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Trois rassemblements, la même volonté de défendre leurs droits

Social

A La Souterraine, à Aubusson ou à Guéret en milieu d’après-midi, plusieurs centaines de personnes se sont mobilisées pour dire non aux ordonnances et à cette loi travail 2. Trois rassemblements mais une même volonté pour les manifestants de faire plier le gouvernement.
Licenciements facilités, destruction du système solidaire de protection sociale, hausse de la CSG, suppression de 120.000 postes de fonctionnaires sans oublier une petite sortie sur « les fainéants », « les cyniques » et « les extrêmes »... les bonnes raisons ne manquaient pas pour être dans la rue hier. Les Sostraniens en avaient deux de plus : la situation des salariés de GM&S, des «fainéants» qui se battent bec et ongle depuis un an pour pouvoir travailler (lire par ailleurs) et celle de la gare, menacée, devant laquelle le cortège s’est rassemblé avant de se mettre en mouvement.
À la gare de La Souterraine, six emplois d’agents de circulation sont menacés par la télécommande depuis Saint-Sulpice-Laurière. Et comme une menace en cache souvent une autre, les guichets risquent également d’en pâtir d’autant que « la SNCF fait de la concurrence déloyale à ses propres employés en proposant des trains à des tarifs avantageux en ligne mais qu’on ne peut pas acheter au guichet », dénonce, pour les cheminots, Géraldine Toti. « Nous aussi, on ne lâchera rien, on va se battre pour un service public adéquat. »
Dans les rangs aubussonnais, des fonctionnaires territoriaux ou du centre hospitalier d’Aubusson, des retraités et même Michel Moine, maire d’Aubusson «en soutien à l’initiative locale»... «On participe à l’action sur le sud creusois car l’activité industrielle et commerciale n’est pas florissante et il y a une attaque contre les services publics. Il faut faire attention ce territoire, il ne faut pas l’oublier, note Sébastien Naudy de la CGT des territoriaux. Cette attaque contre le code du travail est préoccupante pour le privé mais ça va toucher le public. Il est important en tant que fonctionnaires de se mobiliser», ajoute-t-il vêtu de son affiche de la campagne «fiers d’être fonctionnaires». Magali Bouchet  trésorière de la CGT du Centre hospitalier d’Aubusson est un peu déçue de la mobilisation même si ce n’est pas une réelle surprise. «Je trouve bien dommage que les gens ne se mobilisent pas pour leurs droits. Ils ont le droit de faire grève, après il sera trop tard. Ce n’est pas seulement aux syndiqués de bouger, on a besoin de tout le monde. Ce sont leur avenir, leurs conditions de travail, c’est à eux de se mobiliser».
Une bonne partie des manifestants que ce soit d’Aubusson en opération escargot ou de La Souterraine ont convergé vers Guéret pour le rassemblement de l’après-midi. Au total, ce sont plus de 500 personnes qui ont défilé dans les rues de la ville préfecture et même dans la concession Renault sous l’escorte des policiers de Guéret. Cette fois, pas de CRS. Une forte mobilisation donc. «On voit que les gens sont un peu concernés, Macron, il ne se battra pas pour vous, lance Yann Augras, délégué CGT de GM&S Industry,  Continuez à vous battre ! Nous, nous ne sommes pas morts et même si c’est extrêmement difficile  on ne lâchera rien !»

Les salariés de GM&S toujours mobilisés
Quand les coups de klaxon se font entendre, on sait que les blouses grises ne sont pas loin... et avec elles, l’assurance d’un fort taux de mobilisation. Modèle de ténacité et de dignité, les GM&S ne pouvaient pas ne pas être de la partie, hier, que ce soit à La Souterraine ou Guéret. Alors que les lettres de licenciement devraient arriver la semaine prochaine, les salariés continuent la lutte pour tirer vers le haut le nombre d’emplois repris ainsi que les conditions dans lesquelles devront partir les salariés laissés sur le carreau, qui pour l’heure, restent inacceptables quand elles ne sont pas inexistantes. « À part les annonces, il n’y a rien », résume Vincent Labrousse. Les mesures d’exception du gouvernement ont plus de consistance dans les communiqués de presse que dans la vraie vie... À titre d’exemple, les 5.000€ attribués à chaque salarié au titre de la formation. « Renseignez-vous sur ce que vous pouvez faire comme formation pour 5.000€ », poursuit le responsable CGT. Une formation poids lourd c’est 7.000€, pour un diplôme c’est 15.000, 20.000€ . Et pour nous, ça va être une reconversion complète, il va falloir se réorienter si on veut rester sur le territoire.» Le combat ne s’arrête pas là et les actions se poursuivent. Cet après-midi à 16h30, une délégation de quatre salariés rencontrera François Baroin, président de l'association des maires de France au siège de l’association à Paris. Jeudi, c’est Arno Bertina, tête d’affiche des Rencontres de Chaminadour qui viendra à leur rencontre et après avoir échangé avec les élus sostraniens hier matin, ils ont obtenu une réunion avec tous les élus au centre culturel Yves Furet de La Souterraine jeudi soir à 19 heures. Autre action et plus que symbolique, dans le cadre des Journées du patrimoine ce week-end, les salariés feront visiter leur usine.  « À plusieurs, on se bat mieux que tout seul», conclut Vincent Labrousse.

 

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