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A Gignac (46), Ecaussystème fait le plein d’énergie

Culture

La 17e édition du festival indépendant, éco-citoyen et solidaire L’Ecaussystème de Gignac (46) a débuté vendredi soir avec une programmation reggae, electro et ska. Samedi, la plaine du Touron se l’est joué pop rock. Résumé de ces deux jours.

Depuis 17 ans maintenant, la petite commune de Gignac dans le Lot vit chaque été le temps d’un week-end,au rythme du festival L’Ecaussystème. Vendredi soir, ce sont environ 10.000 festivaliers qui ont envahi la plaine du Touron. De mémoire d’organisateur, c’est une fréquentation jamais vue pour une soirée inaugurale. Il faut dire que la programmation est alléchante.
Afin de faire monter un peu plus la température en ce lendemain de canicule, le groupe de reggae français Ryon est le premier à s’élancer sur scène. Vainqueurs du tremplin découverte «Les Détours de l’Ecaussystème» l’an dernier, les cinq musiciens originaires du Sud-Ouest font bouger le public avec leurs textes poétiques et militants sur l’écologie, le droit à la différence et la défense des opprimés. «La musique, on la fait pour le partage mais aussi pour le message», lance le chanteur avant d’entamer le titre «Combien» évoquant le conflit israélo-palestinien.
Après ce set engagé mais non moins rafraîchissant, les allemands de Meute créent la surprise avec leur fanfare electro. Composé de onze musiciens, cet ensemble de cuivres et de percussions fait chavirer le public avec des reprises  de morceaux techno cultes tels que «You & Me» de Disclosure ou «The Man With the Red Face» de Laurent Garnier. L’ambiance est alors à son comble et les stéphanois de Dub Inc n’ont plus qu’à entrer en piste.
Présent pour la troisième fois à Gignac, le groupe sait comment faire bouger les festivaliers avec ses tubes  «Rudeboy», «On est ensemble» ou encore «Tout ce qu’ils veulent» alliant reggae, dancehall et musique kabyle notamment.
Mais les plus attendus de cette soirée restent les espagnols de Ska-P. Absents depuis leur dernière tournée européenne en 2014, le groupe madrilène de ska-punk signe un retour gagnant et explosif dans le Lot. Leurs morceaux phares dont le mondialement célèbre «Cannabis» et son refrain «Lega-legalización», n’ont pas perdu de leur superbe et continuent de déchaîner les foules.
Et c’est au duo Jahneration que revient le droit de conclure cette première soirée avec un show solaire naviguant entre reggae et Hip-Hop.
Samedi, une invitée surprise dont on se serait bien passé fait son appartion : la pluie. Exit donc les costumes estivaux et farfelus pour les 11.000 festivaliers présents. Place aux bottes en caoutchouc, K-Way et autres capes de pluie flashy. Même si le temps fait grise mine, l’ambiance, elle, est toujours au rendez-vous. Dans un premier temps, la sublime Flavia Coelho amène toute la chaleur de son Brésil natal dans un set aux rythmes entraînants et sensuels largement ovationné par le public.
Ce beau rayon de soleil musical dans la grisaille lotoise se poursuit avec la venue sur scène de Boulevard des Airs. De «Bruxelles» à «Je me dis que toi aussi» en passant par «Emmène-moi» et la ballade franco-argentine «Cielo-Ciego», tous les titres du groupe sont repris en cœur par un public conquis. Une prestation placée sous le signe du partage et de la douceur.
Autre groupe, autre ambiance avec Skip The Use. Dès son premier morceau, la formation rock menée par le très survolté Mat Bastard - déjà présent en solo l’an dernier - fait monter la pression d’un seul coup. Devenus quasi-hystériques, les spectateurs ne tiennent plus en place et se mettent à sauter dans tous les sens au son de «Ghost», «Cup of Coffee» ou de  «Damn cool». Le chanteur s’amuse de cette exultation collective en proposant un 1.2.3 Soleil géant auquel s’empresse de participer le public massé près de la scène. La liesse atteint son paroxysme lorsque le leader de Skip the Use dévoile leur nouveau morceau intitulé «Marine», dédié à la présidente du Rassemblement National Marine Le Pen. «C’est une chanson qui s’apprécie le doigt levé», lance Mat Bastard sous les vivats de la foule.
Difficile de redescendre après une telle débauche d’énergie surtout lorsque ce sont les très chics écossais de Franz Ferdinand qui débarquent sur le plateau de la prairie du Touron. Avec leur rock So British digne des Beatles, ils livrent un show euphorisant parfait pour introduire celui de L’Entourloop. Ce collectif entraîné par Sir James et King Johnny offre un son survitaminé fusionnant reggae et Hip-Hop. Une dernière dose de bonne humeur et d’énergie pour des festivaliers déjà bien gâtés.

Claire Mouzac