Bref espoir ou morceau d'histoire ?

Réunion publique de soutien à la candidature de J.-L. Mélanchon du PCF

Il y a ceux qui sont fixés. Ceux-là, pour les uns, savent qu’ils voteront et pour qui, pour les autres, savent qu’ils ne voteront pas et pourquoi. Et puis il y a ceux qui naviguent à vue. Ils iront probablement voter mais ils iront avec autant d’entrain qu’un chien traîné les fesses au sol jusqu’au cabinet du vétérinaire. Au bout de la laisse, la peur des lendemains de merde et un vote de dépit... Mobilisé jusqu’au dernier jour, le PCF 23, soutien de Jean-Luc Mélenchon, et alchimiste à ses heures, affirmait mercredi sa volonté de transformer la peur en espoir.
En effet, la fédération creusoise du PCF par l’intermédiaire des candidats aux législatives Olivia Bertrandie et de Claude Guerrier, ne se focalisait lors de la réunion publique de soutien à la candidature de Mélenchon pas tant sur la peur qui amène au choix du moins pire que sur l’espoir à l’origine d’un vrai vote d’adhésion... Il s’agissait alors de galvaniser les troupes, rassembler la famille communiste traditionnelle autant que de faire flancher les indécis voir les forces de gauches dont regorgent les abstentionnistes.
« Beaucoup de camarades déçus par la cohabitation, l’exercice incomplet, et ne veulent plus s’investir. Ce sont eux qui ont les clés », explique Claude Guerrier qui souligne la proximité du programme de Mélenchon et les idées portées par le PCF et le travail commun entamé en 2012 sur le programme l’humain d’abord...
Mais c’est surtout, pour Claude Guerrier, qui reste sur la ligne Pierre Laurent, le rassemblement forces populaires au maximum qui est visé : « J’insiste sur le rassemblement des forces populaires, le peuple choisit indépendamment de ce qu’on peut lui dicter, on l’a vu avec les primaires de droite, on l’a vu au PS, on se rend compte qu’il y a une vraie volonté populaire. »
Ce qui pourrait mobiliser ces derniers, pour Olivia Bertrandie et de Claude Guerrier, l’espoir que soulève Jean-Luc Mélenchon. Il faut dire que l’espoir, en Creuse on en a besoin... Et on a besoin aussi de services publics (1), d’hôpitaux, de transports, d’emplois, de petits commerces etc. « La Creuse, deuxième département le plus pauvre de France qui subit influence de la libéralisation de plein fouet »,  explique  Olivia Bertrandie qui rajoute. « Aujourd’hui, quelque chose est possible. Les gens se sont mobilisés pour établir un programme, la France en commun. Il y a une énergie, une richesse de propositions qui peut nous faire croire qu’on peut se dégager des logiques comptable.  Il  y a un espoir le 23 avril. »
Mais tout ne s’arrêtera pas le 23 avril ou encore le 7 mai... Une au-tre bataille est prévue pour juin pour laquelle le PCF part avec un petit handicap : « C’est vrai que  dans le cadre des présidentielles, on est un peu absent. LO a du temps de parole, le NPA a du temps de parole et nous, au PC, on n’en a pas », reconnaît Claude Guerrier. « Mais en même temps, on ne pouvait pas se disperser plus, pour qu’il y ait un candidat de rupture. C’est agir sur l’histoire »

(1) Un secteur qui comme le rappelle Olivia Bertrandie représente 40% des emplois du département, contre 20% au national. « Quand on entend des candidats qui disent vouloir en supprimer 20.000, 50.000 ou 500.000... On n’a pas conscience de ce que ça représente. »

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