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«L’hôpital entier est malade»

Santé

Comme beaucoup de services d’urgences, celui de l’hôpital de Brive était en grève, hier. Une mobilisation symptomatique d’un malaise et d’un  épuisement qui s’accroît au sein d’un service sous tension sociale et sociétale.

«Tu vas bien ? Evidemment, je suis du bon côté du lit  !». Cette blague qui circule dans les couloirs du centre hospitalier de Brive est particulièrement
révélatrice de la situation qui y règne. Car malgré ce trait d’humour noir, le personnel soignant est tout sauf d’humeur à rire : «ça craque de partout» résume Victor Teixeira, représentant CGT de l’hôpital alors que la mobilisation contre la crise des urgences s’intensifie partout en France.
Hier, la banderole affichée dans le hall des urgences brivistes donnait le ton  : «Personnels en souffrance», «Galère, colère, grève» pouvait-on y lire.
A bout, les personnels ont rejoint le mouvement  car les difficultés sont loin de n’affecter que les hôpitaux parisiens.
«J’étais en quinzaine lorsqu’on m’a rappelée la semaine dernière pour me dire de faire le mardi. Puis une demi-heure plus tard on m’a rappelée  pour m’indiquer que je ne pouvais pas faire autrement et que je devais revenir le mardi, le mercredi et le jeudi» explique une aide-soignante.
Si la situation n’est pas totalement nouvelle, le personnel note qu’elle se détériore encore : «Cela dure depuis le début de l’année. Déjà l’année  dernière c’était pas fameux et ça empire de jour en jour».
A la fatigue s’ajoute autant «le ras-le-bol que l’épuisement».
Seule solution attendue par le personnel : «Il faudrait au moins commencer par remplacer les gens qui ne sont pas là»... Frappée du bon sens, la proposition ne semble pourtant pas être dans les tuyaux : «Une collègue s’en va en juillet. On le sait depuis  février mais elle n’est toujours pas  remplacée ! Au bout d’un moment on ne peut plus continuer comme ça».
Car la souffrance du personnel a forcément des incidences sur les prises en charge des patients.
«On a beaucoup de monde qui arrive aux urgences. Les prises en charge ne peuvent pas être bonnes ! Nous sommes épuisés et comme nous  sommes sans cesse rappelés ça ne va pas s’arranger» complète une autre aide-soignante du service.  
L’alternance du travail est également pointée du doigt par les professionnels : «On peut être de nuit puis repasser de journée dans la même  semaine. Ce qui n’est vraiment pas bon pour les organismes ».
Un ras-le-bol largement partagé par les infirmiers qui connaissent les mêmes difficultés : «On vient systématiquement taper sur ceux qui sont  théoriquement en repos. Mais quand on enchaîne quinze jours de nuit et qu’on nous demande de réattaquer dans la foulée sur une série, alors oui  ça se ressent ! Quand on fait un mois, un mois et demi non stop et qu’on a pas de temps de récupération il y a de quoi être épuisé. Surtout qu’il y a  aussi des journées à rallonge où on se fait 12 heures non-stop avec des fois des prises de repas à 4h30 du matin !» .  
Cette situation inquiétante  ne se cantonne pas au seul service des urgences :  «Nous, nous sommes en difficultés mais c’est l’hôpital entier qui est malade. Nous sommes la porte d’entrée mais derrière c’est l’effet domino» estime l’aide-soignante.
Une aberration pour Victor Teixeira qui ne manque pas  de souligner l’extravagance de la situation : «A l’hôpital, la fonction publique est donc la  première à ne pas respecter la réglementation du temps de travail ». Un comble qui ne fait vraiment plus rire les hospitaliers...
A Tulle, hier en début d’après-midi  à l’appel de la CGT, une poignée de personnel a débrayé : «Les urgences sont la partie visible de l’iceberg.
Malheureusement dans les services, c’est la course avec de moins en moins de personnel, des services regroupés, des lits supprimés. Sur trois  ans, on a vu le non remplacement d’une centaine d’agents en moins pour le même travail» dénonce Laetitia Bourdet, secrétaire du syndicat CGT Santé au centre hospitalier de Tulle. Une structure où le cumul des heures sup représente 44 ETP !

Mathieu Andreau et Serge Hulpusch