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Georges Nigremont, une histoire

Patrimoine

ce mardi après-midi de novembre à Crocq. Le collège Georges Nigremont du nom d’auteur de Léa Pelletier-Vedrine née non loin d’ici à La Villeneuve a reçu la visite de Valérie Simonet, présidente du Conseil départemental pour remettre aux élèves une réédition de son ouvrage qui a reçu le prix Jeunesse 1937 Jeantou, le maçon creusois. Un acte symbolique.
Ce collège «à taille humaine», «le collège d’un pays» comme le décrit le maire de la commune Jacques Longchambon, malgré quelques turbulences, porte depuis une vingtaine d’années le nom de Georges Nigremont, pseudonyme de Léa Pelletier-Vedrine, qui a réalisé plus de 150 écrits. Cette institutrice pédagogue «dont (la) passion pour la transmission demeure, note le principal du collège,  Christophe Burc. Nul autre nom ne pouvait mieux convenir à cet établissement», poursuit-il faisant référence aussi à cette femme libre, indépendante dont l’héritage demeure intacte. «Elle méritait d’avoir un collège à son nom, à nous d’y faire honneur», ajoute-t-il. Les 97 élèves ont rejoint la salle de réfectoire et un par un reçoivent des mains de la présidente cette réédition réalisée par le Conseil départemental pour le 80e anniversaire de l’ouvrage, enrichie de documents uniques et préfacée par Robert Guinot, journaliste. Une réalisation à laquelle le petit-fils de Léa Pelletier-Vedrine, Patrick Cabane, ému aux larmes devant une telle manifestation et sa femme Christiane ne sont pas étrangers. «Il aura de quoi les rendre fiers d’être et d'avoir été élèves à Georges Nigremont», complète le principal.
«Il était important de mettre en lumière cette histoire. L’histoire d’un petit garçon, Jeantou, qui nous fait se pencher sur les difficultés du monde rural et qu’il fallait partir», précise Valérie Simonet qui le sait certains des collégiens devront eux aussi partir mais elle l’espère pour mieux revenir et «construire la Creuse de demain.  Vous emporterez votre terre, votre histoire, vous ne ferez pas n’importe quoi, ça vous aidera à garder un cap».  
Livres à la main, chacun repart en classe ne sachant pas que cet événement les marquera sans aucun doute dans plusieurs années. Pour Patrick Cabane, les émotions sont loin d’être terminées. Dans le hall d’accueil est dévoilé devant les personnalités un portrait de sa grand-mère.
Au Centre de documentation et d'information (CDI) de l’établissement, est présentée l’exposition réalisée l’an dernier par les élèves aujourd’hui en 3e dans le cadre d’une pratique interdisciplinaire. Après avoir lu des extraits de Jeantou, le maçon creusois en français, ils ont travaillé en histoire l’industrie au XIXe siècle. «C’est un bel exemple de l’exode rural», explicite le professeur d’histoire-géographie, Régis Mignaton. Cette année, ils étudieront la terre d’exil qu’est la Creuse notamment lors de la  Seconde Guerre Mondiale avec l’accueil d'enfants juifs. Il faut dire que ce territoire est riche. Pour finir, avec leur professeur d’arts plastiques, ils ont créé des bandes dessinées reprenant les morceaux de vie de Jeantou, son départ, son mariage. Un travail complété par le projet patrimoine réalisé par les élèves de 3e désormais en  2nde avec l’intégration du Lycée des métiers du bâtiment de Felletin qu’ils ont visité et l’association les Maçons de la Creuse. Un travail complet remarqué par l’assistance.

Une exposition marquante
Durant l’été, c’est à Saint-Georges-Nigremont où s’était installé le grand-père maternel de Léa Pelletier-Vedrine dans le village de la Cour où habite toujours Patrick et Christiane Cabane, son petit-fils et sa femme qu’une exposition retraçant une soixantaine d’années de sa vie était présentée. Elle a été réalisée par l’association Lacmé d’Yzeure dans la salle de classe ouverte par l’auteure creusoise. Et quel succès ! Saint-Georges a enregistré 3.000 visiteurs au cours de l’été.

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