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Une carte scolaire encore rejetée

Education

Après le feu de palettes des salariés de GM&S Industry en fin de matinée, casseroles, sifflets et autres cris des parents d’élèves, des enfants ont retenti l’après-midi sous les fenêtres de la préfecture. Si certaines communes avaient récupéré leur «poste», d’autres non  mais par solidarité, 350 personnes étaient  de nouveau mobilisées pour dire non à la carte scolaire, même version 2.
Ce n’est peut être pas tant la fermeture des classes qui les a amené à se mobiliser encore une fois en nombre mais bien la spécificité d’un territoire comme la Creuse.  «On a gagné une classe mais cela ne veut pas dire grand chose, admet Jacques Longchambon, maire de Crocq qui dans la première mouture perdait une classe. Ma conviction c’est de résister, l’éducation nationale doit être prioritaire». Gilles Gaudon, le maire de Chéniers est venu avec 25 administrés à Guéret même si lui aussi a «regagné» son poste : «On a gagné une petite bataille mais pas la grande. On prêche pour les zones rurales et la Creuse. On nous parle aménagement du territoire et on supprime les services de proximité». De son côté, Marie-Françoise Ventenat, maire de Mérinchal est encore remontée, l’école perd son poste au profit d’une brigade de remplacement et si elle pouvait espérer un changement de dernière minute en CDEN, il n’en a rien été. «On ne comprend pas tout, on a des perspectives de développement avec une entreprise, on a une politique de logement...», explicite-t-elle. L’édile aurait compris le rapprochement entre l’école maternelle et l’école élémentaire mais «que le couperet tombe comme cela», elle ne le supporte pas surtout qu’en plus la communauté de communes s’est lancée dans une réflexion  sur cette compétence école. Elle aurait aimé du temps. A grands coups de sifflets et de casseroles, les parents d’élèves, les enfants veulent être écoutés et crient «Touche pas à nos écoles».
En préfecture, dans la salle Erignac, les membres du CDEN abordent cette carte scolaire pendant plus de trois heures trente... Une réunion «tonique», dixit la DASEN. «Chacun s’exprime». Au final, rien n’a bougé. La DASEN ne reviendra pas sur sa deuxième mouture présenté la veille en comité technique spécial départemental (CTSD) avec 9 fermetures pour 8,75 ouvertures. «L’opération carte scolaire s’est faite à enveloppe constante, rappelle-t-elle. On pouvait ne rien toucher mais j’ai tiré des leçons, la brigade de remplacement n’est pas suffisamment épaisse. Il fallait plus de postes pour répondre à toutes les demandes fort justifiées des parents, des élus et j’avais la volonté de garder les 153 écoles. Toutes les écoles survivent. Je ne suis pas l’ennemie de l'école», avoue-t-elle.
Passer de 20 à 9 fermetures n’est-ce pas étonnant ? «Il y a eu de l’émoi, de l’émotion, ça créé de l’incompréhension. J’ai une volonté de protéger l’école en milieu rural», note-t-elle précisant que ces dernières vont rester en veille. «Il fallait le faire», ajoute la DASEN.
Mais qu’en sera-t-il des remplacements l’an prochain ? «J’ai créé 6 brigades pour que personne n’ai rien  à craindre. Finalement cette année nous avons géré», souligne-t-elle.
Quant au mouvement de grève chez les enseignants, il a été bien suivi pour le SNUipp-FSU 23 qui avance les chiffres de près de 70% de grévistes et la moitié des écoles restées fermées hier. La DASEN n’a pas voulu communiquer sur ces chiffres pour «ne pas créer plus de tension.»

"On veut garder notre classe !" - Mobilisation de Châtelus-Malvaleix (23)

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