Fil info
18:54Châteauroux : «Qu’on nous redonne des bras !» -> https://t.co/lAulfkh4fd
18:52Indre : 128 bébés décédés à la Martinerie retrouvent un nom -> https://t.co/QlDqPdl95C
17:19 y sera sur le stand arvmc : Les américains à chateauroux 1951-1967 de Mascle https://t.co/WM7iND8iBY

Même question, même réponse

Plénière

Depuis plusieurs mois, le groupe de la gauche du conseil départemental emmené par son président Jean-Luc Léger reproche à la majorité de droite d’avoir assombri la situation pour augmenter les impôts. C’était une nouvelle fois à l’ordre du jour de la séance plénière de ce vendredi où Valérie Simonet a présenté un compte administratif 2016 avec un excédent de 7 millions d’euros.
«Les finances du département vont mieux», se réjouit Valérie Simonet sans pourtant être euphorique. Elle indique qu’il ne faut pas prendre en compte l’excédent global mais l’excédent net qui est d’un peu plus de 4 millions d’euros, tout de même. «Sans la hausse de la fiscalité, l'excédent serait de 132.000 euros», précise-t-elle. Une explication que ne conçoit pas l’opposition. «Avec 7 millions d’euros d’excédent, il n’est plus question de dénoncer la situation catastrophique du Département.  Nous avions dénoncé le discours de la sur-dramatisation. Vous nous avez invité à une pièce en trois actes. Le premier la dramatisation, le deuxième le redressement supposé. A quand le troisième acte sur la distribution du pactole ? s’interroge Jean-Luc Léger. En fin de mandat peut-être ! Spectateurs du spectacle, les Creusois auront du payer un coûteux billet d’entrée : plus de 20 % sur leur part départementale du foncier bâti.»  Pour Franck Foulon, chef du groupe de la majorité, «il n’y a pas de pactole, la situation est rétablie mais pas florissante». La majorité précise qu’elle a retrouvé une capacité de désendettement en deçà du seuil critique (9 ans), une épargne nette positive et la confiance des organismes bancaires est restaurée. Pour Jean-Jacques Lozach, «c’est de la démagogie !» «Sans cette hausse de fiscalité, le conseil départemental serait en insolvabilité, ajoute la présidente. Si vous avez une autre analyse ça m’inquiète un peu». Une «leçon» qui n’a ni plu ni convaincu l’ancien président socialiste du Département. Jean-Luc Léger, lui, ironique, la remercie «de prendre du temps pour expliquer à cette opposition irresponsable et inexpérimentée» mais pour lui les chiffres sont «têtus, c’est un excédent de 7 millions d’euros avec une hausse de la fiscalité». Il se demande une nouvelle fois ce que la majorité veut faire de ce département et si une feuille de route a été dessinée pour ne pas qu’il devienne un guichet distributeur. «Le projet c’est la modernisation du département», rétorque la présidente expliquant que cette hausse de la fiscalité servira aux investissements 2017 notamment au SDIS, pour des travaux aux collèges de La Souterraine et Bourganeuf,  la montée en débit, le réseau routier... A noter que les travaux de la Clide et de la Seiglière se précisent.
Le compte administratif est adopté à la majorité, le groupe de l’opposition votant contre. Il s’abstiendra sur le compte administratif du parc départemental et du laboratoire  d’analyses d’Ajain ainsi que sur les affectations de résultat.
Une chose est sûre, majorité et opposition n’auront jamais la même lecture. Pour cette année, il semble que le débat est clos... Encore que.

Quelques repères

GM&S
Le dossier GM&S était bien évidemment dans toutes les têtes sachant qu’une délégation était reçue à Bercy l’après-midi (voir ci-dessous). Valérie Simonet dans son discours liminaire rappelle que le conseil départemental a été mobilisé et salue «avec le plus grand respect l’engagement, le courage et la dignité des salariés». Deux motions ont été présentées puis rassemblées pour demander à l’unanimité au ministre de l’Economie «de tout mettre en œuvre auprès des constructeurs français afin d’obtenir un carnet de commandes suffisant de nature à garantir la reprise et la pérennité du site».
Politique nationale
Une chose semble être partagée par l’opposition et la majorité, si l’élection à la présidence d’Emmanuel Macron a rebattu les cartes, elle n’a pas supprimé le clivage gauche/droite.
En chiffre
Au compte administratif du budget principal 2016 : dépenses réalisées : 204,5 millions d’e (28,83 millions d’e en investissement, 175,63 millions d’e en fonctionnement). Le reste à charge des trois allocations individuelles de solidarité s’élève en 2016 à 20,5 millions d’euros, à 95 millions d’euros depuis 2012.

 

Ajouter un commentaire

Plain text

  • Aucune balise HTML autorisée.
  • Les adresses de pages web et de courriels sont transformées en liens automatiquement.
  • Les lignes et les paragraphes vont à la ligne automatiquement.
CAPTCHA
Cette question permet de vérifier que le formulaire n'est pas soumis par un robot (spam)
Fill in the blank.