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Numérique : la Dordogne n’a pas à rougir

Chambre de commerce et d'inductrie

Dernièrement la Chambre de commerce et d’industrie organisait son premier salon du numérique auquel une trentaine de professionnels ont participé couvrant tous les domaines de ce secteur à l’image d’Ircf basée à Marsac.

Entreprise pionnière en Dordogne installée en 1999, IRCF a débuté avec la création d’Akiway qui était à l’origine un portail régional d’information, « dans lequel on trouvait des annonces de concerts, de sorties, de spectacles ainsi qu’un annuaire d’entreprises et des sites vitrines de nos clients », explique Laurent Bautista. L’entreprise comptait alors quatre salariés, « et petit à petit nous avons un peu délaissé Akiway au profit du développement de nos services aux entreprises avec le développement de site internet notamment ce qui était plus rentable pour la société. Akiway demandait beaucoup de temps et de ressources et il a fallu faire un choix ». Aujourd’hui, l’entreprise compte dix salariés dont cinq personnes dédiées au développement, un comunity manager, deux commerciaux et deux postes techniques dont le gérant Olivier Bautista pour les infrastructures et les serveurs. Elle propose un service de A à Z pour les entreprises, de la création du site, à l’hébergement, au nom de domaine et à la maintenance du site. « Le but étant que le client n’ait qu’un seul interlocuteur et n’ait pas à naviguer entre créateur, hébergeur etc ». L’entreprise héberge aujourd’hui plus de 400 sites, « dont 20 à 25 % sont très actifs avec des mises à jour régulières et qui passent au responsive ou au SSL, qui font évoluer leur site. Et nous avons de nouveaux clients chaque jour. On se rend compte que les gens ont de plus en plus besoin d’outils. Même si le site traditionnel existe toujours, aujourd’hui, ce n’est que le minimum vital. Maintenant on évolue vers des outils ou des services comme le e-commerce, le service client en ligne, l’intranet et l’extranet puisque nous installons aussi les réseaux et les outils de commande en ligne. Nous avons beaucoup de clients qui ne travaillaient qu’avec des revendeurs professionnels et qui se sont rendus compte que c’était aussi important que leurs clients puissent aussi commander directement sur leur site ». Et preuve que la Dordogne vit avec son temps, si les premières années l’entreprise a dû aller chercher des clients dans les départements limitrophes, elle se recentre aujourd’hui sur la Dordogne, « car il y a vraiment des besoins, même si on continue à travailler avec les autres départements. Mais on souhaite privilégier le local ». L’entreprise dépasse aussi les frontières hexagonales, « nous développons des modules qui peuvent se greffer sur des applications et nous essayons de développer leur vente en ligne. Le métier évolue et nous avons la chance d’avoir deux ingénieurs. Car aujourd’hui faire son site vitrine est envisageable pour quelqu’un qui se forme un peu ». Et la Dordogne suit le mouvement, « je ne pense pas que l’on soit en retard même si tout le monde n’est pas sensible au numérique. Une entreprise sur deux est équipée d’un site. Et ce n’est pas juste un simple gadget comme il y a quelques années. En revanche on reste en retard sur la fibre et les connexions internet. Nous avons des clients en Bergeracois qui ont beaucoup de difficulté, mais je pense que c’est aussi une question de taille et de géographie du territoire ».

Un axe majeur de la modernisation de la CCI
Ce premier salon du numérique est pour le président Christophe Fauvel, « le premier axe de la modernisation de la Chambre qui a démarré l’an dernier. Ce salon était l’occasion de rassembler tous ces acteurs du numérique et de les fédérer. Ils existent et souvent les entreprises vont chercher en dehors du département des services sans connaître tout ce qui se fait ici ». Les acteurs du numérique du département ont donc été référencés par la CCI et regroupés au sein de Performance numérique, une plateforme qui permettra « que chaque entreprise qui se pose une question puisse le faire et se mettre en synergie avec les acteurs du numérique », précise Christophe Fauvel. Et la CCI veut « montrer la voie aux entreprises en faisant autant voir mieux que les autres Chambres de la Nouvelle-Aquitaine et en rendant notre outil numérique plus performant ». Avec la baisse des dotations la CCI veut aussi prendre le virage de la collecte de données comme l’explique Michel Parinet, vice-président en Chambre à la transformation numérique. « Nous avons des données plus subjectives qu’objectives sur les entreprises et que nous sommes les seuls à posséder. Il en va donc de la survie de la Chambre que de savoir les vendre. Notre objectif est donc d’avoir environ 90 % d’entreprises référencées. Aujourd’hui nous sommes dans la phase de déploiement de la plateforme mais il faut arriver à générer le flux et le business. Il faut qu’une entreprise ayant un besoin ait le réflexe de se rendre sur la plateforme ». Et il reste encore du pain sur la planche pour faire connaître cet outil et collecter davantage de données pour Samuel Coste en charge de la mission Performance numérique puisque sur « sur 18 000 entreprises dans notre fichier nous n’avons que 9 000 adresses mail dans la base ».