscrire  le nombre de places étant limitées. Contacts : 06.86.81.64.31– 06.26.57.22.01 – 06.71.22.64.94 – 06.22.49.41.65.
 

Lebron XIV 14 Low