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«Là-haut, il n’y a pas de compétition»

Sciences

Aleksandr Victorenko, retraité du corps des cosmonautes russes, est en Corrèze cette semaine, accueilli par l’association Amitié-Droujba19. Il échange avec les scolaires et anime des conférences pour partager sa passion de l’espace.

Il parle de l’espace avec des étoiles dans les yeux et une passion toujours intacte. Aleksandr Victorenko a effectué neuf vols entre 1985 et 1994 à  destination de Saliout puis de la station MIR. Il totalise 489 jours 1 heure et 35 minutes à 400 km de la Terre. «Aujourd’hui je ne peux plus voler, je  suis le plus malheureux des hommes», confie-t-il. «L’espace me manque et les rencontres avec vous me permettent de revivre les moments  passés là-bas», adresse-t-il à sa jeune assistance.
Après Allassac lundi et mardi et une réception à l’hôtel Marbot, l’ancien cosmonaute est intervenu à Tulle hier matin, auprès des étudiants de l’IUT en Hygiène Sécurité Environnement et en Génie Industriel et Maintenance. Il leur a projeté des vidéos d’archive de ses séjours sur Mir, leur a raconté la  vie à bord d’une station spatiale, a répondu à toutes leurs questions pendant 1h30 d’intervention particulièrement passionnante. «On faisait une  heure de sport le matin et une autre heure l’après-midi, c’était obligatoire pour rester en bonne santé. Des cosmonautes qui étaient restés 18 jours  dans l’espace sans bouger sont revenus dans un état critique», explique-t-il, accompagné de sa traductrice. La station était ravitaillée par des vaisseaux cargos.
L’équipage recevait des graines qu’il faisait germer et pousser dans du coton humide. «Nous avions semé de l’ail. Nous étions entourés de  ferrailles et de fils et nous avions envie de voir quelque chose de vivant. Nous l’avons goûté : il n’avait pas la même saveur que sur Terre», sourit  Aleksandr Victorenko. Les moments de convivialité existent en orbite. «Il nous arrivait de jouer, de célébrer nos retrouvailles quand une autre équipe venait nous remplacer». En une journée, la station fait dix-sept fois le tour de la Terre. «Le 1er janvier, on a fait plusieurs fois la fête, c’était amusant !».
S’habituer à l’apesanteur, veiller les uns sur les autres, attacher tous les objets pour éviter de les perdre, se boucher les oreilles pour dormir sans  entendre le bruit des ventilateurs, se laver avec des lingettes... Le cosmonaute a livré ses souvenirs avec moults détails. Il aura effectué en tout six sorties en extérieur pour une durée de 19 heures et 39 minutes, revêtu d’une combinaison de 150 kilos. «On ne sent pas ce poids en apesanteur mais par contre le travail est très pénible car les mouvements ne sont pas souples». Tenu par un câble, évoluant à 50 mètres de la station, il  expérimente le sentiment de liberté et «admire la Terre tout en travaillant». La situation la plus stressante qu’il ait connue s’est déroulée lors de son quatrième vol. «On a eu une coupure de courant et quand cela arrive dans l’espace, les conséquences sont pires que sur Terre. Nous étions six et nous avions envie de vivre. Il nous a fallu une journée pour que tout rentre dans l’ordre».
Aleksandr Victorenko a encouragé les étudiants à vivre leurs rêves. Il a souligné l’importance des relations humaines dans l’espace. «Là haut, il n’y a pas de compétition entre les différentes nations. Chacun est heureux d’aider l’autre et de transmettre son savoir».
Karène Bellina

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