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Vers la renaissance d'un monument

Patrimoine

«Parce que le spectacle commence par le lieu», slogan de l’association Masquarades, plusieurs Creusois se sont associés pour remettre en scène le théâtre de Guéret.

L’édifice a une histoire, une architecture, une âme dévouée à la culture. Le potentiel, fabuleux et inestimable, pourrait permettre d’accueillir des événements culturels, notamment théâtraux. Seule om-bre et de taille, le théâtre est en sommeil depuis le 31 décembre 1983.

Une soixantaine de personnes ont décidé de ramener le monument à la vie en créant l’association «Masquarades». Ensemble, ils œuvrent pour la sauvegarde, la restauration et l’exploitation du théâtre à l’italienne de Guéret. En faisant valoir des atouts depuis trop longtemps cachés à tous : «C’est un théâtre à l’italienne. La salle de 300 places a une architecture en fer à cheval, deux balcons, une fosse d’orchestre, un parterre, une scène avec son cadre et le lambrequin fleuris, d’origine. La particularité de la scène à l’italienne, c’est la proximité du public et de la scène. On entend les acteurs respirer. La communion en-tre tous les acteurs est très intéressante», analyse Séverine Pateyron, présidente de Masquarades.

Pour le moment, l’association négocie avec la mairie l’exploitation du bâtiment : «On voit pour avoir le soutien administratif, matériel de la ville, pour qu’elle nous donne le droit de faire des travaux». Un travail de longue haleine pourrait alors débuter : «On va mettre quelques années à restaurer le théâtre, dans le respect du passé et de l’architecture», visualise la présidente de l’association.

Construit en 1837, le théâtre occupe la place de l’ancienne chapelle de la Confrérie des Pénitents Blancs. En 1928, le théâtre est rénové une première fois. Il devient en 1932 une salle de cinéma avant de fermer, cinquante ans plus tard. Aujourd’hui, l’ossature intérieure de l’édifice fait toujours rêver. Mais force est de constater que le poids d’années de renfermement et d’abandon l’a dégradé. Près de 3,5 millions d’euros seraient nécessaires à la réhabilitation du bâtiment.

Pour Séverine Pateyron, attachée depuis toute petite au lieu, le jeu en vaut la chandelle : «Beaucoup de gens nous disent qu’il manque une telle salle et qu’il faut rouvrir le théâtre».

Pour que le rêve se réalise, l’association fait appel à toutes les bonnes volontés : à celles, nostalgiques, qui sont allées un jour voir un film dans le bâtiment ; ou bien  à celles qui regrettent de ne pas avoir connu ces moments et qui s’imaginent vivre une pièce de théâtre à l’intérieur d’un tel édifice.

En 1993, une autre association avait tenté de faire revivre le théâ-tre de Guéret : «Le manteau d’Arlequin». 10 ans d’efforts ont permis la réhabilitation du toit. Aujourd’hui, une nouvelle équipe s’est retroussée les manches. Avec la simple envie de vivre ou revivre des moments particuliers : «Etre dans un lieu comme ça, c’est ressentir une émotion forte. Avant même que le spectacle ne commence, on se sent bien», s’émeut déjà Georges Wingel, adhérent de l’association.

Contacter l’association Masquarades au 06.21.77.21.53 ou via masquarades.asso@hotmail.com. L’association recherche des financements privés comme publics.


  • 3,5

C’est en millions d’euros, la somme nécessaire à la réhabilitation du théâtre. De ce fait, «Toute adhésion ou don est important», souligne Séverine Pateyron. En France, on compte environ 170 théâtres à l’italienne. Celui de Guéret fait partie des 8 datant de la 1ère moitié du XIXe siècle.

  • Des pièces classiques aux troupes amateurs

«Ce site n’a rien à voir avec un cinéma. Dans un théâtre, les gens veulent du théâtre !», assure Séverine Pateyron. Le projet de programmation a été fait en consultant la population. Dans la plus pure tradition, il sera proposé des pièces classiques (Molière, Racine...), des pièces de boulevard (Labiche, Feydeau...), des opérettes (Offenbach, Scotto...).

L’association souhaite que les troupes amateurs de la région trouvent leur place au théâtre de Guéret, tout comme les spectacles pour enfants (spectacles musicaux, de théâtre, de marionnettes...).