Fil info
19:43Sainte-Orse : Une découverte sportives des sentiers et des bories -> https://t.co/vfA6wElVJb
19:40Dordogne : De l’ombre qui produit de l’électricité -> https://t.co/cQsXKDom8r
18:16Coulounieix-Chamiers : Quatre mois de travaux en vue -> https://t.co/9DxT4NVa43
18:13Beynac-et-Cazenac : Le chantier du contournement ouvert à la visite -> https://t.co/1mo9f1CLSt
18:07Douadic : Un hommage solennel rendu aux déportés -> https://t.co/gg1MPDzyaL
18:03Indre : Retour en images sur le Festival international des sports extrêmes -> https://t.co/4nwa33KUXh
17:54Châteauroux : Un air de guinguette pour les résidents des Rives de l’Indre -> https://t.co/6E2VQAyolz

Une maison pour la famille du Bio

AgroBio Périgord

Mardi à Coursac l’association AgroBio Périgord inaugurait ses nouveaux locaux, et assistait à la remise de décoration à son directeur, Emmanuel Marseille, qui va quitter la structure où il était entré en 1994 pour tenter une nouvelle aventure professionnelle.

L’inauguration de ces locaux, situés impasse du Cerf à Coursac, a permis de démontrer le dynamisme d’AgroBio Périgord.
Preuve de l’importance de ce moment pour cette filière, le président de la Fédération nationale de l’agriculture biologique (Fnab), Guillaume Riou, était présent aux côtés de nombreux membres de l’association, des deux « co-locataires » que sont Pays en graines et le collectif Les pieds dans le plat, et des institutionnels, Germinal Peiro, président du conseil départemental, Pascal Protano, maire de Coursac, Jérôme Orvain, délégué à l’agroécologie et à l’agriculture biologique au conseil régional, et Alain Buffière pour le Grand-Périgueux. Si l’association a choisi de quitter ses anciens locaux, c’est qu’ils étaient devenus trop exigus pour contenir tous les projets et actions développés par AgroBio, et Emmanuel Marseille remarquait avec le sourire que, déjà, il faudrait pousser les murs de ces locaux, et espérait que le Département allait les suivre dans ce nouveau projet. « Les demandes s’accentuent » confiait-il, « et nous devons faire face à une grande diversité des missions, avec l’agroforesterie, la biodiversité, le lien entre tout ça et la mise en réseau de tous les acteurs ». Les co-présidents d’AgroBio Périgord, Nathalie Verdier et Guy Forest, soulignaient à deux voix l’implication des collectivités, Département en tête mais aussi le Grand-Périgueux, la Région et la municipalité de Coursac, qui leur a permis de mener à bien ce projet et de se rendre acquéreur de l’ancienne conserverie de la famille Julian, laquelle a aussi été remerciée pour sa patience, le montage de l’opération ayant demandé du temps. Le conseil départemental intervient, par le biais d’une convention annuelle que les responsables d’AgroBio aimeraient voir devenir pluri-annuelle afin d’avoir une meilleure visibilité à long terme, en particulier sur le fonctionnement, la Nouvelle-Aquitaine a fait le choix de se substituer à l’Europe « pour maintenir les aides bio aux paysans jusqu’en 2020 » précisait Guy Forest, l’agglomération est intervenue dans l’aide à l’acquisition, la municipalité de Coursac également, et Pascal Protano indiquait sa satisfaction de voir l’association s’installer sur sa commune, « rurale, qui a encore des agriculteurs, et qui tient à les garder », en précisant que la salle qui avait été mise à sa disposition en attendant que ses locaux soient opérationnels, « est toujours à votre disposition ». Le Département soutient aussi le bio dans la restauration collective, ce qui faisait dire à Nathalie Verdier qu’il est agréable, « de vivre dans un département qui montre des signes clairs d’orientation politique favorable à la bio, et une dynamique d’actions qui va dans ce sens. En outre, les projets se multiplient, et nous ne sommes plus seuls dans notre combat  ». Guillaume Riou trouvait pour sa part qu’il était remarquable  « dans ce département, que le groupement d’agriculteurs bio (Gab) achète son local. C’est un fait exceptionnel pour les Gab, qui dénote une forme de confiance en l’avenir ».

 900 000 euros
C’est le budget annuel de l’association, qui regroupe 600 producteurs et emploie 15 salariés. Le coût total du bâtiment et des aménagements s’élève à 280 000 euros, dont 51 000 euros de subventions, et un prêt de 230 000 euros. Le Département a octroyé en 2018 une subvention de 75 000 euros, 50 000 pour le financement des actions et le fonctionnement, et 25 000 euros pour l’investissement.

Le mérite agricole pour E. Marseille
Né en 1972 à Marenne, Emmanuel Marseille a passé un Brevet de technicien agricole au lycée agricole de Saintes, puis un Bts à celui de Coulounieix-Chamiers. Durant ses études, il a effectué des stages dans des exploitations d’agricultures intensive. En 1994; étant objecteur de conscience, il est entré à AgroBio, qui s’appelait alors l’Adap pour un contrat de 20 mois, et en 1996 était embauché dans la structure, dont il est devenu directeur en 1998. « Les projets et les adhérents se sont multipliés » indiquait Germinal Peiro avant d’accrocher la médaille du Mérite agricole au plastron d’Emmanuel Marseille. « En 25 ans, vous êtes passés de 60 producteurs à 900, et de un à quinze salariés ».

 

nike air max 2019 size