Les occupations levées

Education

 
Rien n'a changé mais les parents d’élèves de Crocq en fin de matinée puis ceux de la maternelle Langevin à Guéret en fin d’après-midi comme ceux de Bussière-Dunoise la semaine dernière ont pu donner leurs arguments quant à leur opposition à la fermeture d’une classe dans leur école au directeur académique des services départementaux de l’Education nationale (DASEN). 
Depuis l’annonce de la carte scolaire il y a une petite quinzaine de jours, ils ne décolèrent pas. A Crocq comme à Guéret, l’école perd la 4e classe. Une décision injuste (voir nos précédentes éditions).
A Crocq, les parents attristés mais pas abattus
Pendant un peu plus d’1h30, les parents d’élèves de Crocq ont étayé leurs arguments pour garder des conditions d’apprentissage qu’ils qualifient d’idéales. «Il a écouté nos arguments, tout en discutant avec nous, rapporte Tiffany, présidente de l’Amicale des parents d’élèves (APE) de Crocq. Certes pour lui nos arguments  sont recevables mais il a des choix à faire». Le DASEN l’a réaffirmé il ne reviendra pas sur sa carte même si des ajustements sont possibles en juin. Crocq va perdre sa 4e classe. «Nous sommes attristés», avoue Tiffany sans pour autant être abattue : «On sait que nous avons un DASEN à l’écoute, on ne perd pas espoir pour la rentrée 2019 même si 2018 va être difficile». Les parents qui venaient chaque matin à l’école vérifier les informations vont prendre du recul tout en restant vigilants et attentifs à la situation . «On va dire à notre maire de continuer à faire des investissements pour notre école, l’APE va continuer à investir pour la cour», note-t-elle précisant que le DASEN a assuré qu’il viendra sur le terrain rencontrer la communauté éducative. 
A Langevin, les parents plutôt confiants
Du côté des parents d’élèves de Guéret-Langevin, ils ont fait part des incohérences relevées. Premièrement le nombre d’élèves de 3 ans qui entrent à l’école. Si 30 partent au CP, que 3 feraient leur rentrée en très petite section. La deuxième porte sur le calcul des projections sur les quatre écoles maternelles de la ville. Si Macé et Langevin, les effectifs de petite section correspondant peu ou prou au glissement des élèves de très petite section, à Assolant et Prévert, les effectifs triplent. Troisième incohérence : l’estimation du nombre d’enfants scolarisés en petite section dans les écoles de Guéret à la rentrée de septembre 2018 qui est, selon eux, minorée. Armés de leurs fiches d’inscription, ils ont fait leurs comptes : ils ont enregistré 22 arrivées en très petite section et petite section. Au total, l’école comptabiliserait 86 élèves à la rentrée, 78 si les élèves de moins de 3 ans ne font pas tous leur rentrée au cours de l’année mais c’est loin des 59 prévus par la direction académique. Pour eux, le maintien de la 4e classe est donc nécessaire. C’est ce qu’ils ont demandé au DASEN pendant eux aussi 1h30. «Il a été très à l’écoute, note une des quatre représentantes de parents d’élèves reçues. Il a pris nos arguments en compte. Il n’est pas fermé à ce qu’une erreur ait été commise». S’il n’est pas revenu sur sa carte scolaire, il a indiqué comme aux autres parents que des ajustements seront possibles fin juin et que tout sera réglé début juillet. Même si les parents d’élèves n’ont pas obtenu la réouverture de la 4e classe, les parents sont sortis plutôt «confiants» avec des éléments donnés rassurants. Ils ont donc décidé de lever l’occupation de leur école. 
Pour la FSU, pour cette carte scolaire 2018, rien n’est réglé. «Les inégalités fortes persistent encore entre les écoles, les écoles rurales payent un lourd tribut», note une nouvelle fois le syndicat. Il évoque la situation de remplacement qui se dégrade avec trois fermetures pour deux ouvertures de postes de remplaçants. Sur le pôle ressources du DASEN la FSU reste sur sa  faim. La FSU 23 n’oublie pas le 2nd degré et espère la scolarisation d’élèves du collège de Giat qui fermera à l’entrée à celui de Crocq. Pour elle, la situation du collège Nadaud avec la suppression d’une 6e et d’une 5e pose problème notamment avec des classes à 29 quant aux conditions d’apprentissage. A Marouzeau, la «situation n’est guère plus enviable», poursuit-elle avec une généralisation des effectifs de 30. La FSU indique qu’elle mettra «tout en  œuvre pour que ces situations trouvent une issue favorable pour les usagers et personnels du département». 

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