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Les métallos CGT ont plusieurs fers au feu

Syndicat

A l’heure des négociations pour une convention collective unique pour l’ensemble des métiers de la métallurgie, l’USTM CGT de la Creuse et de la Haute-Vienne tenait jeudi son congrès à Rilhac-Rancon.
Pour David Le Faucheur, secrétaire général de l’organisation, la rédaction du projet d’accord est l’occasion de débats avec les représentants patronaux, notamment sur «le temps de travail, les classifications mais aussi sur les grilles de salaires et les primes.» Autant de points également évoqués il y a quelques jours lors des assises nationales organisées à Montreuil où est ressortie la nécessité de la construction du rapport de forces. Favorable au principe d’une convention unique, la CGT veut obtenir un document de référence de haut niveau.
Autre sujet sur la table du congrès, celui de l’usine du futur et de la robotisation. «Dans ce cadre là, il y a des financements publics mais on ne sait pas où ça va. Dans la modernisation des entreprises ? Dans des plans de licenciements ? Il y a là une grande opacité», regrette Bruno Dénichou, secrétaire adjoint de l’USTM CGT. Attentive à des robots qui allègent les charges de travail les plus pénibles, la CGT veut également l’être quant aux conséquences sur l’emploi. «Si l’emploi est plus qualifié, la formation doit aller dans ce sens pour accompagner des travailleurs qui prouvent par ailleurs qu’ils parviennent à se qualifier au quotidien.» Pas besoin de les remplacer par un personnel surqualifié mais simplement de reconnaître l’expérience accumulée au fil des années.
A l’heure de la désindustrialisation du pays, l’USTM CGT est en ou-tre capable de mettre des propositions sur la table. Que ce soit dans l’hydroélectrique avec le barrage de Redenat ou pour les draisines nécessaires à la SNCF et pour lesquelles Texelis à Limoges pourrait potentiellement se positionner, l’organisation syndicale défriche des terrains de développement. «Attention, nous ne sommes pas les VRP des patrons, souligne Bruno Dénichou. Mais nous sommes en capacité d’explorer des pistes qui permettent de développer l’emploi. Mais quand on rebat les oreilles avec le bilan carbone, on se dit que la proximité de la fabrication ce n’est pas un argument neutre.»
D’autant que dans la métallurgie française, on prévoit 2.000 suppressions d’emploi à l’horizon 2022. Face à ce déclin annoncé, l’USTM se mobilise. Bien sûr, avec les GM&S au cœur de l’actualité sociale. Mais aussi avec les grévistes de la faim du CHU. Parce que le privé est étroitement lié au public.

Le nouveau bureau élu jeudi par les congressistes: David Le Faucheur, secrétaire général et Bruno Dénichou, secrétaire adjoint (reconduits), Ghislaine Gougnaud, trésorière, Fabien Mantel, trésorier adjoint. Conformément au souhait de l’USTM CGT, le bureau compte désormais sept membres con-tre onze précédemment.

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