Un système de santé malade

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Hier à Tulle, plusieurs actions ont marqué la journée nationale menée par le syndicat CGT pour dire stop à la casse de l’hôpital et de services publics. A Ussel, le projet de restructuration du centre hospitalier a fait l’unanimité contre la direction. Explications.

A Tulle dans la matinée, les militants ont distribué des tracts sur le marché et devant le centre hospitalier : Notre système de santé est à bout de souffle. On s’adresse à la population car à un moment donné, il va falloir que les citoyens soient avec nous pour maintenir des établissements hospitaliers de qualité car on est en train de tout casser avec des budgets et des tarifications à l’acte qui ne correspondent plus du tout à la réalité» dénonce Jean-Claude Bassaler, membre de   l’USD et USR CGT Corrèze.

Un cas d’école mis en pratique dans l’après-midi à Ussel. La direction a concocté  un projet «non détaillé» de restructuration qui verrait la fermeture d’environ sept lits et autant de postes. A l’appel de l’intersyndicale  CFDT-CGT-FO,  plus de 150 personnes rassemblées devant le centre hospitalier personnel de santé, technique, élus, usagers, membre du PCF, gilets jaunes... ont dit leur opposition au projet : «C’est un service qui accueillait des patients dépendant du service de cancérologie, et qui dispensait des soins palliatifs. Il n’a pas de médecin attitré et on a recours à des intérimaires remplaçants. L’établissement est en déficit. C’est pour faire des économies que ce service ferme justifie la direction» explique Dominique Fiancette,
infirmière déléguée CFDT.

Ce service devrait fusionner avec le service 2 de médecine polyvalent. Le service de court séjour gériatrique devrait prendre place dans ce service 1 à qui on  reprochait une durée moyenne de séjour trop importante : «Un établissement de la taille d’Ussel financé avec la T2A, la tarification à l’acte, c’est une hérésie complète. On a une population qui a besoin de soins particuliers qui ne rapportent pas d’argent. L’hôpital public est là pour accueillir tout le monde. Le privé choisit, nous pas» déplore Marcelle Leroy, diététicienne, déléguée CGT.

Un système économique aberrant qui voit  le tarif de la T2A baisser pour cause  de  dépenses de santé limitées et de courses à l’activité comme à l'échalote !

Serge Hulpusch
 

Manifestation au centre hospitalier d'Ussel